Patrice Collazo en admiration devant un joueur du RCT : « Pour récompenser sa carrière internationale, il faut ce titre »
Patrice Collazo en admiration devant un joueur du RCT : « Pour récompenser sa carrière internationale, il faut ce titre »
Le jeudi 12 mars 2026 à 19:35 par David Demri
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C’est une page d’histoire que Charles Ollivon s’apprête à écrire ce samedi au Stade de France.
Malgré une carrière internationale riche de 52 sélections et une aura de leader incontesté, le troisième ligne toulonnais n’a encore jamais soulevé le trophée du Tournoi des Six Nations. Pour celui que ses pairs qualifient de « phénix », ce Crunch face à l’Angleterre revêt une saveur particulière, celle d’une rédemption après des années marquées par de lourdes blessures.
Un parcours de résilience
La trajectoire d’Ollivon est un exemple de ténacité. S’il n’a pas pris part au Grand Chelem tricolore en 2022, c’est qu’il était alors en pleine convalescence après une grave blessure au genou gauche survenue en juin 2021.
Le scénario s’est tragiquement répété l’an dernier : victime d’une rupture des ligaments croisés du genou droit en janvier 2025 lors d’un match de Top 14 contre le Racing 92, il a dû suivre le Tournoi 2025 et la fin de saison depuis l’infirmerie.
Comme le souligne son ancien entraîneur Patrice Collazo, dans les colonnes de Midi Olympique :
« N’oublions pas que ce garçon était annoncé perdu pour le rugby. Avec de la résilience, de la persévérance et du caractère, il a réussi à revenir au plus haut niveau. Charles est un champion. Un vrai. Avec sa force de travail et ses convictions, il est encore là aujourd’hui. Pour récompenser sa carrière internationale, il faut ce titre. Cela fait maintenant plusieurs années qu’on le voit performer avec le maillot bleu sur les épaules.
C’est un homme d’actes. Il a besoin de cette légitimité-là pour se sentir important et tirer les siens vers le haut. Avec lui, tu as les paroles mais surtout les actions une fois sur le terrain. Avoir un joueur comme ça dans le groupe, c’est du pain béni. Je l’avais prévenu quand j’étais à Toulon qu’il avait toutes les qualités pour monter dans la cage au niveau international ! »
Patrice Collazo met en lumière la superbe polyvalence du toulonnais. Extrait:
« Rien ne le perturbe, avance le manager actuel du Racing 92. Il ne va pas modifier son jeu pour autant. Étant très complet, il s’adapte à toutes les situations et à de nombreux postes. Charles est aussi capable de passer numéro huit pendant le match, ou de remonter en deuxième ligne… Cela fait partie de sa palette puisque c’est quelqu’un qui sait se remettre en question pour progresser. Si l’équipe a besoin que son rôle change, il l’acceptera. Après tout ce qu’on l’a vu traversé, il apprécie simplement le moment. »
Son retour à la compétition en octobre dernier n’a fait que confirmer la force mentale hors norme de ce joueur, désormais prêt à aller chercher le Graal.
Un cadre indispensable pour les Bleus
Au-delà de son vécu, Charles Ollivon demeure une pièce maîtresse du dispositif de Fabien Galthié.
Son apport est global :
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Un leader d’actions : S’il ne porte plus le brassard, sa parole reste écoutée et son exemple, sur le terrain, est moteur. « Avoir un joueur comme ça dans le groupe, c’est du pain béni », résume Collazo.
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Polyvalence tactique : Capable d’évoluer en deuxième ligne — numéro où il a été utilisé en début de Tournoi 2026 — ou en troisième ligne, il devrait retrouver son poste de prédilection samedi pour le Crunch.
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Efficacité brute : Avec déjà deux essais inscrits dans cette édition et une activité défensive constante (41 plaquages en quatre matchs), il est un maillon essentiel de l’équilibre français.
En cas de victoire samedi, le « Grand Charles » ajoutera enfin ce titre tant attendu à son immense palmarès personnel.
Un accomplissement qui viendrait clore, de la plus belle des manières, ses années de combat contre le sort.
8 Commentaires


Ha ! le GRAND CHARLES que de qualités morales et rugbystiques, vraiment une belle personne, (bienséant, et tout ce que nous pouvons ajouter).
Il est le digne successeur de André Herrero, le jour ou il va quitter le RCT. , Put1 les boules…
Ce mec il a tout. le physique, l’intelligence, le charisme. Un très grand, le successeur d’André Herrero. Une volonté hors norme. Quelle chance de l’avoir chez nous. Lui et Serin je les bade. En admiration totale. Quels joueurs.
Il est de la trempe des grands troisième lignes de Toulon et même plus car polyvalent. Un sacré joueur et un sacré bonhomme le phénix lui va bien….
Le top.
Un grand joueur assurément.
Eric
J’aurais aimé que Galthier offre à Charles le Capitanat pour ce Match sachant qu’il était blessé lors du Grand Chelem.
Pas assez vendeur pour lui certainement…Et puis faut pas froisser les susceptibilités
Le silence, loin des frasques, des projecteurs et des tapis rouges…
La rugosité et la vaillance drapées dans un cœur énorme…
Les racines chevillées au corps, la simplicité liée à son éducation…
Un moral, une résilience, un mental…Un basque !