Mohed Altrad connait une période difficile en raison de la guerre au Moyen-Orient
Mohed Altrad connait une période difficile en raison de la guerre au Moyen-Orient
Le mardi 12 mai 2026 à 13:35 par David Demri
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Le président de Montpellier, Mohed Altrad, a évoqué les lourdes conséquences des tensions géopolitiques actuelles sur le groupe Altrad, présent massivement au Moyen-Orient.
Dans un contexte international extrêmement tendu, l’homme d’affaires explique devoir gérer à la fois la sécurité de milliers de salariés et les conséquences économiques directes sur son entreprise.
Il s’est longuement confié dans les colonnes de Midi Libre.
24 000 salariés du groupe dans les pays du Golfe
Mohed Altrad rappelle d’abord l’ampleur de la présence du groupe dans cette région du monde :
« Le groupe Altrad compte 70 000 employés, dont 24 000 travaillent dans les pays du Golfe. Là-bas, on ne fait pas loin de 600 millions d’euros de chiffre d’affaires (environ 10 % du CA total). »
“La situation est tendue”
Le patron du groupe décrit ensuite un climat extrêmement compliqué pour ses équipes sur place :
« La situation est tendue. On a l’obligation de protéger les salariés. »
Mohed Altrad explique que ses employés vivent dans des structures spécialement aménagées :
« On les loge dans des camps, évidemment dans les meilleures conditions possibles. Avec les échanges de missile, les pressions, ils peuvent être menacés, parfois loin de leurs familles. Donc on fait aussi intervenir des cellules de soutien divers. »
Une activité directement perturbée
L’homme d’affaires reconnaît que ces tensions ont un impact immédiat sur le fonctionnement du groupe :
« Les alertes peuvent durer quelques jours. Ça a un impact sur la productivité, indéniablement, et donc sur l’activité du groupe. Même dans d’autres régions, les tensions géopolitiques affectent travail. On fait des efforts énormes, c’est une charge de travail supplémentaire. Tout ça a un prix. C’est une vraie pression. »
“On pense tenir notre budget mais avec beaucoup de sueur”
Le président du MHR explique ensuite que cette situation oblige le groupe à une vigilance financière permanente :
« La question est, qu’est-ce qu’on doit faire ? Réduire les dépenses. Au début de chaque année, on fait un budget et on l’envoie à un organisme de notation (S & P). Et on a la meilleure note possible. Mais si tu n’es pas dans ton budget, ils peuvent te dégrader la notation induisant un impact sur la dette que tu peux avoir, sur les taux d’intérêt par exemple. »
Mohed Altrad reconnaît enfin que l’équilibre reste fragile malgré tout :
« En ce moment, on est aux deux tiers de notre année fiscale. On pense tenir notre budget mais avec beaucoup de sueur. »
5 Commentaires


Respect, quand je pense qu ils y en a qui le critique, juste par rapport à ces origines incroyable la bêtise humaine, remercier le de faire travailler beaucoup de personnes le fameux syrien comme certains aiment le rappeler
Respect à lui pour ce qu’il apporte à la richesse économique de notre pays mais aussi du rugby.
Eric
Ah bon le blocus du détroit d’Ormuz ce n’est pas un coup du duo maléfique : Laporte/Altrad?
Il est en plein droit de s’inquiéter , à son niveau !.. C clair .. Les événements actuels sont tellement présents pour le préciser . Vivement que tout cela s’arrange pour nous tous !.. C’est en tous cas pour nous notre tres grand souhait !..
Respect pour le parcours