Matthieu Jalibert va-t-il encore décevoir avec le XV de France ?
Matthieu Jalibert va-t-il encore décevoir avec le XV de France ?
Le lundi 26 janvier 2026 à 23:46 par David Demri
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C’est le tournant que tout le monde attendait. Suite au forfait de Romain Ntamack, le Bordelais Matthieu Jalibert va se voir confier les clés de l’attaque française pour le début du Tournoi des Six Nations. Un immense défi pour celui qui joue peut-être sa dernière chance de s’imposer en Bleu.
Le destin a tranché. Alors que le duel pour le poste de numéro 10 enflammait les discussions, la blessure au rein de Romain Ntamack a mis fin au suspense. Pour affronter l’Irlande le 5 février prochain, Fabien Galthié n’a plus vraiment le choix : il doit aligner Matthieu Jalibert.
Pourtant, l’histoire entre le sélectionneur et l’ouvreur de l’UBB n’a pas toujours été un long fleuve tranquille. Après des mois de tensions et un passage à vide l’automne dernier, le joueur assure que le dialogue est enfin rétabli.
Sur ses rapports avec le sélectionneur, l’ouvreur tricolore a tenu à rassurer sur la fin de leurs désaccords :
« Je n’ai pas de problème avec l’équipe de France. C’est vrai qu’il y a eu une période plus compliquée. J’ai eu ces discussions avec Fabien sur des sentiments que j’avais besoin d’exprimer. Il a compris et accepté ce que je lui ai dit… »
Un génie offensif qui doit rassurer en défense
Sur le terrain, personne ne conteste le talent pur du Bordelais. Cette saison, il survole le championnat avec des statistiques incroyables, battant plus de défenseurs que n’importe quel ailier. Mais en équipe de France, c’est son efficacité en défense qui a souvent été pointée du doigt. Conscient de cette image de joueur « fragile » au plaquage, il a décidé de réagir en travaillant plus dur.
Face aux critiques sur son manque de solidité physique, il n’a pas caché son agacement :
« On m’a trop catégorisé comme un joueur qui s’enlevait dans les zones de contact. C’est un peu vexant. »
Pour faire taire les sceptiques, il multiplie les efforts et se sent aujourd’hui bien plus solide dans les zones de combat :
« Je donne mon max pour augmenter mes stats et ma qualité de défense. J’essaie d’être un peu plus agressif et plus dominant, même si je sais que je ne serai jamais un sécateur. L’important est que je sois un peu plus dense dans ma zone et que j’apporte plus de confiance à mes coéquipiers dans ce secteur. »
L’heure de vérité à 27 ans
À un an et demi de la Coupe du monde 2027, Jalibert sait qu’il joue gros. Il doit prouver qu’il peut briller face aux meilleures nations mondiales, comme l’Irlande, et qu’il peut s’entendre sur le terrain avec le capitaine Antoine Dupont. Jamais il n’a semblé aussi prêt, physiquement et mentalement, à assumer ce rôle de leader.
À l’aube de ce nouveau défi, le maître à jouer bordelais affiche une confiance sereine mais ambitieuse :
« Je ne sais pas si je suis dans la plus grande période de ma carrière, mais ça y ressemble. Je suis bien physiquement et mentalement, j’ai la chance de jouer avec de grands joueurs, donc c’est idéal. Mais j’espère que le meilleur reste à venir. »
Les supporters français n’attendent plus qu’une chose : voir si les étincelles qu’il produit chaque week-end avec Bordeaux illumineront enfin le Stade de France sous le maillot bleu.
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