« On n’y va pas en victime » : Le RCT ne veut surtout pas utiliser la Challenge Cup pour « souffler »
« On n’y va pas en victime » : Le RCT ne veut surtout pas utiliser la Challenge Cup pour « souffler »
Le jeudi 15 octobre 2026 à 20:30 par David Demri
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Le Rugby Club Toulonnais ouvre sa campagne de Challenge Cup ce vendredi soir sur la pelouse d’Édimbourg. Dans une période délicate pour le club varois, Maxime Petitjean refuse de considérer cette compétition comme une simple parenthèse dans la saison.
Le technicien veut profiter de ce déplacement pour relancer plusieurs joueurs en manque de temps de jeu, tout en maintenant les exigences affichées lors de la précédente rencontre.
Avec seulement quatre journées de phase de poules, le RCT sait que chaque résultat peut peser lourd dans la course à la qualification. Face à une formation écossaise réputée pour son jeu offensif, les Rouge et Noir devront rapidement trouver leurs repères.
« On n’y va pas en victime »
Pour Maxime Petitjean, la Challenge Cup représente une véritable opportunité sportive. Le staff dispose d’un effectif suffisamment fourni pour effectuer des rotations sans renoncer à ses ambitions.
Plusieurs joueurs peu utilisés depuis le début du Top 14 vont ainsi pouvoir démontrer qu’ils méritent davantage de responsabilités.
Le technicien toulonnais explique sa philosophie et adresse un message aux joueurs relancés :
« On veut prendre les matches les uns après les autres. C’est une compétition très rapide comme la Champions Cup, il n’y a que quatre matches. Tous les points sont importants à prendre. On se déplace chez Edimbourg, une équipe qui envoie énormément de jeu. On les respecte énormément, on sait que l’on va avoir une tâche difficile car il faudra être bien en place, ils tiennent énormément le ballon. Cette compétition nous permet aussi de relancer certains joueurs qui n’ont pas eu énormément de temps de jeu depuis le début de la saison.
On a une profondeur d’effectif assez conséquente. On y va avec une superbe équipe et on verra ce qui va se passer. Mais on n’y va pas en victime. On a pas mal de mecs qui étaient frustrés de ne pas avoir beaucoup de temps de jeu, maintenant c’est à eux de passer devant. On compte sur tout le monde. On espère que l’on devra se gratter la tête pour faire les prochaines compositions d’équipes. »
Une compétition courte où chaque point comptera
Le calendrier européen réserve cette saison une particularité : une première journée de Challenge Cup avant un retour immédiat au Top 14.
Une organisation que Petitjean juge inhabituelle, sans vouloir s’en servir d’excuse.
Le technicien évoque cette programmation et l’état d’esprit du groupe :
« C’est un peu bizarre cette année ce qu’ils ont voulu faire en mettant un match puis ensuite repartir sur le Top 14. On prend comme ça, on n’a pas le choix. Cela nous permet de relancer pas mal de joueurs. Tout le monde a une grosse envie, on y va avec de la détermination et on espère avoir de bonnes surprises vendredi soir. »
Le RCT devra également éviter de prendre trop de retard dans sa poule. Seules les trois premières équipes de chaque groupe accéderont à la phase finale.
Petitjean insiste sur l’importance de ramener des points dès ce premier déplacement :
« On va prendre les uns après les autres. On sait très bien que si on prend 0 point demain, on se met une épine dans le pied. Il n’y a que les trois premiers de chaque poule qui se qualifient. C’est une compétition que l’on va jouer à fond et on fera le calcul à la fin des quatre journées. »
Édimbourg, un adversaire offensif à surveiller
Le souvenir du précédent déplacement en Écosse reste présent dans les esprits toulonnais.
Cette fois, les conditions météorologiques devraient être plus favorables, mais le danger principal demeure le même : une équipe d’Édimbourg capable de conserver longtemps le ballon.
Maxime Petitjean identifie les priorités tactiques pour ce rendez-vous :
« C’était un match compliqué que nous avons tous encore en mémoire. Les conditions météo seront différentes car ils n’annoncent pas de pluie, le temps ne devrait pas être trop mauvais. L’équipe d’Edimbourg n’a pas changé de philosophie. C’est une équipe qui aime tenir le ballon. Notre priorité sera d’être bien en place défensivement, bien respecter la stratégie que l’on met en place et bien jouer nos ballons de turnover. »
L’entraîneur toulonnais refuse également de sous-estimer la difficulté globale de la poule, qui comprend notamment les Harlequins, les Ospreys et le Black Lion.
Il détaille les obstacles qui attendent les Rouge et Noir :
« Il n’y a pas de petite équipe, tous les matches vont être disputés. Edimbourg sort de trois matches avec trois victoires dont deux à l’extérieur. C’est une équipe basée sur l’offensive, ce sera un gros match. Les Harlequins font partie des meilleures équipes du championnat anglais.
Le Black Lion on la connait un peu moins mais ce sera un match assez rude je suppose. Les Ospreys font aussi partie du paysage Européen du rugby. Quatre belles équipes, quatre belles affiches. On analysera au fur et à mesure les matches que l’on aura à jouer. Pour le moment on se concentre sur Edimbourg mais bien évidemment que ce n’est pas une poule facile pour nous. »
« On n’a pas le temps de souffler »
Enfin, Maxime Petitjean a écarté l’idée d’utiliser cette première rencontre européenne pour relâcher la pression.
Dans la situation actuelle du Rugby Club Toulonnais, le staff souhaite au contraire consolider les progrès observés lors du dernier match.
Le technicien prévient qu’une baisse d’exigence serait particulièrement malvenue :
« On ne va pas souffler, surtout dans notre situation actuelle, on n’a pas le temps de souffler. Au contraire, on va se servir de ce match pour valider ce que nous avons fait le week-end dernier. On veut garder les standards affichés la semaine dernière et ce serait une grosse désillusion que de baisser sur certains points. Donc ce n’est pas une coupure, ça doit nous permettre à continuer de progresse et valider nos acquis. »

