Peato Mauvaka : « Si je suis mauvais perdant ? Non, parce que je ne perds jamais »
Peato Mauvaka : « Si je suis mauvais perdant ? Non, parce que je ne perds jamais »
Le jeudi 18 juin 2026 à 10:13 par David Demri
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Alors que le Stade Toulousain s’apprête à disputer une nouvelle demi-finale de Top 14, l’un de ses cadres s’est confié sur cette obsession de la victoire qui anime encore le groupe rouge et noir malgré un palmarès déjà exceptionnel.
Le talonneur Peato Mauvaka s’est longuement confié pour L’équipe.
« Je ne serai jamais rassasié »
Avec sept trophées remportés en sept ans, certains pourraient imaginer une forme de lassitude. Il n’en est rien.
« Non. Chaque année, c’est même de plus en plus difficile, mais on travaille comme des fous toute la saison pour revivre ces moments-là. »
Le Toulousain garde en mémoire les périodes plus compliquées traversées par certains anciens du club.
« Je n’oublie jamais que les anciens qui étaient avec nous en 2019, comme Max (Médard), n’avaient plus soulevé un trophée depuis sept ans. »
Une raison supplémentaire pour ne jamais banaliser les succès.
« Quand on a l’occasion d’ajouter une ligne à son palmarès, il ne faut surtout pas la rater. »
La défaite reste une obsession
Malgré son incroyable collection de titres, il refuse totalement l’idée qu’une défaite puisse être acceptable.
« Non, jamais. Dès que tu commences à gagner, tu n’as surtout pas envie que ça s’arrête, ne serait-ce qu’une fois. »
Avant d’insister :
« Je ne serai jamais rassasié. »
Même s’il n’a jamais perdu une finale avec Toulouse, certaines éliminations lui ont laissé des cicatrices.
« Je l’ai déjà vécue en demi-finales ou en quarts de finale, et ça fait très mal. »
Lorsque le journaliste lui demande s’il est mauvais perdant, il réagit :
« Mauvais perdant ? Non, parce que je ne perds jamais (rires). Plus sérieusement, quand je commence à perdre, j’aime bien parler aux mecs en face pour essayer d’entrer dans leur tête. C’est mon côté mauvais perdant. »
Un compétiteur depuis l’enfance
Cette mentalité ne date pas d’hier.
« Bien sûr. Gamin, j’adorais déjà la compète. »
Comme Mauvaka le reconnaît lui-même, le sport a rapidement pris une place centrale dans sa vie.
« Comme je n’étais pas très doué pour l’école, et plutôt à l’aise dans tous les sports, j’ai très vite concentré mes efforts sur les disciplines sportives. »
Repéré après seulement trois semaines de rugby
Son histoire avec le rugby est aussi improbable que spectaculaire.
« Je n’y connaissais vraiment rien au rugby. Quand c’est arrivé, ça ne faisait que trois semaines que j’avais commencé ce sport. »
Mais lorsqu’il apprend qu’un recruteur du Stade Toulousain est présent, il donne tout.
« J’ai alors tout donné parce que mon rêve était de partir en Europe pour y devenir pro. »
Le plus amusant reste la raison pour laquelle il pense avoir été remarqué.
« J’étais le seul gamin du coin disposé à faire des passes. C’était quand même des passes un peu au hasard, vu que je n’y pompais rien. »
« Quand je perds, je ne dors pas »
Les défaites restent aujourd’hui encore très difficiles à digérer.
« J’ai vraiment du mal à dormir la nuit qui suit. »
Le joueur explique que son premier réflexe est de vouloir corriger immédiatement ses erreurs.
« La seule chose dont j’ai envie est de revenir sur le terrain pour rattraper mes erreurs. »
Et les séances vidéo du lundi ne sont jamais une partie de plaisir.
« Je sais que je vais ramasser à la vidéo. »
Une blessure qu’il n’a toujours pas digérée
La rupture des ligaments croisés survenue la saison dernière demeure un souvenir douloureux.
« J’espère ne plus jamais revivre le moment que j’ai vécu la saison dernière en fin de saison. »
L’élimination européenne contre Bordeaux-Bègles lui reste particulièrement en travers de la gorge.
« Le plus dur avait été de regarder de l’extérieur la demi-finale de Coupe des champions perdue contre l’UBB. »
Et surtout :
« Je me disais qu’à trois jours près, j’étais sur le terrain… »
Une phrase qui résume parfaitement l’état d’esprit d’un joueur pour qui chaque grand rendez-vous compte plus que tout.
1 Commentaire


Bon il doit y avoir une dose d’humour là dedans non ?…