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Mathieu Babillot furieux : « Quand c’est comme ça, tu fermes ta bouche »

Mathieu Babillot furieux : « Quand c’est comme ça, tu fermes ta bouche »

Le lundi 23 mars 2026 à 10:15 par David Demri

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Rien ne va plus pour le Castres Olympique. Après une lourde défaite subie sur la pelouse du Racing 92 (52-21) ce samedi 21 mars, les Tarnais pointent désormais à la 11e place du Top 14.

Entre manque de cohésion et crise de résultats, le club s’interroge sur sa capacité à redresser la barre avant qu’il ne soit trop tard.

Le Top 14 est impitoyable. Comme le rappelait le demi de mêlée Jérémy Fernandez quelques jours avant la rencontre, on peut se retrouver « en haut comme en bas du classement en un claquement de doigts ».

Pour le CO, l’ascenseur est bloqué sur le bouton descente : en trois journées, les « bleu et blanc » sont passés de la 7e à la 11e position, voyant le Top 6 s’éloigner à 10 longueurs.

Un constat d’impuissance collective

À l’exception d’une entame de match correcte, les Castrais ont sombré dans les Hauts-de-Seine, dominés dans tous les compartiments du jeu.

Le capitaine Mathieu Babillot ne cachait pas sa frustration à l’issue du match via La Dépêche :

« Quand c’est comme ça, tu fermes ta bouche, tu baisses la tête et tu retournes bosser. On est battu sur tout et on n’a pas réussi à mettre notre jeu en place. »

Plus inquiétant encore, le leader tarnais pointe du doigt une perte d’identité et de système :

« Sur des turnovers, on se jette deux ou trois ballons, on perd un peu le système. Et lorsque ça ne va pas, tu rajoutes, tu rajoutes, tu rajoutes, jusqu’à en arriver là. »

Ce « là », c’est une 11e place qui ne ressemble pas aux standards habituels de la maison tarnaise.

Retrouver l’ADN du CO pour éviter le néant

Avec trois défaites consécutives et seulement une apparition dans le Top 6 depuis le début de la saison (lors de la 7e journée), la dynamique est alarmante. Le manager Xavier Sadourny refuse d’ailleurs d’évoquer la qualification pour le moment, préférant se concentrer sur l’urgence vitale : retrouver l’âme du club.

« On va pour l’instant panser nos plaies. Il nous reste sept matchs de championnat, et une drôle de rencontre le week-end prochain contre Montauban. Aujourd’hui, on a pris un pet au casque. Donc avant de parler de qualification, il faut qu’on retrouve un petit peu notre rugby, notre cohésion, notre dimension combative, tout ce qui fait l’essence de ce sport », a-t-il admis avec lucidité.

Le calendrier qui attend les Castrais est corsé, avec la réception du Stade Toulousain et des déplacements périlleux à Lyon ou Perpignan. Si le célèbre slogan « impossible n’est pas Castrais » a encore un sens, c’est maintenant qu’il doit s’illustrer.

Dans le cas contraire, le chemin jusqu’au mois de juin risque d’être bien long pour les supporters olympiens.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

1 Commentaire

  1. Caramelblut 23 mars 2026 at 11h- Répondre

    Sachant que la semaine prochaine Castres reçoit Montauban et que nous allons à Perpignan, nous avons intérêt a gagner sinon nous descendrons encore au classement!
    Qui plus est si Bayonne , qui reçoit La Rochelle, venait à gagner aussi, ils nous passeraient aussi!!!
    Ils vaut mieux regarder derrière pour cette fin de saison et essayer de se maintenir où nous sommes!