Pierre Berbizier s’attaque à Fabien Galthié après ses choix qui font polémique !
Pierre Berbizier s’attaque à Fabien Galthié après ses choix qui font polémique !
Le jeudi 22 janvier 2026 à 10:59 par David Demri
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C’est une déflagration qui secoue le rugby français à deux semaines de l’ouverture du Tournoi des Six Nations. Mercredi, Fabien Galthié a dévoilé une liste de 42 joueurs où trois noms, pourtant indéboulonnables depuis six ans, brillent par leur absence. En écartant Gaël Fickou, Grégory Alldritt et Damian Penaud, le patron des Bleus a brisé ses propres dogmes et plongé les observateurs dans une stupéfaction totale.
Exit le concept de « joueurs premium » et la sacro-sainte expérience collective. Pour préparer le choc face à l’Irlande le 5 février, le sélectionneur a fait table rase du passé, reléguant ses anciens capitaines et son meilleur marqueur d’essais au rang de simples spectateurs. Une décision radicale qui, au-delà du simple choix sportif, interroge sur la stabilité interne du vestiaire tricolore.
Une concurrence féroce ou une mise à l’écart punitive ?
Si les raisons athlétiques sont mises en avant — baisse de régime, lacunes défensives ou manque de percussion face à une jeune garde affamée — l’absence de ces cadres du groupe élargi des 42 pose question. Pour certains, le staff a voulu éviter à ces monuments du rugby français l’humiliation des navettes inutiles entre leurs clubs et le centre de Marcoussis.
L’ancien international Yoann Huget analyse dans les colonnes du journal Le Parisien le cas de l’ailier bordelais, dont les difficultés récentes sous les ballons hauts ont pesé lourd dans la balance :
« L’absence de Damian, c’est LA vraie surprise. Il a beaucoup joué et marqué. Mais avec l’Irlande qui arrive, et le fait que la défense et les ballons hauts ne sont pas ses qualités premières, il n’a pas rassuré les coachs et doit repasser par la case travail. »
Un vent de confusion sur le projet de jeu
Cette révolution ne fait pas l’unanimité. En bousculant la hiérarchie de manière aussi brutale, Fabien Galthié prend le risque de fragiliser la cohésion d’un groupe où les affinités humaines sont fortes, à l’image du lien unissant Antoine Dupont à Grégory Alldritt. Pour les anciens techniciens, ce flou sur les critères de sélection pourrait s’avérer contre-productif.
Pierre Berbizier, ancien sélectionneur national, ne cache pas ses doutes sur la cohérence de cette liste où certains joueurs reviennent pourtant de blessure sans être à leur meilleur niveau :
« Quelle est la logique ? Si c’est celle de l’homme en forme, ce qui semble être le cas, pourquoi est-ce que cela ne s’applique pas à Boudehent, Atonio, Baille, Mauvaka, Cros… On crée encore de la confusion. »
Pour Berbizier, ce manque de clarté pourrait paralyser les joueurs sur le terrain :
« Ça mène en tout cas le groupe à se questionner. Et un joueur qui se pose des questions n’est pas forcément performant. Un joueur est là pour apporter des réponses, des solutions, et pas se poser des questions. Sinon c’est déjà à moitié perdu… »
Il ne manque pas de tacler Fabien Galthié à sa manière :
« Avec la défaite contre l’Afrique du Sud en novembre, on est revenu deux ans en arrière. Le XV de France doit se repositionner dans ce Tournoi. Il est important de clarifier le projet de jeu. Parce que le sentiment de confusion, il est aussi dans la tête des joueurs. »
Le test de vérité face au « géant » irlandais
Le pari est immense. En lançant des jeunes pousses comme Attissogbe ou Moefana dans le grand bain face à la nation la plus cohérente d’Europe, Galthié joue gros. Le contraste avec la stabilité irlandaise est frappant et pourrait constituer le point de rupture lors du match d’ouverture au Stade de France.
Yoann Huget souligne l’inquiétude que suscite ce choix audacieux face à l’implacable machine du Trèfle :
« Le plus inquiétant, c’est de voir arriver les Irlandais, qui, eux, sont très cohérents et se reposent sur des cadres. Nous, on a fait le choix de se passer de certains. On peut s’interroger sur la capacité des jeunes qui vont les remplacer à relever ce défi dur et intense des Irlandais. »
Dans quinze jours, le verdict du terrain dira si Fabien Galthié a eu le nez creux en provoquant cet électrochoc ou s’il a, au contraire, déstabilisé son équipe au pire moment possible.
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10 Commentaires

Moefana jeune pousse ?
J’ai pensé exactement la même chose !
Je me demande quand même si ces fameux « cadres » irlandais ne sont pas en bout de course …..il n y a qu à voir les résultats du Leinster et du Munster qui sont beaucoup moins flamboyants
Évidemment Madrague , ton com. est tout à fait exact.
Cette année encore mis à part peut être bien les Anglais ( mais tout juste ..) tout le restant est soit en reconstruction , soit en nette régression
Ce qui veut dire , et comme l’an passé , que remporter le T6 ne voudra pas dire grand chose ….
Juste factuel…
Oui mais comme tu dis il y a les Anglais.
» Le XV de France doit se repositionner dans ce Tournoi. »
Les Français n’ont pas gagné le dernier Tournoi ! ! ! !
Il faut qu’il révise ces fiches je pense ….. Ou qu’il arrête de donner son avis ! !
Il dit que par rapport à la défaite face à l’Afrique du Sud il faut se repositionner dans le tournoi….
Les joueurs revenant de blessures, peuvent retrouver du rythme et être prêts pour les 2 derniers matchs: déplacement en Ecosse et réception de l’Angleterre.
L’important c’est la liste des 23 voir 28 qui seront retenus.
Le reste ça fait vendre du papier, ou des clics…
Est-ce qu’il y a un seul sélectionneur qu’il n’a pas attaqué à chaque décision ?
Berbizier a toujours eu une dent envers Galtier, c’est pas nouveau !
Toutes les occasions sont bonnes pour critiquer….. mais l’excès en tout est un défaut !