Maxime Petitjean raconte son aventure avec le XV de France : « C’est une grosse différence par rapport à mon quotidien au RCT ! »

Maxime Petitjean raconte son aventure avec le XV de France : « C’est une grosse différence par rapport à mon quotidien au RCT ! »

Le samedi 15 août 2026 à 8:54 par David Demri

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Cet été, Maxime Petitjean a franchi une nouvelle étape dans sa carrière. L’entraîneur du jeu au pied du Rugby Club Toulonnais a intégré le staff du XV de France à l’occasion du Championnat des Nations. Une expérience qu’il n’imaginait pas vivre un jour et qui l’a profondément marqué.

Entre l’émotion de sa première Marseillaise, les matchs face aux All Blacks et à l’Australie ou encore la découverte du quotidien des Bleus, le technicien varois revient sur un mois particulièrement intense.

Une aventure qu’il n’avait jamais imaginée

Avant de rejoindre le staff de Fabien Galthié, Maxime Petitjean ne s’était jamais projeté dans un tel rôle.

L’ancien ouvreur reconnaît avoir abordé cette aventure avec une certaine appréhension, rapidement dissipée par l’accueil reçu au sein du XV de France.

Pour Midi Olympique, le Toulonnais revient sur ses premiers jours avec les Bleus.

« Je ne peux même pas dire que c’était un objectif : je n’y avais jamais pensé. C’est une récompense pour mon travail mais aussi pour le club de Toulon. La fin de saison avec le RCT avait été difficile et j’étais très déçu, comme beaucoup de monde. Rejoindre les Bleus m’a redonné un énorme coup de boost.

En tant que joueur, je n’ai jamais eu la chance de participer à ce genre de tournée. Pour être transparent, j’avais pas mal d’appréhension en arrivant dans ce nouvel environnement, mais au final, tout s’est très bien passé. J’ai été parfaitement accueilli. Au bout de deux ou trois jours, j’avais déjà l’impression d’être là depuis plusieurs années. Surtout, tout ce que j’ai pu proposer, que ce soit à Fabien ou aux autres coachs, a été pleinement accepté. »

Un rythme très différent du quotidien toulonnais

Cette première immersion lui a également permis de découvrir les exigences du très haut niveau international.

Entre les déplacements, les séances d’entraînement et les matchs, le rythme n’a rien de comparable avec celui vécu en club.

Maxime Petitjean explique ce qui l’a le plus surpris.

« J’ai vraiment été surpris par le rythme. On n’a pas de temps, tout se fait très vite. On est obligé d’aller à l’essentiel. Il faut être extrêmement précis et proposer des choses simples. C’est une grosse différence par rapport à mon quotidien au RCT. On ne s’entraînait que deux fois par semaine. On jouait le samedi, le dimanche on était dans les aéroports pour changer de pays, et le surlendemain était consacré à la récupération. »

Une première Marseillaise gravée à jamais

Au moment de faire le bilan de cette tournée, plusieurs souvenirs reviennent immédiatement à l’esprit du technicien toulonnais.

Le premier test contre les All Blacks reste un moment à part, tout comme la victoire obtenue en Australie.

Il avoue avoir vécu des émotions très fortes.

« C’est sans doute le premier match contre les All Blacks. Ma première vraie Marseillaise, mon premier vrai test-match. D’autant qu’on est passé à deux doigts de créer un immense exploit. La victoire contre l’Australie était elle aussi fabuleuse. Réaliser une telle seconde mi-temps et coller 40 points aux Australiens chez eux, c’était incroyable. Il y a tellement de souvenirs qui me viennent en tête… J’en ai pris plein les yeux. »

Une satisfaction malgré un regret

Sur le plan sportif, Maxime Petitjean estime que cette tournée a été très positive.

Il se réjouit notamment de l’adhésion des joueurs à sa méthode de travail, même si une action face aux All Blacks continue de le faire réfléchir.

Le coach du jeu au pied tire un bilan globalement très positif de cette première expérience.

« Ma plus grande satisfaction, c’est de voir que ce que j’ai essayé de mettre en place a été adopté par les joueurs. Les petits jeux en début d’entraînement, les concours, ces petites touches spécifiques : ils ont vraiment apprécié. C’était gratifiant parce que je savais qu’il fallait apporter de la nouveauté.

Concernant le jeu au pied durant la tournée, le bilan est positif. Exception faite du premier match contre les All Blacks, avec cette ultime action où l’on ne récupère pas le ballon. Est-ce qu’il fallait jouer à la main ? Insister au pied ? C’est mon seul regret. Sur ce match, nous voulions mettre beaucoup de pression par le pied, mais l’exécution n’a pas toujours été parfaite. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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