Marc Andreu raconte les coulisses de son retour raté à Toulon : « J’avais un contrat en bonne et due forme, j’aurais pu aller aux prud’hommes »

Marc Andreu raconte les coulisses de son retour raté à Toulon : « J’avais un contrat en bonne et due forme, j’aurais pu aller aux prud’hommes »

Le mardi 6 janvier 2026 à 0:19 par David Demri

0 Commentaire

Publicité


L’ancien ailier du Rugby Club Toulonnais, Marc Andreu s’est longuement confié dans les colonnes du journal régional Var-matin juste avant le match du RCT disputé contre le Stade Rochelais, dimanche soir.

Ce-dernier est notamment revenu sur la fin de sa carrière, en 2022, alors qu’il venait de terminer son contrat avec La Seyne-sur-Mer.

Il indique ne pas avoir ressenti « la petite mort » du sportif. Extrait:

Étrangement, je ne l’ai pas du tout vécu. Quand j’ai arrêté ma carrière professionnelle à La Rochelle en 2020, en période Covid, c’était tout réfléchi. J’aurais pu continuer, aller chercher mon dernier petit contrat dans un club de Pro D2, mais j’avais assez critiqué les joueurs qui faisaient ça pour de l’argent alors qu’ils n’étaient plus prêts physiquement, pour faire la même chose. J’ai préféré passer directement sur un cap de reconversion et j’ai eu une proposition dans une grosse société industrielle varoise. C’est par ce biais-là que j’ai continué à l’US seynoise.

Il se dit très reconnaissant du RCT mais regrette de ne pas avoir pu rejouer en Rouge et Noir avant la fin de sa carrière. Extrait:

Aujourd’hui, je fais partie de l’amicale des anciens. Je suis toujours très reconnaissant. Par contre, c’est vrai qu’il y a eu un temps où j’avais encore la forme pour réaliser de belles choses et où j’aurais pu revenir. Ça ne s’est pas fait, donc je ne peux pas dire que la boucle est bouclée avec le club de Toulon, même si elle l’est avec la ville.

Dans la foulée, Marc Andreu revient sur son retour raté à Toulon.

C’était en 2018. Il affirme avoir reçu un contrat pour revenir au RCT avant que le club Varois ne change d’avis.

Après réflexion, il a décidé de ne pas porter plainte devant les prud’hommes. Extrait:

J’ai encore un message d’une certaine personne de Toulon qui me dit « C’est bon, bienvenue chez toi ». J’avais un contrat en bonne et due forme. Il pouvait faire foi. J’aurais pu aller aux prud’hommes et demander quelque chose. Quand ça se passe, j’avais la finale de Champions Cup 2018 à préparer. Pour moi, c’était réglé, donc après la finale perdue, je redescends sur Toulon et vais à Solliès-Ville pour acheter une maison.

Mais, avant, j’appelle ce responsable et lui demande si on peut signer le contrat : « Non, on va attendre encore… » Peu de temps après, Xavier Garbajosa [alors coach du Stade rochelais, Ndlr] m’appelle. Lui, m’a envoyé un contrat dans les vingt minutes. C’est comme ça que je m’engage là-bas.

Il avoue avoir ressenti de l’amertume. Extrait:

Un peu, parce qu’on s’était quand même projetés avec ma famille. Après, avec du recul, on se dit que c’est le rugby professionnel. Je savais à quoi m’attendre, puisque je faisais partie de ce monde-là. Mais, mine de rien, j’aurais bien voulu finir ici.

Pour lui, jouer contre le RCT a toujours été quelque chose de particulier. Extrait:

Tous les matchs contre Toulon étaient particuliers pour moi. Que ce soit à domicile, ou que ce soit à Mayol parce que j’avais toute ma famille et mes amis dans les tribunes. Je pense qu’inconsciemment, j’essayais de faire toujours plus pour montrer que j’aurais pu avoir ma place au RCT. […] Sur le terrain, je n’ai jamais eu de sentiments avec Toulon. Comme avec mes amis, d’ailleurs. Je faisais partie de ces personnes-là : hargneuses, un peu chiantes. Mais parce qu’en fait, c’était ma façon d’être en match. Même à l’entraînement, j’avais des collègues qui ne pouvaient pas me voir ! (rires)

Il précise se rendre à Mayol de temps en temps. Extrait:

Très souvent. Mais j’essaye de rester plutôt discret. Quand je m’y rends, c’est pour voir un match de rugby, pas pour me montrer. La lumière, je l’ai eue. Rester dans la discrétion, ça me va très bien.

Aussi, il affirme avoir toujours un pied dans le rugby mais à titre de bénévole. Il ne veut plus prendre d’argent au rugby. Extrait:

J’ai entraîné les Espoirs de l’US seynoise juste après mon arrêt, car je ne voulais pas avoir ce manque. Là, je m’occupe des U14 trois fois par semaine, parce que ça me plaît et qu’il y a mon fils. L’année dernière, j’allais aussi entraîner à l’académie du RCT. Mais je ne veux pas prendre d’argent. Parce que je n’en ai pas besoin, déjà, et parce que je ne veux pas être dépendant du rugby. Beaucoup trop d’anciens joueurs en ont encore besoin pour mettre du pain sur leur table. Je voulais complètement sortir de ce système-là et me prouver que je pouvais à réussir à côté.

Publicité

0 Commentaire