« On avait prévu 14, on n’en a eu que 12 » : Les révélations d’Edwards après le carnage de Cardiff
« On avait prévu 14, on n’en a eu que 12 » : Les révélations d’Edwards après le carnage de Cardiff
Le mardi 17 février 2026 à 23:46 par David Demri
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Après la démonstration de force à Cardiff (54-12), le XV de France trône en tête du Tournoi avec un bilan comptable parfait. Mais pour Shaun Edwards, l’architecte de la défense française, le score fleuve n’est pas qu’une question de panache : c’est un calcul stratégique qui pourrait s’avérer crucial lors du décompte final.
La différence de points comme juge de paix
Avec une différence de +62, les Bleus possèdent déjà une avance confortable sur l’Écosse et l’Angleterre.
Edwards, qui garde en mémoire les désillusions passées, fait de cette statistique une priorité absolue via Rugby Pass:
« Je me souviens de ma première compétition avec la France, en 2022, nous avons perdu à la différence de points, donc c’est quelque chose dont nous étions très, très conscients, et de garder le nombre de points encaissés bas. On avait prévu 14, on n’en a eu que 12 »
Un rugby « pro-attaque » qui change la donne
Pour le technicien anglais, les scores records de ces dernières semaines (comme les 102 points encaissés par le Pays de Galles en deux matchs) doivent être analysés à travers l’évolution des règles du rugby moderne :
« Les gens doivent réaliser que le nombre de points marqués en rugby est 100% différent de la manière dont ils étaient marqués il y a 15 ans, 10 ans, parce que les règles sont tellement pro-attaque. Se prendre une petite raclée avant, c’était 25-3 ou quelque chose comme ça, mais maintenant c’est 50 et quelques. »
La force de la concurrence interne
Malgré la détresse de son ancienne équipe galloise, Edwards souligne la maturité du groupe France, capable de s’adapter aux nouveaux défis et de maintenir un niveau de performance exceptionnel, même lorsque Fabien Galthié bouscule la hiérarchie :
« Ce que j’ai constaté avec les Français, c’est que lorsqu’ils sont challengés, c’est là que vous voyez le meilleur d’eux-mêmes. Vous avez vu ce qui s’est passé récemment, certains joueurs incroyablement bons, des grands de tous les temps, ont été remplacés par des joueurs de 21 ans ; rien ne vaut cette pression permanente pour conserver sa place. »
Avec le retour de cadres comme Charles Ollivon ou Thibaud Flament, et l’éclosion de jeunes talents mobiles, la défense française semble avoir trouvé l’équilibre parfait pour répondre à l’obsession de son mentor : encaisser le moins possible pour s’offrir le droit de rêver au sacre.
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