« On a vu des préparateurs mentaux » : Guillard dévoile le plan secret des Bleus contre l’indiscipline

« On a vu des préparateurs mentaux » : Guillard dévoile le plan secret des Bleus contre l’indiscipline

Le jeudi 29 janvier 2026 à 23:36 par David Demri

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À l’approche du choc d’ouverture du Tournoi des 6 Nations contre l’Irlande, Mickaël Guillard s’impose comme l’un des nouveaux visages incontournables du pack tricolore. Révélation de l’édition précédente, le Lyonnais aborde ce nouveau chapitre avec une polyvalence précieuse et une maturité croissante.

Entre la « cage » et le couloir : l’atout polyvalence

Utilisé en deuxième ligne lors des derniers entraînements à Marcoussis alors qu’il a souvent officié en numéro 8, Guillard ne fait aucune fixation sur son poste.

Le Lyonnais s’est confié via Midi Olympique :

« Je n’ai pas de préférence. Que ce soit 5 ou 8, ce sont deux postes similaires. Dans les deux cas, on nous demande un peu les mêmes choses : on est au milieu du terrain, on prend les ballons, on tente de franchir la ligne d’avantage. La seule différence, c’est la couverture au fond du terrain pour un numéro 8, ou l’effort en mêlée pour un deuxième ligne. […] Quel que soit le poste, je prends un maximum de plaisir à jouer au rugby. Du moment que je suis sur le terrain, je suis heureux. »

Le défi irlandais et le respect des Lions

Conscient de l’exigence du niveau international, il ne tarit pas d’éloges sur ses futurs adversaires du 5 février.

« J’ai joué le pack irlandais l’année dernière et au niveau international, c’est ce qu’il se fait de mieux en la matière. Les Irlandais sont des joueurs athlétiques, physiques et mobiles. Ils sont aussi excellents sur les ballons portés et en mêlée fermée. Leur deuxième ligne Tadgh Beirne a par exemple été élu meilleur joueur de la dernière tournée des Lions britanniques et irlandais en Australie. C’est donc un énorme défi qui nous attend au Stade de France, le 5 février prochain. »

Un statut qui s’affirme sans certitudes

S’il se sent plus intégré, le joueur reste lucide sur la fragilité d’une place en Bleu.

« Je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai changé de statut mais ma place est un peu plus confortable qu’elle ne l’était à mes débuts. Je ne suis plus le joueur d’il y a un an, celui qui découvre le groupe et les systèmes. Je sais que mes coéquipiers me font davantage confiance sur le terrain parce que j’ai pu matcher avec eux, ces derniers mois. Mais je sais aussi que personne n’est jamais installé en équipe de France. On peut faire deux saisons incroyables et très vite, ne plus jamais y être appelé. » Quant à son rôle de leader, il préfère la discrétion : « Pour l’instant, je reste donc tranquillement à ma place. »

Chasse aux pénalités : le recours au mental

Pour corriger l’indiscipline chronique sur les hors-jeu, le staff a mis en place une méthode singulière mêlant psychologie et technique.

« On a aussi fait des réunions avec des préparateurs mentaux pour savoir comment s’organiser sur les points de contact, pour comprendre quels sont nos points de repère quand on arrive au ruck… Les quarante-deux joueurs présents à Marcoussis cette semaine ont également eu un questionnaire à remplir pour savoir quelles étaient leurs habitudes à ce sujet. »

L’objectif de ce travail mental est clair :

« Parce qu’il fallait qu’on soit tous alignés là-dessus, parce que les codes en club sont différents de ceux utilisés en équipe de France. Aujourd’hui, on utilise désormais tous les mêmes codes pour être vraiment le plus efficaces possible. »

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