Même hors de la liste des 42, les solutions de rechange des Bleus se réduisent…
Même hors de la liste des 42, les solutions de rechange des Bleus se réduisent…
Le dimanche 25 octobre 2026 à 9:09 par David Demri
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Deux internationaux français ont été victimes d’une commotion le même samedi. Dorian Aldegheri à Toulouse et Baptiste Serin à Toulon ne figuraient pas dans la liste initiale des 42 Bleus, mais leurs blessures viennent encore réduire les solutions disponibles de Fabien Galthié. Elles relancent aussi, plus largement, le débat sur l’intensité des rencontres et l’enchaînement imposé aux joueurs.
Ces deux blessures ne constituent donc pas des forfaits supplémentaires pour le rassemblement du XV de France. Elles s’ajoutent cependant à une période déjà marquée par de nombreuses alertes physiques et rappellent à quel point les marges peuvent devenir étroites lorsque les rencontres de haut niveau s’accumulent.
Aldegheri sorti dès la dixième minute
Dorian Aldegheri a quitté très rapidement la pelouse lors de la rencontre entre Toulouse et Perpignan.
Le pilier droit de 33 ans, qui compte 28 sélections, est sorti dès la dixième minute.
Après son évaluation, il n’a pas été autorisé à reprendre la rencontre.
Il doit passer de nouveaux examens dans les prochains jours afin que sa disponibilité puisse être précisée.
Une absence prolongée pourrait notamment l’empêcher de postuler à une éventuelle convocation si le staff tricolore décidait de faire appel à lui.
La situation est d’autant plus délicate pour Toulouse que Tomas Rapetti doit rejoindre la sélection argentine pour un stage, tandis que Joel Merkler était lui aussi forfait samedi.
Serin également victime d’une commotion
À Toulon, Baptiste Serin a lui aussi été victime d’une commotion lors de la rencontre contre Pau.
Le demi de mêlée ne figurait pas non plus dans la liste initiale des 42 joueurs retenus par Fabien Galthié.
Son cas ne modifie donc pas directement le groupe convoqué à Marcoussis.
En revanche, comme pour Aldegheri, cette blessure réduit encore les solutions disponibles si le staff du XV de France devait procéder à des remplacements au cours de la fenêtre internationale.
Un calendrier qui interroge de plus en plus
Ces deux commotions ne permettent évidemment pas, à elles seules, d’établir un lien direct avec l’enchaînement des matches.
Mais elles viennent nourrir une question qui revient régulièrement dans le rugby professionnel : jusqu’où les joueurs peuvent-ils absorber la répétition de rencontres toujours plus intenses ?
Le Top 14 impose déjà des confrontations particulièrement exigeantes physiquement. À cela viennent s’ajouter les compétitions européennes, les rassemblements internationaux et les périodes où les joueurs passent rapidement d’un contexte à l’autre.
Dans ce cadre, la question de la récupération devient centrale.
Le débat ne porte pas uniquement sur le nombre de matches disputés, mais aussi sur leur dureté, la répétition des collisions, le temps réellement laissé aux organismes pour récupérer et la capacité des staffs à préserver leurs joueurs sans affaiblir sportivement leur équipe.
La profondeur des effectifs devient déterminante
Les blessures de Serin et Aldegheri illustrent aussi une autre conséquence de cette accumulation : les clubs comme les sélections doivent désormais disposer de solutions à tous les postes.
Lorsqu’un titulaire tombe, le recours possible peut lui-même être touché quelques jours plus tard.
Pour le XV de France, Serin et Aldegheri n’étaient pas convoqués initialement. Mais leur indisponibilité potentielle réduit tout de même la profondeur du réservoir au moment où plusieurs joueurs sont déjà blessés ou surveillés.
À mesure que les rencontres s’enchaînent, la question pourrait donc dépasser le simple cas de ces deux internationaux : jusqu’où peut-on augmenter l’intensité et la fréquence des matches sans finir par diminuer les options sportives disponibles ?


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