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Mamuka Gorgodze totalement impressionné par Mikheili Shioshvili

Mamuka Gorgodze totalement impressionné par Mikheili Shioshvili

Le samedi 9 mai 2026 à 10:35 par David Demri

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À 19 ans, Mikheïli Shioshvili ne laisse déjà personne indifférent.

Sur les terrains du Top 14 comme en Coupe d’Europe, le troisième ligne du Rugby Club Toulonnais s’impose par une caractéristique rare : l’impact. Brutal, frontal, souvent dévastateur.

Une collision qui marque les esprits

À Dublin, face au Leinster, une image a frappé tous les observateurs. Sur un lancement de jeu au cœur du terrain, Shioshvili prend de l’élan et percute de plein fouet Robbie Henshaw. Le centre irlandais reste au sol de longues minutes, nécessitant l’intervention des secours.

La scène illustre parfaitement ce qu’est Shioshvili : une force brute difficile à contenir. Une puissance encore difficile à mesurer, tant certaines actions échappent même aux ralentis télévisés.

Une ascension éclair

Quelques semaines plus tôt, son nom était encore inconnu du grand public. Il évoluait avec les Espoirs toulonnais, loin des projecteurs.

Son entrée en jeu face au LOU a tout changé. Dans un match compliqué, il a inversé la dynamique à lui seul.

Son coéquipier Lewis Ludlam n’a pas manqué de dire le plus grand bien du Géorgien :

« Quand t’as un jeune comme ça à tes côtés, que tu vois ce qu’il donne de lui, ça te pousse à donner encore plus de toi »

« Pour une première, j’ai été impressionné, confirme Cédric Béal dans les colonnes de L’équipe. Même moi qui le connais très bien, Misho m’a surpris. Il s’est montré dominant, presque plus qu’en Espoirs. »

Depuis, tout s’est accéléré. Matchs en Top 14, titularisations en Coupe d’Europe… Shioshvili s’est imposé comme une option crédible dans la rotation toulonnaise.

Une machine physique… façonnée dans l’ombre

Derrière cette montée en puissance, il y a un travail colossal. Au centre de formation, le joueur a été poussé dans ses retranchements.

Cédric Béal explique combien ses jeunes joueurs s’entrainement pour percer au plus haut niveau :

« Nos jeunes en développement s’entraînent plus que les pros. C’est même plus dur pour eux, car l’après-midi ils doivent aller en cours quand les autres se reposent. Micha, non seulement on l’a surdéveloppé, mais lui, en plus, il s’en rajoutait. Il se mettait des barres en muscu, allait s’enquiller des séances de MMA dans un club de la ville. »

Mais cette intensité pose aussi question :

« Misho, le 50 % ou le 80 %, il ne sait pas faire. Parfois c’est limite violent, c’est ça qu’il faut canaliser »

Un profil à part, qu’il faut encore polir.

Un parcours loin d’être linéaire

Avant Toulon, il y a eu Tbilissi. Et une jeunesse où tout aurait pu basculer. À 15 ans, Shioshvili frôle un autre chemin, bien plus sombre. Le rugby devient alors une porte de sortie. Un cadre. Une discipline.

Aujourd’hui, le travail ne se limite plus au physique. Le club cherche à développer son intelligence de jeu.

« Il a une grosse marge de progression. Sur le travail offensif, la qualité des choix avant contact, après contact. Des petits exercices qui ne sont pas forcément que du rugby, de la visualisation d’objets, de la prise de décision sous pression, avec des balles, des chiffres, de la réactivité. Il a compris que c’était obligatoire et ça lui fait du bien. »

Une pépite détectée à l’autre bout de l’Europe

L’histoire aurait pu ne jamais commencer sans l’œil de Jérôme Chabran.

« Misho m’a tapé dans l’œil il y a trois ans, au tournoi de Prague. Misho était déjà dominant physiquement. Et puis il avait ce petit truc en plus que d’autres n’avaient pas. »

Une intuition confirmée quelques mois plus tard. Au centre de formation, la conviction s’installe rapidement.

« Quand j’ai vu Misho, ça m’a fait le même effet que quand j’étais à Lyon et qu’on avait recruté Davit Niniashvili » raconte Cédric Béal.

L’ombre de Gorgodze… et des attentes immenses

Forcément, les comparaisons arrivent. En Géorgie comme en France, beaucoup voient en lui un héritier de Mamuka Gorgodze.

Et l’ancien monstre du Top 14 ne cache pas son admiration, toujours dans les colonnes de L’équipe :

« Micha ? C’est un jeune impressionnant : tu te rends compte, il n’a que 19 ans et est déjà titulaire dans le pack de Toulon, en quarts et en demi-finales de Coupe d’Europe, ça parle tout seul !

C’est bien, mais Misho fera mieux que moi. C’est un gars simple, bosseur. Il sait que le talent ne suffit pas. Il a déjà un physique monstrueux, avec le travail, ça va déménager. Cette année, avec la Coupe du monde U20 en Géorgie (27 juin-18 juillet), il va encore passer une dimension ! »

Une trajectoire qui ne fait que commencer

À seulement 19 ans, Shioshvili est déjà un facteur X dans le combat. Mais le plus impressionnant reste peut-être à venir.

Toulon tient peut-être là un joueur capable de marquer durablement son époque.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

4 Commentaires

  1. Ali 9 mai 2026 at 11h- Répondre

    Un espoir de talent qu’il faudra sécuriser le plus vite possible avant que d’autres clubs prédateurs s’y intéressent. Cowie, Amelta aussi doivent être sécurisés sur leur avenir au club.

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    • Ber0683 9 mai 2026 at 18h- Répondre

      ToutTout juste Ali…..ne pas répéter certaine erreurs..

  2. Tarak83 9 mai 2026 at 13h- Répondre

    Oui c’est un tout bon jeune joueur prometteur. Physiquement il sera sans doute plus fort que Mamuka mais sera t’il un meilleur joueur, aura t’il une meilleure carrière ? Il doit encore beaucoup travailler et surtout pas seulement le physique comme dit dans l’article.
    Allez Misha (o, du coup je ne sais plus) on comte sur toi pour rêver un peu.

  3. MaaS83 9 mai 2026 at 17h- Répondre

    « Misho fera mieux que moi », vraiment Gorgodze, rien que çà, tu sais que c’est un super mec et humble.