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« On doit assumer d’avoir fait des conneries » : Le discours très fort de Maxime Lucu

« On doit assumer d’avoir fait des conneries » : Le discours très fort de Maxime Lucu

Le samedi 2 mai 2026 à 14:49 par David Demri

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Le demi-de-mêlée de l’Union Bordeaux-Bègles, Maxime Lucu s’est longuement confié dans les colonnes de L’équipe à l’approche de la demi-finale de Champions Cup à venir contre Bath.

Il est tout d’abord revenu sur la claque reçue contre Montpellier, le week-end dernier, à domicile. Extrait:

On a été forcément touchés après cette claque et c’est normal. Le contraire m’aurait un peu inquiété après avoir perdu de cette façon à cause d’un manque d’agressivité et d’envie.

Il y a eu deux phases cette semaine. D’abord, entre guillemets, celle des règlements de comptes pour cracher un peu le venin. On ne pouvait pas faire non plus comme si ce n’était pas grave. On en a parlé entre nous hier (mardi) matin pour mieux comprendre les raisons. Puis on devait faire passer la pilule très rapidement et basculer sur une autre compétition.

Pour éviter de trop gamberger, il a rapidement pris le « lead » du groupe. Extrait:

Il a fallu prendre le lead et ses responsabilités. Le but n’est pas de se morfondre ni d’incriminer qui que ce soit. Ça ne sert à rien de gamberger. Comme j’ai dit aux mecs que je voyais un peu tristes, on doit assumer d’avoir fait des conneries, de ne pas avoir été bons et accepter les critiques.

Mais surtout se demander « qu’est-ce qu’on fait pour réagir ? »Il fallait remettre de l’enthousiasme et de la confiance. Ça, c’est le rôle du capitaine et des leaders de jeu. On n’est pas devenus de mauvais joueurs en deux semaines.

C’est encore plus important et excitant de le faire quand on est au pied du mur. Ça révèle des personnalités. Il faut trouver les bons mots et les bons leviers. Je connais par coeur l’état d’esprit du groupe. On vit ensemble des moments incroyables depuis quelques années. Cette semaine-là doit l’être aussi, comme avant le quart face à Toulouse (30-15).

Moi, je n’ai pas envie de tout gâcher sous prétexte qu’on est passés à côté contre Montpellier. On n’a pas vécu une saison facile, avec un nouveau statut à gérer, des bas et plus de blessures longues. On a aussi parfois le don de se foutre dans des situations que l’on pourrait contrôler, mais dans la difficulté, je trouve qu’on se trouve bien. La pression, la tension et l’excitation sont au maximum pour défendre notre titre avant cette demi-finale.

Dans la foulée, Maxime Lucu indique avoir toujours apprécié ces moments difficiles, lors desquels il fallait baisser la tête pour revenir plus fort. Extrait:

Ça m’a toujours plu de revenir quand la tête est baissée et de savoir comment on va se relever, même si j’aimerais, bien sûr, et encore plus mes proches, que tout soit plus facile. (Sourire) Ma carrière n’a jamais été linéaire, que ce soit individuellement et collectivement, mais je me suis toujours révélé. C’est tellement challengeant de voir le caractère que tu peux en dégager.

Quand j’étais plus jeune, j’avais du mal à évacuer les défaites. Puis, plus j’ai grandi, plus j’ai compris qu’un parcours est fait de hauts et de bas. Je prends du plaisir à trouver des solutions pour essayer de basculer dans le positif et de revivre des épopées, comme on l’a fait après la finale de 2024 (déroute 59-3 contre Toulouse en Top 14).

Tout le monde aurait pu s’écrouler, mais on est revenus avec l’envie de ne pas être ridicules, de ne pas écouter ce qui se disait, de montrer qu’on était capable de retourner en finale. Et on a réussi à remporter un titre derrière. C’est l’histoire de ce groupe à Bordeaux et de mon cas personnel.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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