« On s’en fout de jouer à La Beaujoire » : Un ancien Toulonnais très remonté avant d’affronter l’UBB

« On s’en fout de jouer à La Beaujoire » : Un ancien Toulonnais très remonté avant d’affronter l’UBB

Le dimanche 1 novembre 2026 à 21:04 par David Demri

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Le RC Vannes pensait tenir une prestation de référence face à Lyon. Pendant cinquante minutes, les Bretons ont rivalisé avec le LOU avant de complètement céder dans la dernière demi-heure. Une fin de rencontre particulièrement frustrante pour le demi de mêlée vannetais, qui refuse de retenir uniquement les bonnes séquences de son équipe et appelle déjà ses partenaires à se mobiliser pour la réception de Bordeaux-Bègles.

Malgré un plan de jeu efficace pendant une grande partie de la rencontre, Vannes n’a pas réussi à maintenir son niveau d’intensité jusqu’au coup de sifflet final. Une défaillance collective qui laisse des regrets, d’autant que le score final ne reflète pas les cinquante premières minutes livrées par les Bretons.

« On ne peut pas être contents de juste jouer 50 minutes »

Le demi de mêlée du RCV a d’abord reconnu la difficulté d’analyser immédiatement cet effondrement.

Dans Midi Olympique, il a expliqué comment son équipe avait progressivement perdu le contrôle de la rencontre :

« C’est dur de l’analyser à chaud. On fait 50 très bonnes premières minutes, comme vous l’avez dit. Après, on prend un peu l’eau, on est pris dans l’agressivité, Lyon fait une grosse fin de match aussi… Ça a été dur d’être constants tout au long du match. Il y a de la frustration parce que le plan était bon — il a marché pendant 50 minutes — et le score est lourd à la fin. Il ne faut pas être abattus parce qu’il faut déjà basculer sur le prochain match, mais il y a du travail à faire dessus. »

Pour autant, le joueur breton ne souhaite pas se satisfaire de la qualité du jeu produit pendant une partie de la rencontre.

Son analyse est particulièrement sévère :

« On ne peut pas être contents de juste jouer 50 minutes et d’en prendre 40 derrière. Aujourd’hui, si on est des compétiteurs, il ne faut pas être contents. Ce n’est pas parce qu’on a fait 50 bonnes premières minutes… C’est peut-être aussi que Lyon a fait 50 mauvaises premières minutes. On ne peut pas se satisfaire de juste ça. Il faut qu’on bascule sur autre chose et ne pas se contenter de si peu. Il faut être compétiteur : on est content si on gagne, pas si on prend 40 points. »

Il refuse de faire porter la responsabilité aux remplaçants

L’entrée du banc vannetais a coïncidé avec la baisse de régime de l’équipe. Mais le demi de mêlée refuse de désigner les remplaçants comme responsables de cet effondrement.

Il insiste sur la responsabilité collective des quinze joueurs présents sur le terrain :

« Je n’aime pas parler du banc qui entre ou des mecs qui sortent. Quand ils rentrent, il y en a encore sept ou huit sur le terrain qui sont titulaires et qui jouent. C’est un truc collectif. Si sept mecs rentrent mais que huit mecs baissent la tête, on va taper sur le banc alors que ce n’est pas le sujet… Si on veut être constants sur 80 minutes, ce sont les quinze qui sont sur le terrain qui comptent, peu importe qui entre ou qui sort. »

Mais le joueur vannetais ne s’arrête pas à cette analyse. Il tient également à faire passer un message très clair avant le prochain rendez-vous face à l’UBB.

Pour lui, l’événement autour de la rencontre à La Beaujoire ne doit surtout pas faire oublier l’enjeu sportif :

« Le plan était bon, je le répète, mais ça fait ch… de ne pas pouvoir être constants pendant 80 minutes. On peut travailler sur ce match, mais il faut vite basculer sur Bordeaux, et ne pas faire comme si c’était la fête à La Beaujoire. On s’en fout de jouer à La Beaujoire, il ne faut pas parler de fête ou du dimanche à 15 heures, il faut y aller pour gagner, point barre. »

Nicolas Roger reçoit les félicitations de son partenaire

Interrogé sur les raisons de la baisse de régime vannetaise, le demi de mêlée reconnaît ne pas encore disposer de toutes les réponses.

Il compte sur l’analyse du staff pour identifier les problèmes rencontrés :

« C’est dur à expliquer comme ça à chaud. On a un staff qui va bien nous analyser ça pour nous donner les clés, pour voir ce qui n’a pas été. »

Il a néanmoins tenu à saluer la prestation de Nicolas Roger, rapidement intégré à l’équipe et performant face à Lyon.

Le demi de mêlée a félicité son nouveau partenaire :

« Nicolas a fait un très bon match je pense, c’est de bon augure. Il s’est très vite adapté en une semaine, ce n’est pas facile. Là, il a fait une belle prestation, il a été précieux au but en plus. Franchement, félicitations à lui parce que ce n’est pas facile d’arriver comme ça et d’être tout de suite mis au feu. Il a été costaud mentalement. »

« Il faut tous les jouer comme des finales maintenant »

La situation sportive du RC Vannes impose désormais une réaction rapide. Le demi de mêlée sait que son équipe ne peut plus se permettre de laisser filer des rencontres après avoir rivalisé avec ses adversaires.

Il a conclu son intervention en appelant le groupe à aborder chaque prochain match comme une finale :

« Ce n’est pas facile parce que le Top 14 avance. Si on ne prend pas le train en marche, ça peut être difficile. Le groupe travaille beaucoup. Il faut basculer sur le fait que chaque point compte, que chaque match compte. Il faut tous les jouer comme des finales maintenant. Je le répète, on reçoit Bordeaux, il faudra être prêts à tout donner sur le terrain et penser uniquement à gagner. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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