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Matthias Halagahu : « Je le badais quand j’étais petit »

Matthias Halagahu : « Je le badais quand j’étais petit »

Le jeudi 16 avril 2026 à 14:45 par David Demri

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Alors que Sergio Parisse vient d’officialiser son départ pour le staff de la sélection italienne cet été, l’émotion gagne les rangs du RC Toulon. Matthias Halagahu, symbole de la jeunesse triomphante du club, s’est confié sur l’héritage laissé par la légende italienne.

Entre admiration d’enfant et respect du coéquipier, le deuxième ligne varois brosse le portrait d’un leader qui n’a jamais laissé personne au repos.

De l’idole de jeunesse au « grand frère » de vestiaire

Pour la jeune garde toulonnaise, Sergio Parisse n’était pas seulement un coéquipier, c’était une affiche de chambre devenue réalité. Matthias Halagahu incarne cette génération qui a grandi en voyant le numéro 8 italien dominer l’Europe, avant d’avoir le privilège de partager son quotidien sur la Rade.

Interrogé par Midi Olympique sur l’empreinte laissée par l’international italien dans le vestiaire rouge et noir, Matthias Halagahu se remémore d’abord ses yeux d’enfant face à son idole. Extrait :

« C’est un joueur que je regardais, que je badais quand j’étais petit. J’ai eu la chance de jouer ici avec lui, puis il est passé de l’autre côté. Je suis très heureux d’avoir pu le croiser. »

Une exigence de tous les instants

Au-delà du talent pur, c’est l’éthique de travail et le charisme de Parisse qui ont marqué les esprits au centre d’entraînement de Berg. En tant que leader de combat, l’Italien a imposé un standard de performance élevé, ne tolérant aucune baisse de régime de la part de ses partenaires.

Le deuxième ligne souligne l’apport technique et l’autorité naturelle qui émanaient de l’ancien capitaine de la Nazionale. Extrait :

« À Toulon, il a apporté toute son expérience, son expertise du terrain. J’ai toujours apprécié le leader qu’il était. Il a toujours harangué les autres et amené de la discipline. Il a toujours été motivé. »

Avec un sourire, Halagahu évoque l’intensité électrique que Parisse insufflait au groupe, interdisant tout relâchement. Extrait :

« Avec un gars comme ça, tu n’avais pas le droit de t’endormir (rires). C’est ça que je vais me souvenir de lui, de cette attitude de leader, d’être toujours devant. Il avait une telle énergie quand il était joueur. Il emmenait les mecs avec lui. »

Une transition réussie vers le staff

Le passage de Parisse du terrain au banc de touche n’a en rien altéré son aura. Au contraire, il a permis de tisser un nouveau lien avec les joueurs, basé sur l’échange et la transmission, préparant idéalement son futur rôle auprès de Gonzalo Quesada en Italie.

Matthias Halagahu retient cette capacité d’apprentissage mutuel qui a enrichi le groupe ces derniers mois. Extrait :

« Puis, quand il est passé entraîneur, on a continué à apprendre de lui et, je pense, qu’il a aussi appris de nous, de ce travail. Je suis content pour lui qu’il puisse rentrer dans son pays. »

Alors que le RCT s’apprête à perdre l’un de ses plus grands leaders charismatiques, les mots de Halagahu confirment que si l’homme s’en va, son « attitude » et son exigence resteront imprégnées dans les murs de Mayol.


3 Commentaires

  1. christo 16 avril 2026 at 17h- Répondre

    Bon vent à toi avec la Nazionale Sergio, tu vas nous manquer. Avec mes origines italiennes, je serai à fond derrière toi et la squadra, sauf quand tu seras opposé aux bleus

  2. Lou provençau 16 avril 2026 at 18h- Répondre

    Parisse a été un grand joueur et nul doute qu’il sera un grand entraineur. Moi aussi, avec mes origines italiennes (comme de nombreux provençaux), je serais à fond derrière la squadra.

  3. Pilou06 16 avril 2026 at 19h- Répondre

    Tout pareil, et même quand la France joue !

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