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« Notre sport n’a jamais été le football » : Pourquoi le rugby doit protéger son identité

« Notre sport n’a jamais été le football » : Pourquoi le rugby doit protéger son identité

Le lundi 30 mars 2026 à 18:09 par David Demri

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Le stade Jean-Alric a été le théâtre d’un incident qui dépasse le simple cadre du fait divers sportif. Vendredi soir, lors de l’affiche entre Aurillac et Biarritz, un journaliste radio a été violemment pris à partie alors qu’il exerçait ses fonctions. Son seul tort ? Commenter la rencontre avec une passion jugée trop bruyante ou partisane par certains spectateurs.

Si les condamnations ont été immédiates, notamment de la part de la LNR et du président cantalou Christian Millette qui a porté plainte, cet acte pose une question de fond sur l’évolution du public de l’ovalie. Ce n’est pas seulement un dérapage isolé, mais le symptôme d’une transformation profonde où l’appartenance à un club vire parfois à l’hostilité décomplexée.

Le danger d’un modèle calqué sur le football

Le rugby professionnel, en cherchant à se moderniser, a scénarisé ses tribunes et transformé ses clubs en véritables marques. Si le spectacle et les recettes y gagnent, cette stratégie exacerbe parfois les tensions.

À force de « chauffer les foules » et de construire des camps opposés, le sport prend le risque d’oublier sa singularité : celle de proposer une rivalité sans fracture et une convivialité unique.

L’éditorialiste de Midi Olympique, Emmanuel Massicard souligne d’ailleurs une limite à ne pas franchir pour préserver l’identité de ce sport :

« Notre sport n’a jamais été le football et il doit veiller à ne jamais le devenir. »

Vers une fin de l’exception rugbystique ?

Même la Pro D2 n’est plus à l’abri de ces tensions. Le risque du « clubisme » est de transformer la ferveur en pression et le soutien en rejet des autres. Le danger ultime serait de devoir un jour parquer les supporters ou séparer les publics, brisant ainsi le modèle de proximité qui fait la force du rugby français.

Plus qu’une simple remise en question, cet incident à Aurillac doit interpeller les dirigeants sur le modèle qu’ils souhaitent épouser. Le rugby a plus que jamais besoin de supporters passionnés, mais refuse de devenir un terrain d’affrontement entre clans.

En guise de conclusion pour son édito, Emmanuel Massicard a une grosse pensée pour le journaliste agressé. Extrait:

« En attendant la prise de conscience, il faut penser à Thomas, notre collègue agressé, comme on le ferait avec un joueur, un arbitre, un dirigeant ou un n’importe quel supporter. Lui dire que ce n’est pas ça le rugby. Lui dire enfin que nous avons hâte de le retrouver aux commentaires pour nous faire partager sa passion. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

3 Commentaires

  1. Ber0683 30 mars 2026 at 18h- Répondre

    Le comportement de certains joueurs est aussi sujet à interrogations…..non??

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  2. JP2683 30 mars 2026 at 19h- Répondre

    Oui Ber , mais aussi le comportement des supporters et les réseaux sociaux couvert par l’anonymat …………..

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  3. allez les petits 31 mars 2026 at 07h- Répondre

    Vaste rigolade :
    et le fric ? Et la pub?
    et les transferts ?
    et la course à l’armement?
    Et les médias?
    On a même un PSG dans le sud ouest, hégémonique et truqueur…