Pascal Papé sans langue de bois sur une décision forte prise par Fabien Galthié contre l’Irlande
Pascal Papé sans langue de bois sur une décision forte prise par Fabien Galthié contre l’Irlande
Le dimanche 8 février 2026 à 23:40 par David Demri
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L’ancien deuxième-ligne international Pascal Papé a analysé avec précision la décision du staff tricolore d’aligner un pack composé de cinq « troisième-ligne » lors de la victoire contre l’Irlande.
Comme vous le savez, en plus d’aligner une troisième ligne composée de Jégou, Jelonch et Cros, Fabien Galthié avait décidé d’aligner les habituels troisième ligne Charles Ollivon et Mickaël Guillard en seconde ligne.
Pour lui, cette polyvalence est un atout majeur, même si elle comporte des risques structurels.
Le gain de mobilité
Interrogé via L’équipe, l’ancien deuxième ligne du XV de France, Pascal Papé a réagi à cette stratégie.
Selon lui, l’intérêt premier de cette configuration réside dans la fluidité du jeu de mouvement. Extrait:
« Le principal avantage est le déplacement et l’utilisation du ballon. Charles Ollivon et Mickaël Guillard touchent beaucoup de ballons, dans un registre différent. Le premier est présent au relais, le second dans les collisions. »
L’ancien capitaine des Bleus souligne également l’importance des tâches défensives, illustrées par la performance d’Oscar Jegou :
« Dans ce système, tu vois presque plus les deuxième-ligne. Oscar Jegou, qui est un très bon manieur de ballon, en a finalement touché très peu. Mais il a été ultra-précieux en défense, notamment dans ce qu’on appelle le retour au jeu. Il plaque, il se relève de suite. Avec des joueurs hybrides, les Bleus ont gagné la bataille du déplacement et du retour au jeu, avec une ligne défensive toujours pleine. Face à des équipes comme l’Irlande, qui multiplient les temps de jeu, c’est idéal. Cette formule me plaît stratégiquement. Mais attention… »
Le défi de la puissance
Cependant, l’ancien « guerrier » du pack français prévient que cette stratégie pourrait montrer ses limites face à des nations plus denses physiquement.
Il explique pourquoi. Extrait:
« Il faut garder une ou deux poutres, un joueur comme Meafou ou Romain Taofifenua, même s’il semble sur la fin. Mais c’est vrai que ce type de profil risque de se retrouver sur le banc pour la fin de match. Ce choix stratégique de la mobilité est très approprié quand tu domines…
Quand tu es dominant sur les phases statiques, c’est bien. On l’a vu face au pack irlandais, qui rappelons-le était diminué. Mais est-ce que ce sera le cas contre toutes les équipes ? Je ne pense pas. Attention contre l’Angleterre et l’Afrique du Sud. On peut souffrir. Dans ce cas, avoir de la puissance sera primordial. Et le deuxième-ligne côté droit doit être ta poutre, même si je suis persuadé que Guillard peut tenir ce rôle. Ton deuxième-ligne côté gauche doit aussi aimer la mêlée pour suivre son pilier gauche sur des orientations de poussée. C’est très technique. »
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