Image par défaut

« Nous étions déjà à 130 plaquages à la mi-temps » déplore un Grégory Alldritt lessivé

« Nous étions déjà à 130 plaquages à la mi-temps » déplore un Grégory Alldritt lessivé

Le lundi 15 juin 2026 à 9:39 par David Demri

Ne ratez plus aucune actu du RCT

Publicité

Le miracle rochelais n’aura pas duré jusqu’au bout. Revenus de très loin pour arracher une qualification en phase finale après un hiver compliqué, les Maritimes ont brutalement été stoppés dans leur élan par le Stade Français, dimanche soir à Jean-Bouin.

Corrigés sur le score de 45 à 5, les hommes de Ronan O’Gara ont semblé à court de ressources face à une équipe parisienne beaucoup plus fraîche, plus agressive et plus puissante.

Une équipe à bout de souffle

À l’issue de la rencontre, Grégory Alldritt n’a pas cherché d’excuse.

Le capitaine rochelais estime que son équipe n’avait tout simplement plus les ressources nécessaires pour rivaliser.

Le troisième ligne international a livré un constat très lucide.

« Nous avons couru après le score, mais ce n’était pas un manque d’envie ou une mauvaise attitude des mecs. Nous n’avions plus assez d’énergie pour aller chercher cette équipe-là, c’est tout… »

Même analyse du côté de Ronan O’Gara.

Le manager irlandais a lui aussi insisté sur la différence d’énergie entre les deux équipes.

« On a joué contre une équipe avec plus d’énergie, pas avec plus d’envie. »

Une première période étouffante

Le Stade Français a rapidement imposé son rythme.

Les Rochelais ont passé leur temps à défendre.

Une statistique résume parfaitement la physionomie de la rencontre.

Grégory Alldritt a révélé l’incroyable activité défensive de son équipe avant la pause.

« Nous étions déjà à 130 plaquages à la mi-temps, on s’est tué à la tâche. »

Une dépense d’énergie énorme qui a fini par peser.

« On ne remonte pas dix-neuf points comme ça, surtout face à une telle défense. »

La conquête a sombré

Comme si la fatigue ne suffisait pas, La Rochelle a également souffert dans les secteurs traditionnellement forts de son jeu.

La touche et la mêlée ont été dominées par les Parisiens.

Ronan O’Gara a pointé plusieurs secteurs inquiétants.

« Il y a certaines choses qu’il est nécessaire d’analyser comme la touche et la mêlée. »

Grégory Alldritt partage ce constat.

« On s’est tués sur leur défense et notre touche et notre mêlée n’ont pas été performantes. Partant de là, c’est compliqué de gagner un match… »

O’Gara assume ses responsabilités

Très marqué après la rencontre, le technicien rochelais a immédiatement assumé sa part de responsabilité.

Ronan O’Gara n’a pas cherché à se défausser.

« C’est très décevant. Le premier responsable, c’est moi, parce que c’était mon plan, ma préparation de semaine. Je tiens à féliciter leur staff car ils ont bien vu les faiblesses dans notre jeu. »

Avant de reconnaître la supériorité adverse.

« Il n’y a pas photo, c’est facile à accepter, la meilleure équipe a gagné. »

Une remontée qui a laissé des traces

Ces dernières semaines, La Rochelle avait dû livrer une véritable course contre la montre pour revenir dans le Top 6.

Une remontée spectaculaire qui a probablement coûté cher physiquement.

Alldritt estime que son équipe a payé ses efforts de fin de saison.

« On a laissé trop de forces ces derniers mois, quand d’autres équipes ont pu faire tourner et gérer leur effectif. »

Le capitaine rochelais a malgré tout tenu à saluer le parcours de son groupe.

« J’ai dit à la fin du match que j’étais fier du groupe. Cette saison, personne n’a lâché. »

« Finir comme ça, c’est un peu la honte »

Ronan O’Gara, lui, n’a pas caché sa profonde déception.

Le manager rochelais a utilisé des mots forts pour qualifier cette sortie de route.

Le technicien irlandais est apparu particulièrement touché.

« Finir comme ça, c’est un peu la honte pour moi, mais je peux comprendre. On a manqué d’énergie, il n’y avait pas suffisamment de jus dans les jambes. »

Après avoir réussi l’une des plus belles remontées de la saison, La Rochelle a finalement payé l’addition au pire moment. L’été sera long pour digérer cette sortie de route particulièrement brutale.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

3 Commentaires

  1. olivier83 15 juin 2026 at 11h- Répondre

    Les rochelais étaient carbonisé dès la vingtième minute de jeu.
    Plus d’énergie, mêlée et touche à la ramasse, toujours à courir après l’adversaire, peu de possession, des blessés qui rejoignent l’infirmerie… Une soirée calamiteuse pour eux…
    Vous pouvez mettre le Pape à la place de O’Gara, rien n’aurait changé.

    Bientôt, les effectifs devront être encore augmentés (pourquoi pas 60 joueurs, tant qu’on y est!), tant en terme de quantité que de qualité, pour faire face à un Top14 marathon, les doublons, les Coupes d’Europe et les blessures. Tout ça, dans un contexte économique défavorable…

    Et l’on participe à une compétition internationales juste après le Top14, comme si nos internationaux n’étaient pas assez cuits comme ça!

    A ce rythme là, le rugby français va droit dans le mur (sauf UN club, suivez mon regard)…
    Heureusement que le ercete ne s’est pas qualifié à la place de La Rochelle, ça aurait été un carnage!
    Notre non participation aux phases finales permet de gagner quelques semaines de repos supplémentaires, pour recommencer dès la rentrée, ce rythme infernal…

  2. M.C 15 juin 2026 at 13h- Répondre

    Ça ne fait rien, cette remontée dans le TOP 6, était à elle seule une performance, car inespérée.
    L’année prochaine sera toute autre.
    Tous les supporters du SR, félicitent le stade et ses joueurs.

    2
    2
  3. Raffidinfluence 15 juin 2026 at 13h- Répondre

    C n’importe quoi. On a été defonce en conquête. C une sortie de route annoncée. Aucun supporter rochrlais n’a jamais cru que l’on pouvait gagner le top 14. Notre équipe est jeune. Il faut tout reconstruire. La question c qui sera titulaire en 1ere ligne et qui en deuxième ligne. Le reste c de la littérature. Pour le moment, je ne vois rien qui arrive de positif. En tous cas pas de regret pour Sclavi, pas de regret pour Latou. Seuls les départs de wardi et Cancorriet seront regrettes.