On sait jusqu’à quand pourra jouer le Racing 92 à Paris La Défense Arena avant de déménager définitivement

On sait jusqu’à quand pourra jouer le Racing 92 à Paris La Défense Arena avant de déménager définitivement

Le jeudi 8 janvier 2026 à 11:25 par David Demri

2 Commentaires

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Le Racing 92 a trouvé son point de chute pour les prochaines saisons. Malgré la vente de la Paris La Défense Arena au géant américain Live Nation, le club francilien restera encore dans sa salle actuelle jusqu’à la fin de l’année 2026. Ensuite, direction Colombes, berceau historique du Racing, pour un retour annoncé début 2027.

Un accord qui évite un nouveau nomadisme

La crainte d’un Racing à nouveau contraint de jouer aux quatre coins de l’Île-de-France a vite été écartée. « Tout ce qui était prévu jusqu’à fin 2026 reste en l’état », glisse Jacky Lorenzetti, propriétaire du club. Concrètement : plus de délocalisations à Créteil, où le Racing avait déjà disputé trois rencontres cette saison entre le Top 14 et la Challenge Cup.

Colombes version 2027 : un stade à l’anglaise

La suite est déjà dessinée. Le futur stade d’Yves-du-Manoir doit proposer environ 14 000 places, une pelouse synthétique et des espaces hospitalités modernisés. Ce projet avoisine les 23 millions d’euros, financés en grande partie par le Racing avec un soutien de la Région. Une autorisation d’occupation de cinquante ans a été votée début décembre, assortie d’un loyer fixe annuel et d’un pourcentage sur la billetterie. Le club pourra en plus activer un naming, comme le veut le rugby moderne.

Un recours qui complique le calendrier

Un obstacle demeure : un recours a été déposé devant le tribunal administratif par le Racing Club de France (football), voisin et distant cousin du club. Eux rêvent d’un équipement plus grand, taillé pour une montée dans le monde pro. Les discussions sont en cours, mais ce recours pourrait retarder le lancement des travaux. Pour que le Racing soit à Colombes en 2027, le chantier doit impérativement démarrer à temps.

Après l’Arena, une équation économique à réinventer

Au-delà du stade, un sujet plus sensible affleure : l’équilibre financier. Depuis son inauguration, la Paris La Défense Arena a permis au Racing d’absorber une partie de ses pertes grâce aux concerts et spectacles. Sans cette source de revenus, il faudra compenser. Lorenzetti se veut rassurant : « On va améliorer le réceptif de Colombes, avec 1 800 places d’hospitalités dont 1 200 fermées. Et ne pas jouer à l’Arena, c’est aussi moins de frais de sécurité et de maintenance. »

Le patron du Racing assume aussi penser à l’avenir actionnarial du club : « Je n’ai pas le droit d’abandonner tous ceux qui travaillent pour le Racing. C’est pour cela que je cherche un actionnaire. J’aimerais rester à 60 %. »

Un club toujours attractif

Reste la question : le Racing reste-t-il séduisant sans l’Arena ? Lorenzetti balaie toute inquiétude : « Ce n’est pas le même prix d’entrée, mais le Racing reste appétissant. » Le changement de modèle se précise, mais l’ambition demeure.

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2 Commentaires

  1. Rémy63 8 janvier 2026 at 11h- Répondre

    Il aura bien entubé tout son monde. Enfin, entuber, c’est à partir du moment où on pense que les pouvoirs publics ignoraient l’issue actuelle, ce que je ne crois pas. On appelle ça du détournement de fonds publics (200M d’euros + donc les 26M nécessaires pour Du Manoir) et délit d’initié. Mais tout va bien.

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  2. LLOYD 8 janvier 2026 at 14h- Répondre

    L ‘Arena c’est le fond de commerce du Racing , une grosse source de revenus et sans cette mane financière on se demande comment le Racing va pouvoir se financer à l’avenir , d’autant plus qu’à Colombes il se pourrait qu’il y ait nettement moins de spectateurs qu’à la Défense étant donné la difficulté pour s’y rendre comparée à la facilité des transports pour la Défense.