« Notre famille est dévastée » : Le témoignage bouleversant du père de Noha Loubéty
« Notre famille est dévastée » : Le témoignage bouleversant du père de Noha Loubéty
Le mardi 24 février 2026 à 23:42 par David Demri
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Le monde du rugby amateur est encore sous le choc après le drame survenu dimanche à Sévérac-le-Château. Alors que l’ailier de 23 ans, Noha Loubéty, a été victime d’une violence inouïe sur le terrain, les nouvelles en provenance de l’hôpital de Toulouse apportent, ce mardi, un premier souffle d’espoir aux proches et au club aveyronnais.
Un état de santé stabilisé mais une grande prudence
Après quarante-huit heures d’angoisse absolue, le pronostic vital du jeune joueur n’est plus engagé. Bien que toujours en réanimation pour soigner une hémorragie cérébrale et un enfoncement de la boîte crânienne, Noha montre des signes encourageants.
« Noha n’est plus en urgence vitale, il a ouvert les yeux, il nous reconnaît, a confié un proche de la famille au journal Centre-Presse. On nous a dit néanmoins de rester très prudent. Il est toujours pris en charge en réanimation et doit y rester la semaine. Il réagit bien à tous les traitements. »
« Un coup de violence pure » sur la pelouse
Le président du club de Séverac, Jean-Pierre Herail, ne décolère pas face à la gratuité de l’acte. Il s’est confié dans les colonnes du journal Le Parisien.
Il décrit une scène d’une brutalité rare, captée par les caméras qui retransmettaient le match en direct, où un pilier adverse s’est jeté sur l’ailier frêle après un plaquage :
« C’était un coup de poing en pleine tempe comme on n’imagine pas en voir sur un terrain. C’était un coup de violence pure. Pour faire mal. L’arbitre lui a mis un carton rouge immédiatement et il était très choqué de ce qu’il a vu. »
L’effroi a rapidement gagné le stade lorsque l’état du jeune homme s’est dégradé au point de nécessiter une évacuation par hélicoptère.
Le président confie son traumatisme :
« Le coup qu’a reçu le gosse, c’était comme si on voulait tuer. Quand je me suis approché de Noha, il avait les yeux fermés et ne bougeait plus. J’ai cru qu’il était mort le gamin. »
Une famille entre dévastation et dignité
Alors que l’agresseur a été placé en garde à vue — ses tests toxicologiques s’étant révélés négatifs malgré son agitation — la famille de Noha a choisi de briser le silence.
Sur les réseaux sociaux, son père, Hugues Loubéty, a partagé un message poignant pour dénoncer une dérive inacceptable de son sport de cœur :
« Il est venu pour jouer au rugby, sa passion. Aujourd’hui, son pronostic vital est engagé à cause d’une violence inacceptable. Notre famille est dévastée et en colère. »
« Ce qui est arrivé à Noha peut arriver à tout le monde. La seule chose que je tiens à dire, c’est que tout le monde est maître de ses actes, et certains sont terribles de conséquence. Le rugby est un sport de combat, qui véhicule des valeurs qui doivent être respectées. Ce n’est malheureusement pas toujours le cas. À chacun d’en prendre conscience. Merci. »
La Fédération Française de Rugby, par la voix de son président Florian Grill, ainsi que le club de Maureilhan, se sont fermement désolidarisés de cet acte, qualifié d’isolé et d’inadmissible, alors qu’une cellule de crise accompagne désormais les joueurs de Séverac.
Nous souhaitons un bon rétablissement au joueur de #Sévérac Noha Loubéty qui et actuellement entre la vie et la mort après avoir subit un déchaînement de violence de la part d’un joueur d’un club adverse les terrains ne doivent pas devenir des zones de règlements de comptes. pic.twitter.com/JJDK29mFgL
— Les Bulls / Mordus du RCT (@MordusRct) February 23, 2026
2 Commentaires


Ma réaction est une réaction à froid d’un père de famille, ancien joueur et c.onnaissant bien le monde de la justice, et pour cause puisqu’ayant travaillé de nombreuses années à son service… Si l’agresseur en question était bien sous l’effet de produits comme il a été écrit (c.onditionnel bien entendu), ce n’est pas une circonstance atténuante qui doit être plaidée mais bel et bien aggravante. On ne peut plus se réfugier derrière des excuses de circonstances ayant altéré le discernement à un moment donné, lorsque les faits sont d’une telle gravité. J’espère que la justice, quoiqu’il en soit, passera de la façon la plus ferme et juste qu’elle puisse le faire, pour cette jeune victime avant tout pour qui nous souhaitons tous un rétablissement complet, pour sa famille dans l’angoisse et la peine, et ensuite par exemple pour tous ceux qui oseraient se risquer à de tels actes qu’on ne devrait voir ni dans le rugby ni ailleurs.
Modération ???