« On avait un peu honte » : Les Bayonnais reviennent sur leur humiliation
« On avait un peu honte » : Les Bayonnais reviennent sur leur humiliation
Le mercredi 16 septembre 2026 à 21:18 par David Demri
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Humilié à Pau lors de la précédente journée, l’Aviron Bayonnais doit immédiatement réagir contre Clermont. Tom Spring reconnaît que les joueurs ont éprouvé de la honte après cette lourde défaite, marquée par une défense beaucoup trop permissive.
L’ailier bayonnais refuse cependant de rester bloqué sur cette claque. Avant la réception de l’ASM samedi, il demande à son équipe de retrouver davantage de maîtrise, de collectif et surtout d’efficacité à proximité de la ligne adverse.
« C’est trop facile »
Les Bayonnais ont rapidement analysé les raisons de leur effondrement au Hameau. Malgré quelques séquences positives, leur incapacité à ralentir les attaques paloises a rendu la tâche presque impossible.
Tom Spring reconnaît dans Midi Olympique que l’Aviron a offert des essais beaucoup trop facilement.
« Déjà, on avait un peu honte. Dans cette défaite, il y a quand même un peu de positif. C’est juste que nous avons pris des essais sur des actions où les Palois n’ont même pas gardé le ballon. Ils ont fait trois passes et ça donnait un essai. C’est trop facile. »
Le carton rouge reçu dès les premières minutes a profondément modifié le rapport de force. Bayonne a dû jouer quasiment toute la rencontre en infériorité numérique, mais Spring refuse d’utiliser cet événement comme une excuse suffisante.
L’ailier estime que son équipe a abandonné trop rapidement.
« Tu prends un rouge à la troisième minute, c’est toujours faussé, c’est dur de tenir 80 minutes, même si nous avons lâché un peu trop vite. »
Une occasion immédiate de se racheter
Le calendrier offre rapidement une possibilité de réponse aux joueurs de l’Aviron. Une semaine après la correction reçue à Pau, Clermont se présente à Jean-Dauger.
Tom Spring veut désormais laisser la défaite derrière lui.
« On avait honte, mais on a de la chance dans notre sport, car chaque week-end, tu peux te rattraper. Clermont arrive ce week-end, nous nous sommes concentrés sur nous et sur eux, plutôt que sur le match qui est passé. »
La rencontre face à l’ASM doit permettre de mesurer la capacité de réaction du groupe. Bayonne devra cependant corriger une difficulté récurrente : son manque d’efficacité offensive.
Six occasions dans la zone de marque sans scorer
À l’extérieur, l’Aviron éprouve régulièrement les pires difficultés à concrétiser ses temps forts. Les Bayonnais doivent multiplier les possessions près de la ligne pour parvenir à inscrire un essai.
Spring constate que son équipe a besoin de beaucoup trop d’occasions pour marquer.
« À l’extérieur, nous n’avons jamais réussi à marquer facilement. À chaque fois, il faut huit entrées. Là, nous avons six ballons dans la zone de marque, nous ne marquons pas et c’est finalement sur un exploit personnel qu’il y a un essai. On le sait… »
Le problème semble moins lié à la capacité de Bayonne à atteindre les zones dangereuses qu’à la précipitation affichée au moment de conclure.
L’ailier appelle ses partenaires à retrouver davantage de patience et de collectif.
« Il faut peut-être que l’on se concentre un peu plus lorsque l’on arrive proche des lignes et que l’on soit plus collectif. On veut peut-être marquer trop vite parce qu’on a le ballon et que la ligne se trouve juste ici. On se précipite. Ça nous fait peut-être un peu défaut. »
Les occasions pourraient être beaucoup moins nombreuses contre Clermont. L’Aviron devra donc exploiter rapidement les possibilités qui se présenteront.
Tom Spring sait que son équipe ne pourra pas gaspiller autant de munitions.
« Samedi contre Clermont, il faudra marquer vite parce qu’il n’y aura pas beaucoup d’opportunités. Nous avons bien travaillé, nous verrons bien… »
Une préparation physique beaucoup plus intense
La nouvelle règle concernant les remplacements oblige les trois-quarts à rester plus longtemps sur la pelouse. Les joueurs doivent désormais être capables d’enchaîner 80 minutes avec moins de possibilités de rotation.
Spring assure avoir toujours l’ambition de disputer l’intégralité des rencontres.
« Quand tu joues un match de rugby, tu as envie de jouer le match en entier. L’année dernière, nous étions peut-être moins prêts physiquement. »
Le groupe bayonnais a adapté sa préparation estivale afin de répondre à cette nouvelle exigence.
L’ailier révèle l’importance du travail physique réalisé durant l’intersaison.
« Nous avons travaillé très, très dur cet été. J’espère que ça va commencer à payer, à porter ses fruits. C’est important de faire 80 minutes, car si tu as des crampes et que tu dois sortir, ça va barder pour le dernier remplacement. »
Un futur duel familial face au Racing
Après Clermont, l’Aviron se déplacera chez un Racing 92 également en difficulté. Tom Spring refuse néanmoins de se projeter sur cette rencontre avant d’avoir répondu présent face à l’ASM.
Le Bayonnais rappelle que son équipe traverse elle-même une période délicate.
« C’est sûr, mais il faut d’abord gagner ce week-end avant de penser au Racing qui est en difficulté. Nous ne sommes pas non plus en grande forme après la rouste prise la semaine dernière. »
Ce déplacement francilien pourrait également permettre à Tom Spring de croiser son frère Max, joueur du Racing 92.
Les deux frères ont déjà évoqué les difficultés rencontrées par leurs équipes respectives.
« J’ai eu mon frère au téléphone, c’est vrai qu’ils ne sont pas en grande forme non plus. On verra. D’abord, il y a Clermont. »

