Mourad: Pret pour le Hold Up (lequipe.fr)

Mourad: Pret pour le Hold Up (lequipe.fr)

13 avril 2010 - 17:58

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Sans titreAvant de recevoir l’USAP au vélodrome avec la tête du Top 14 en ligne de mire, Mourad Boudjellal, président du RCT, a bien voulu revenir sur une saison de rêve.

« Mourad Boudjellal, jouer Perpignan au Vélodrome pour le première place du Top, j’imagine que le scénario doit vous plaire.
Oui, c’est un très beau scénario. En même temps, c’est du domaine du fantasme. Ma première satisfaction, c’est de remplir le Vélodrome. La deuxième serait de gagner le match et d’être premiers ne serait ce qu’une journée. Car nous savons bien que l’on nous retirera le dossard à la prochaine journée. L’USAP recevra Albi pendant que nous irons à Brive, c’est assez déséquilibré. Mais symboliquement, cela récompenserait quatre années de travail.

«La victoire à Toulouse, c’est Saint-André»

 

L’an dernier, alors que Toulon luttait pour son maintien, vous déclariez être impatient de connaître la première moitié du tableau. C’est fait.
Je trouve quand même que c’est allé un peu vite et je crois que nous avons eu un peu de chance. Je suis réaliste et je sais que nous profitons de la malchance des autres, notamment Biarritz et le Stade Français. Et aussi du calendrier surchargé de Toulouse. Nous sommes à une place qui est peut-être un peu au dessus de nos possibilités. Mais nous sommes entrés dans la banque, nous avons un bas sur la tête et nous sommes prêts à faire un hold-up. Si la police nous arrête, tant pis. Mais sinon, nous prendrons le butin, c’est clair.

Il n’y a pas un peut trop de modestie dans votre discours ? Toulon a été très régulier sur la saison.
Nous sommes d’éternels insatisfaits. Mais il faut surtout louer le génie de Philippe Saint-André qui sait motiver ses joueurs et qui sait compenser certaines faiblesses par du génie. La victoire à Toulouse, c’est Saint-André. C’est la recrue qui fait que cette année, nous avons une petite chance de réaliser le hold-up.

Au terme de cette victoire, votre enthousiasme faisait de vous le premier des supporters du RCT.
Cela restait très respectueux envers Toulouse car la joie est égale à la qualité de l’adversaire. quand j’ai démarré dans le rugby, j’étais content de gagner à Limoges ou Gaillac. Cela n’enlève rien à la valeur de ces clubs que je respecte. Mais passer de Gaillac à Toulouse, en kilomètres cela ne fait pas beaucoup mais en sueur, je vous garanti que ça fait loin, très loin.

«Qu’est ce qu’on risque en signant Wilkinson ?»

 

Toulon vient de se qualifier pour les demi-finales du Challenge Européen avec une équipe très remaniée (17 changements). C’est de bon augure pour une équipe qui jouera le Top 14 et la Coupe d’Europe l’an prochain.
L’objectif est d’être chaque année plus fort que l’année précédante. Donc chaque année nous renforçons l’équipe. Franchement, je ne pensais pas que nous avions un tel banc et il faut rendre hommage au travail du préparateur physique et de Philippe Saint-André qui a su garder un groupe de joueurs où tout le monde est concerné. Et le week-end dernier, ils ont réussi à se sublimer.

En terme de recrutement, vous avez fait des paris qui se sont avérés gagnants. Notamment en ce qui concerne Jonny Wilkinson dont le physique était sujet à interrogations.
Qu’est ce qu’on risque en signant Wilkinson ? Soit il redevient Jonny Wilkinson et dans ce cas là vous savez que vous allez jouer avec le meilleur 10 du monde. Soit il est à l’infirmerie et il ne vous coûte rien (rires). Mais quand on connaît le gusse, on peut être sûr que s’il joue une saison, il ne sera pas moyen. Ce genre de joueur sera au top car il n’accepte pas la médiocrité.

«Le professionnalisme implique d’en respecter les règles»

L’an dernier, vous aviez déclaré vous sentir comme le bâtard du rugby. Votre sentiment a-t-il changé ?
Non car je ne fais pas partie du milieu du rugby. Je ne suis pas un ancien joueur, je suis atypique et j’ai un franc parler dans un milieu où il faut parler de façon policée pour bien passer. Je sais que je suis un spoutnik dans ce milieu. Mais en faire partie n’est pas très important pour moi. En revanche, j’ai rencontré des présidents d’une nouvelle génération qui ont envie de faire avancer ce sport de façon positive. J’arrive à un moment où deux générations se passent le relais et ce n’est pas évident. Mais il faut accepter les règles du professionnalisme ou redevenir amateur. Le professionnalisme implique de respecter des règles sinon on va dans le mur. Donc, soit on joue le professionnalisme à fond, soit on redevient amateur ».

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  1. julien 13 avril 2010 à 19h

    du grand Mourad !!!! j'adore sa metaphore avec le hold up de banque !!!

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