Monribot hallucine contre le RCT : « On pouvait chercher le bonus et pratiquement perdre le match »
Monribot hallucine contre le RCT : « On pouvait chercher le bonus et pratiquement perdre le match »
Le samedi 5 septembre 2026 à 23:15 par David Demri
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L’Aviron Bayonnais a lancé sa saison par une victoire arrachée face au Rugby Club Toulonnais (27-26). Un résultat précieux au terme d’une rencontre que les Basques ont cru maîtriser avant de se faire peur dans les dernières minutes.
Jean Monribot retient les quatre points et l’apport des remplaçants. L’entraîneur de la touche regrette néanmoins le manque d’efficacité de son équipe dans ses temps forts.
Une victoire obtenue sous pression
Après plusieurs changements opérés durant l’intersaison, Bayonne voulait valider son nouveau projet par un succès à domicile. La pression du résultat était donc particulièrement importante.
Dans les colonnes de Midi Olympique, Jean Monribot savoure cette première étape franchie.
« Ce soir, on avait quand même pas mal la pression du résultat. On voulait absolument la victoire, on a été la chercher. C’est le point positif ce soir. Nous allons la savourer. Il y a eu pas mal de remaniements, nous avons modifié pas mal de choses et nous sommes repartis sur quelque chose de complètement neuf. Il fallait valider, c’est chose faite, donc c’est plutôt bien. »
Les résultats de la première journée, notamment la défaite de Montpellier contre Pau, ont confirmé qu’aucune équipe ne pouvait aborder la reprise avec des certitudes.
À quatre minutes de la fin, Bayonne pouvait encore espérer inscrire l’essai du bonus offensif. L’ultime réaction toulonnaise a finalement ramené le RCT à un point.
Monribot mesure à quel point la situation aurait pu basculer.
« Oui, car en début de saison, tu ne sais pas à quoi t’attendre ! Montpellier s’est fait surprendre à domicile, il y a souvent des surprises en début de saison. Ce Top 14 est compliqué. Là, à quatre minutes de la fin, on peut aller chercher le bonus offensif et on se retrouve pratiquement à perdre le match. Ça va très vite. Dans quelques mois, on sera satisfait d’avoir pris quatre points contre Toulon à domicile. »
Une occasion importante laissée en route
Mené à la pause, l’Aviron a décidé de simplifier son rugby au retour des vestiaires. Les Basques ont dominé une partie de la rencontre sans réussir à concrétiser toutes leurs situations favorables.
Une pénaltouche perdue reste notamment dans la tête de Jean Monribot. Cette occasion aurait pu permettre à Bayonne de creuser l’écart et de vivre une fin de match plus tranquille.
L’entraîneur regrette le manque d’efficacité dans les temps forts.
« À la mi-temps, on s’est dit qu’il fallait vraiment se resserrer, jouer beaucoup plus simple. Je n’ai pas les chiffres, mais sur l’occupation et la possession, je pense qu’on a dominé le match. À un moment donné, il aurait fallu scorer. Je pense à cette pénaltouche qu’on perd. Celle-là, elle est très importante. On n’a pas réussi à creuser un écart pour se mettre à l’abri plus facilement. Dans les moments forts, il faut qu’on concrétise et on a pêché, ce soir. »
Le banc bayonnais a fait la différence
Dans le secteur de la touche, Monribot estime que Bayonne a rivalisé avec le Rugby Club Toulonnais. L’Aviron redoutait pourtant la qualité aérienne de l’alignement varois.
Les nombreuses fautes de main ont illustré la pression ressentie par les joueurs. Les Basques ont tenté de corriger leur jeu en privilégiant des attaques plus simples et plus directes après la pause.
Jean Monribot souligne l’impact physique apporté par les remplaçants.
« Je pense qu’on a fait match égal avec eux. Je n’ai pas les chiffres, mais on doit tourner à 85 %. On craignait un peu cet alignement avec des joueurs aériens, mais nous avons trouvé des solutions. J’ai cette pénaltouche un petit peu en travers parce que tu n’as pas beaucoup de moments, dans un match, où tu peux planter un coup de banderille et mettre l’équipe adverse à mal, creuser vraiment un écart. Celui-ci peut nous mettre plus facilement à l’abri et nous permettre de jouer avec un peu plus de confiance. Je ressentais cette pression sur les épaules, il y a eu beaucoup d’en-avant, des fautes de main. Il aurait fallu jouer un petit peu plus simple, avec un jeu plus axial. En deuxième mi-temps, on a essayé de remédier à ça. Les joueurs qui sont entrés ont eu un impact physiquement. Ils ont apporté de la fraîcheur et ça nous a permis de respirer un petit peu. »
Uhila et Capilla convainquent Monribot
Touché, Lucas Paulos a quitté ses partenaires et contraint Matthieu Uhila à évoluer en deuxième ligne. Une modification déjà envisagée par le staff grâce à la polyvalence du joueur.
Esteban Capilla est également entré dès la pause avec la mission d’apporter davantage de dynamisme dans l’axe du terrain.
Les deux joueurs ont pleinement répondu aux attentes de Jean Monribot.
« Lucas a pris un coup, mais de toute façon, on avait envisagé ce coaching car Matthieu est polyvalent. C’est une belle surprise pour nous. Il y a plusieurs options avec ce joueur, il peut aussi évoluer au poste de numéro cinq. Franchement, félicitations à lui, il a fait une belle partie. On voulait faire entrer Esteban Capilla rapidement. Il a apporté de la fraîcheur, du dynamisme. On sait qu’Esteban est dangereux. On voulait les prendre dans l’axe et il a été important sur ce jeu axial. Il a essayé de dynamiser. C’est un choix plutôt satisfaisant. »

