Mike Phillips à Bayonne : Retour sur un calvaire qui s’est terminé en un immense FLOP !

Mike Phillips à Bayonne : Retour sur un calvaire qui s’est terminé en un immense FLOP !

Le vendredi 9 janvier 2026 à 19:57 par David Demri

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Ce vendredi, Midi Olympique consacre un reportage sur le recrutement effectué par l’Aviron Bayonnais en 2011.

Le club Basque avait réussi à enrôler le demi-de-mêlée international Gallois Mike Phillips. Malheureusement, cela a été un véritable échec.

L’Aviron Bayonnais pensait frapper un grand coup en enrôlant Mike Phillips à l’été 2011. Le demi de mêlée gallois, alors considéré comme la référence mondiale à son poste, avait débarqué sur les bords de la Nive avec l’étiquette de star et la réputation d’un compétiteur féroce. La suite fut bien plus tourmentée que prévu, jusqu’au licenciement du joueur deux ans plus tard.

Un recrutement de circonstance

À l’origine, le plan du club basque n’était pas de recruter Phillips mais Byron Kelleher. Le demi de mêlée néo-zélandais, international et champion du monde, avait même signé un précontrat. Le projet Laporte-Salagoïty, qui devait permettre l’arrivée du joueur, s’était ensuite effondré. Le président Michel Caoucault l’avait confirmé publiquement : « Nous lui avons envoyé une lettre recommandée pour qu’il vienne nous voir mais nous n’avons pas de nouvelle. »

Le 7 juin, le divorce était acté. « Byron Kelleher est donc libre de s’engager avec un autre club », précisait le communiqué. Quelques jours plus tard, le Néo-Zélandais rejoignait le Stade Français. Bayonne activait alors son plan B, qui ressemblait finalement à un plan A.

Le 13 juin, Midi Olympique dévoilait l’arrivée de Mike Phillips (28 ans, 42 sélections). Après Rokocoko, Tialata, Chisholm ou Heymans, l’Aviron attirait une nouvelle tête d’affiche. Alain Afflelou, récemment arrivé aux commandes, avait joué un rôle décisif dans le dossier, obtenant l’accord du Gallois pour un engagement de deux ans plus option.

L’emballement puis la rupture

Après la Coupe du monde 2011, Phillips débarquait au Pays Basque en pleine ascension. Considéré comme le meilleur numéro 9 du monde, il suscitait de l’enthousiasme autour de Jean-Dauger. Mais le vernis se fissura rapidement.

À l’automne 2012, une première sanction tombait : dix jours de suspension pour des écarts nocturnes pointés du doigt par le club, liés à « l’hygiène de vie » et au « comportement extra-sportif ». Sur le terrain, Bayonne terminait huitième d’un championnat décevant.

La situation bascula quelques semaines plus tard. Le 11 octobre 2012, après une victoire en Challenge européen face à Grenoble (37-6), Phillips et deux autres joueurs (Dwayne Haare et Stephen Brett) se présentaient à une séance vidéo en état d’ébriété. Une scène qui provoqua l’ire de la direction. Le Gallois fut d’abord mis à l’écart, puis convoqué pour un entretien final le 26 octobre. Le licenciement était notifié.

« C’est de la trahison »

Dans Sud Ouest, Alain Afflelou décrira plus tard une décision difficile mais nécessaire. « J’avais beaucoup de respect et d’affection pour ce garçon… Je lui faisais confiance. C’est de la trahison. » Le patron résumera ensuite les deux années du joueur au club en deux phrases : « Ce qu’il a fait est inexcusable. Et ce n’est pas la première fois. »

Le lendemain de la rupture, Mike Phillips s’envolait pour Cardiff afin de préparer la tournée de novembre avec le XV du Poireau. Une sortie paradoxale pour un joueur recruté en star et parti comme un dossier disciplinaire lourd.

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