Nicolas Depoortere sans excuse après la défaite de l’UBB : « Tout a été frustrant ! »
Nicolas Depoortere sans excuse après la défaite de l’UBB : « Tout a été frustrant ! »
Le dimanche 27 septembre 2026 à 10:35 par David Demri
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Battue à Perpignan (38-25) malgré de nombreuses situations offensives et trois essais refusés, l’Union Bordeaux-Bègles a encore laissé passer une occasion de décrocher sa première victoire à l’extérieur. Nicolas Depoortere n’a pourtant cherché aucune excuse après la rencontre. Pour le centre Bordelais, l’UBB s’est avant tout sanctionnée elle-même, notamment sur ses transitions après des pertes de balle.
Cinq essais encaissés, trois marqués et surtout beaucoup de regrets. L’UBB a eu des opportunités à Perpignan mais n’a pas affiché la même efficacité que son adversaire.
Dans le vestiaire, Yannick Bru a d’ailleurs immédiatement mis quelques chiffres sous les yeux de ses joueurs.
« Tout ça a été très frustrant »
Pour Nicolas Depoortere, la frustration vient principalement de l’incapacité Bordelaise à transformer ses temps forts en points.
Le centre regrette dans Midi Olympique plusieurs passages dans la zone de marque restés sans récompense :
« Tout ça a été très frustrant. Yannick Bru nous a donné quelques chiffres dans le vestiaire. Nous sommes rentrés au moins trois fois dans la zone de marque et nous n’avons pas su concrétiser. Contrairement à nous, Perpignan a su convertir ses occasions. »
L’enjeu était également important pour l’UBB, qui cherchait à débloquer son compteur loin de ses bases.
« C’est dommage parce qu’on sait que pour vraiment lancer une saison, il faut gagner à l’extérieur. On avait cet objectif, et on a échoué, voilà pourquoi j’ai parlé de frustration. »
86 points encaissés à Toulouse et Perpignan
Après les 48 points concédés à Toulouse, l’UBB en a donc encaissé 38 à Perpignan.
Une statistique impressionnante, mais qui ne pousse pas encore Depoortere à tirer la sonnette d’alarme.
Le Bordelais rappelle notamment que seulement quatre journées ont été disputées :
« Je ne sais pas si ça fait lourd, car si vous regardez les autres résultats des matchs de Top 14, vous vous rendrez compte qu’il y a des scores assez élevés partout. Ça montre l’intensité de notre championnat et la nécessité de ne pas se relâcher. Donc, non, ce n’est pas lourd. »
Il préfère également retenir que Bordeaux continue, pour le moment, à faire le travail à domicile.
« Nous n’en sommes qu’à la quatrième journée. Il ne faut pas s’enflammer, nous n’avons pas perdu à domicile. On va toucher du bois. On va continuer à essayer de faire des performances chez nous en attendant de vivre ce succès loin de nos bases qui va lancer notre saison. »
L’essai de Depoortere avait totalement relancé l’UBB
À la 48e minute, Nicolas Depoortere avait pourtant redonné beaucoup d’espoir aux siens.
Son essai concluait une action de 80 mètres et permettait à Bordeaux de revenir à seulement trois longueurs de Perpignan, 21-18.
À cet instant, les Bordelais ont réellement cru pouvoir renverser la rencontre :
« Oui, j’ai marqué assez tôt en deuxième période. On savait que c’était important de bien commencer le deuxième acte pour rester collés au score. Donc à ce moment-là, on a espéré revenir. »
Mais le centre revient immédiatement sur toutes ces situations qui auraient pu permettre à l’UBB de faire davantage.
« Nous nous sommes pénalisés nous-mêmes »
Trois essais ont notamment été refusés aux Bordelais.
Depoortere ne remet pas ces décisions sur le dos de l’arbitrage. Il insiste plutôt sur l’accumulation de petites erreurs qui a empêché son équipe de concrétiser.
L’UBB a, selon lui, largement contribué à ses propres difficultés :
« Mais je voudrais revenir sur nos essais refusés et sur ces moments où nous n’avons pas concrétisé de vraies situations. Nous avons par exemple subi un “bras cassé” sur un maul. J’ai en mémoire une pénalité sifflée contre nous aussi. Il y a eu plein de petites choses qui font que nous nous sommes pénalisés nous-mêmes. »
Difficile, dans ces conditions, d’identifier une seule action ayant définitivement fait basculer la rencontre.
L’efficacité Catalane a fait la différence
Malgré le score final, Depoortere considère que Bordeaux est resté dans son match.
Il ne retient donc aucun tournant précis :
« Pas spécialement, car mine de rien, nous nous sommes accrochés. Physiquement, nous n’avons pas “déjoué”, nous étions présents. Ce fut même un beau match, mais ce qui a fait la différence, c’est l’efficacité des Perpignanais quand ils sont venus chez nous. »
C’est précisément ce réalisme qui a manqué à l’UBB.
Deux essais encaissés sur des ballons Bordelais
Le chiffre peut surprendre : Bordeaux a notamment encaissé deux essais alors qu’il évoluait en supériorité numérique durant la première période.
Pour autant, Nicolas Depoortere ne considère pas que le système défensif Bordelais ait été défaillant.
Le problème se situe ailleurs : dans la capacité à se réorganiser immédiatement après une perte de balle.
Il identifie très précisément cette faiblesse :
« Non, pas spécialement défaillante. Je pense que nous avons souffert dans ce qu’on appelle la reconnexion, le moment où on perd le ballon alors que nous étions en train d’attaquer. Je crois, de mémoire, que nous avons encaissé deux essais sur nos propres ballons. »
Et Depoortere insiste : dans le jeu défensif placé, l’UBB a plutôt réussi à contenir la puissance Catalane.
« Je ne crois pas que la défense en elle-même ait été un point négatif sur ce match. Perpignan avait de gros porteurs que nous avons su mettre à mal. Je répète que c’est la transition, le switch, qui a posé problème. »

