« Peut-être qu’à la mi-temps, certains leaders auront des infos », Alldritt explique la particularité du multiplex
« Peut-être qu’à la mi-temps, certains leaders auront des infos », Alldritt explique la particularité du multiplex
Le vendredi 5 juin 2026 à 23:26 par David Demri
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La Rochelle joue gros ce samedi soir. Face au Stade Français, les Maritimes doivent s’imposer et espérer des faux pas du Racing 92 ou de Clermont pour intégrer le top 6 et poursuivre leur saison.
À l’approche de ce rendez-vous décisif, le capitaine rochelais Grégory Alldritt préfère cependant regarder devant plutôt que de se perdre dans les calculs.
La Rochelle veut prolonger le plaisir
Après plusieurs semaines réussies, les Jaune et Noir veulent continuer à surfer sur leur dynamique positive.
Grégory Alldritt s’est confié via Sud-Ouest :
« On peut se qualifier dans les six ; il y a six semaines, on jouait pour accrocher une place dans les 8 et jouer la Champions Cup l’an prochain… On veut continuer à prendre du plaisir le week-end. Ça fait quelques semaines que tout le monde se régale ; nous, sur le terrain, les supporters, le staff. On sent quelque chose d’agréable, les après-matchs sont détendus, on a envie que ça se poursuive au moins un week-end de plus. On se concentre là-dessus. »
Le Rochelais reconnaît que l’équipe a beaucoup évolué ces derniers mois.
« Le bilan devra être fait à l’intersaison, c’est encore un peu trop tôt. Il y a eu le retour de beaucoup de blessés, une période de vacances début mars et ensuite, la Coupe d’Europe qui a permis de régénérer un effectif qui n’avait pas beaucoup tourné sur le début de saison. Il y a une modification dans notre façon de jouer, aussi, tout ça fait qu’on a progressé et qu’on continue à progresser. »
Pas question de regarder Bordeaux ou le Racing
Même si les résultats de Bordeaux-Clermont et Racing-Toulouse pourraient avoir une influence directe sur l’avenir rochelais, les joueurs ne veulent pas se disperser.
« On n’en a même pas parlé. Peut-être qu’à la mi-temps, certains leaders auront deux ou trois infos pour orienter. Bien sûr, le staff fait tous les calculs, tous les prévisionnels mais pour les joueurs, honnêtement, c’est le pire des scénarios. »
Le mot d’ordre est clair.
« On se concentre pour mettre énormément d’intensité. On s’est super bien entraîné pour être précis, parce qu’on sait qu’il y aura un petit peu d’émotion, avec des joueurs qui jouent leur dernier match à Deflandre, d’autres qui arrêtent. On ne veut pas que cette émotion prenne le dessus sur le match, on veut arriver prêt à jouer au rugby. Et à tout donner pendant quatre-vingts minutes. »
Attention au piège du bonus offensif
La Rochelle pourrait avoir besoin d’un succès bonifié. Mais le capitaine refuse que son équipe tombe dans ce piège.
« L’objectif est bien sûr de marquer des essais. Sauf que pour le faire, il faut de l’intensité, de l’agressivité, une bonne conquête et une bonne défense, aussi. »
Il poursuit :
« Si l’équipe adverse marque 40 points, il faut en marques 41 pour gagner ; si elle n’en marque que 3, tu as un peu plus de marge… Il ne faut pas se tromper et se dire que ce sont les offloads qui nous feront gagner. Un match, ça se construit, et il faut bien le construire sur les fondamentaux. Conquête et défense, ça a toujours été l’ADN de La Rochelle, il faut qu’on appuie là-dessus ce week-end. »
Une saison qui peut s’arrêter brutalement
Comme la saison dernière, les Rochelais savent qu’une élimination dès la phase régulière reste possible.
« Oui, c’est dur. Mais si jamais elle s’arrête lundi, c’est dimanche que cela va être bizarre et que le réveil sera difficile. Parce que là, on est dans la tête dans le guidon, avec une semaine comme toutes les autres sans se projeter sur la prochaine. »
Avant de penser à l’après, La Rochelle n’a qu’une priorité : battre le Stade Français et s’offrir le droit de continuer à rêver.
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