« On nous mentira, mais c’est ainsi » : Une nouvelle triche en Top 14, la LNR est sans solution
« On nous mentira, mais c’est ainsi » : Une nouvelle triche en Top 14, la LNR est sans solution
Le mardi 28 avril 2026 à 11:30 par David Demri
Publicité
Le retour aux huit changements en Top 14 et Pro D2 dès la saison prochaine ne fait pas que des heureux.
Un point précis du règlement suscite déjà la polémique : l’exception faite aux piliers et talonneurs.
Contrairement aux autres postes, une première ligne remplacée peut revenir en jeu si son suppléant se blesse.
Un passe-droit destiné à garantir la sécurité en mêlée, mais qui ouvre la porte à d’éventuelles dérives.
Une faille réglementaire impossible à surveiller ?
Le problème est simple : si un remplaçant en première ligne simule une blessure, le titulaire (souvent plus performant) peut reprendre sa place.
Pour Bernard Dusfour, président de la commission médicale de la LNR, le doute n’est pas permis. Celui-ci s’est confié via Midi Olympique :
« Il y aura des tricheries, c’est certain. Ce n’est pas un secret malheureusement. Comme pour tout règlement, des personnes essaieront de jouer avec pour en tirer profit. Cela arrivait par le passé et ça arrivera demain. Lors de la dernière Coupe du monde, des joueurs étaient sortis sur protocole commotion de manière vraiment suspecte.»
Le corps médical se retrouve face à un mur :
-
La parole du staff fait foi : Si un médecin de club affirme qu’un pilier a mal au dos, l’arbitre ou le délégué ne peuvent pas contester.
-
Le principe de précaution : On ne peut pas forcer un joueur de première ligne à disputer une mêlée s’il se dit blessé, le risque de paralysie ou de blessure grave étant trop élevé.
-
Aucun suivi après match : La LNR refuse de mettre en place des contrôles post-match pour vérifier la réalité des blessures, jugeant cela inutile.
« Zéro risque » contre « Malice tactique »
Bernard Dusfour poursuit :
« Quand on noue dit qu’un pilier a mal au dos par exemple, vous devez croire le staff médical. C’est logique. Que voulez-vous faire ? C’est impossible de prendre le risque et de laisser un joueur amené à faire des mêlées sur le terrain. Je serai toujours pour la précaution dans ces cas-là. Parfois on nous mentira, mais c’est ainsi. »
Cette règle est un vrai casse-tête éthique. D’un côté, la sécurité des joueurs est la priorité absolue.
De l’autre, certains observateurs craignent que la « malice » des staffs techniques ne transforme ce dispositif médical en un avantage tactique déloyal pour faire revenir des joueurs cadres en fin de match.
Pour les instances, il vaut mieux accepter quelques tricheries que de risquer la vie d’un joueur sur une mêlée écroulée. Un débat qui risque de s’enflammer dès les premières journées du prochain championnat.
10 Commentaires


Bien évidemment , tous les entraineurs malin vont s’engouffrer dans la brèche . Tu remplaces ton pilier titulaire , à la fin du match tu simules une petite commotion de ton pilar remplaçant et ton titulaire rentre reposé … d’ailleurs c’est deja la tactique actuelle pour bon nombre .
Bonjour Bougnatix
bravo à tes couleurs pour leur superbe exploit à Toulouse, mais….. cela ne nous arrange pas !!
Il suffit de décréter qu’il ne pas jouer le prochain match et on verra si ça triche
Oui bien vu ton idée….
Fais en part aux instances . Qui sait ?
Exactement. Si un joueur est blessé, il ne joue pas le match suivant.
Maintenant, on tombera dans l’excès inverse, les joueurs ne montreront pas leur blessure pour ne pas être exclu du match suivant.
Pour le coup, surtout au poste de pilier, masquer une blessure n’est pas vraiment dans l’esprit et encore moins dans l’intérêt de l’équipe sur le match en court vu l’importance de leur rôle dans toutes les phases du jeu.
S’agissant d’un poste à risque, un première ligne remplaçant qui sortirait sur blessure serait automatiquement écarté du match suivant ce qui serait cohérent.
Reste qu’on ne joue pas toutes les semaines et que les filouteries fonctionneraient dans un certain nombre de maths.
Très bonne idée .
Bonne solution Aluminium
D’où ils sortent tous ces pouces rouges de mer . de…. ? J’ai bien une idée…. mais ce serait quand même triste pour eux d’en arriver là…
Pourquoi ne pas accepter 8 remplaçants avec systématiquement un droit de retour en jeu d’un joueur remplacé, avec ou sans blessure ? Ce pourrait être accepté une seule fois par joueur bien sûr.