« Nous avons sombré dans le gouffre » : Gazzotti raconte le cauchemar
« Nous avons sombré dans le gouffre » : Gazzotti raconte le cauchemar
Le lundi 14 septembre 2026 à 10:56 par David Demri
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Écrasée par le Stade Toulousain (48-12), l’Union Bordeaux-Bègles accusait déjà 36 points de retard à la mi-temps. Marko Gazzotti révèle que les Girondins avaient alors un objectif très clair : défendre leur maillot et éviter une humiliation encore plus lourde.
L’UBB avait pourtant parfaitement lancé sa saison en pulvérisant le Racing 92. Huit jours plus tard, elle a découvert l’écart qui la séparait d’un Stade Toulousain évoluant à pleine vitesse.
« On a été pris à la gorge »
Bordeaux avait correctement négocié les dix premières minutes avant de perdre totalement pied. Incapables de ralentir les sorties de balle adverses, les joueurs de Yannick Bru ont toujours semblé en retard.
Marko Gazzotti reconnaît dans Midi Olympique la supériorité écrasante des Toulousains.
« On a été pris à la gorge. Ils ont toujours eu une seconde d’avance sur nous, et on n’a pas réussi à ralentir le jeu. »
Face à Antoine Dupont et ses partenaires, cette incapacité à contrôler le rythme s’est immédiatement traduite au tableau d’affichage.
Le numéro 8 bordelais décrit une première période sans aucune maîtrise.
« Contre Toulouse et ses excellents joueurs, si on n’arrive pas à ralentir le tempo, on sait qu’il y aura forcément des essais à la clé. En première mi-temps, on ne s’est jamais sortis de ce piège. »
Une faillite mentale assumée
Pour Gazzotti, l’explication ne se limite pas à la tactique ou à la vitesse toulousaine. L’UBB n’avait pas abordé ce choc avec la préparation mentale nécessaire.
Le troisième ligne emploie une image particulièrement forte.
« Nous n’étions pas prêts mentalement pour la première mi-temps, même si on a bien commencé pendant les dix premières minutes, puis nous avons sombré dans le gouffre. »
À 36-0 au moment de regagner les vestiaires, le match était terminé. Le discours bordelais ne pouvait donc plus porter sur une improbable remontée.
Éviter d’en encaisser 80
Les joueurs se sont demandé comment limiter les dégâts et retrouver un minimum de fierté. L’objectif était désormais de ne pas quitter Ernest-Wallon avec une défaite historique.
Gazzotti dévoile les mots échangés dans le vestiaire.
« On a essayé de relever la tête. On a essayé de se dire qu’il ne fallait pas se faire humilier ici et qu’on devait défendre notre maillot pour ne pas en prendre 80. »
L’UBB a au moins réussi à rééquilibrer les débats après la pause. Chaque formation a inscrit douze points durant le second acte, sans que les Bordelais se montrent réellement satisfaits de leur prestation.
Cette réaction tardive constitue une consolation très relative.
« Je crois qu’il y a eu 12-12 en deuxième période. On a au moins réussi à faire ça, même si on n’a pas été très bons pour autant. »
Une violente piqûre de rappel
Après seulement deux journées, Gazzotti refuse cependant de tirer des conclusions définitives. La lourde défaite replace l’UBB face au travail nécessaire, mais elle ne condamne pas sa saison.
Le Bordelais demande encore du temps avant de juger son équipe.
« Ce n’est que la J2. Ne faisons pas de conclusions trop rapides. On verra où on en sera après dix journées. »
Les Girondins devront désormais réagir dès leur prochaine rencontre à domicile face au Stade Français.


Lui, en premier n’a pas été à la hauteur de son statut de jeune international et il a sombré comme l’ensemble du huit de devant … quant aux lignes arrières, les Uberti, Moefana et Du Plessis, ils ont été catastrophiques non seulement en défense mais aussi sur leurs rares ballons d’attaque. Pour l’essai refusé, c’est une grave erreur d’arbitrage comme l’affirment Chabal et Imoft du crc car il n’y a en aucune manière écran de la part de Buros.