Plaquage sur Jalibert : Mathieu Raynal explique pourquoi l’arbitre n’a pas sanctionné l’Irlandais James Ryan
Plaquage sur Jalibert : Mathieu Raynal explique pourquoi l’arbitre n’a pas sanctionné l’Irlandais James Ryan
Le vendredi 6 février 2026 à 19:30 par David Demri
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La victoire magistrale des Bleus face à l’Irlande (36-14) s’est terminée sous une tension palpable. À la 79e minute, alors que le score était déjà scellé, un contact d’une violence rare a glacé le Stade de France : la charge du deuxième ligne irlandais James Ryan sur Matthieu Jalibert, alors que ce dernier venait de dégager son camp au pied.
Si le demi d’ouverture tricolore s’est relevé pour offrir un dernier essai à Théo Attissogbe, la question de la légalité de ce geste anime depuis toutes les discussions.
Un timing chirurgical qui divise les supporters
À vitesse réelle, l’impact semble arriver à contretemps, laissant suggérer un plaquage à retardement sanctionnable. Pourtant, Karl Dickson, l’arbitre de la rencontre, a laissé le jeu se poursuivre.
Pour éclaircir cette situation complexe, Mathieu Raynal, le patron de l’arbitrage français, a immédiatement reconnu la légitimité des interrogations du public.
Il s’est confié via Midi Olympique :
« C’est normal que cette situation-là suscite le débat »
L’ancien arbitre international a ensuite détaillé les critères techniques qui poussent le corps arbitral à ne pas siffler faute sur ce type d’impact :
« En réalité, dans cette situation, tous les arbitres considèrent le plaquage comme connecté. C’est-à-dire que Ryan est déjà engagé dans le plaquage au moment où Matthieu Jalibert tape au pied. On considère donc que le plaquage est dans la continuité de l’action, du mouvement. Au niveau international, les joueurs parcours en moyenne 8 mètres par seconde donc au moment où Matthieu Jalibert tape dans le ballon, il doit rester deux mètres à James Ryan et tout se passe en une fraction de seconde. C’est à la fois une question de timing et de ressenti de l’arbitre, comme beaucoup de situations dans notre sport qui est quand même complexe. Mais la notion la plus importante, c’est la notion de vitesse, d’espace et de temps. »
Pourquoi l’intensité ne signifie pas forcément « faute »
Le rugby moderne, caractérisé par des impacts de plus en plus lourds, oblige les arbitres à distinguer la violence du choc de l’infraction à la règle. Dans le cas présent, l’engagement de James Ryan était déjà irréversible lorsque le ballon a quitté le pied de Jalibert.
Mathieu Raynal insiste sur le fait que la dangerosité perçue ne doit pas occulter la réalité de l’engagement physique légal :
« C’est un plaquage avec beaucoup d’intensité, certes, mais il était déjà engagé au moment où Mathieu Jalibert touche le ballon donc, c’est acceptable »
En somme, l’absence de pénalité s’explique par la fluidité de l’action : Ryan n’a pas cherché à percuter un joueur sans ballon, il a terminé un mouvement initié avant que le ballon ne soit botté.
Cette analyse technique vient clore la polémique, confirmant que si le « choc est impressionnant », il reste pleinement inscrit dans les règles d’un sport de combat collectif.
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2 Commentaires

Il peut expliquer aussi pourquoi il a pas siffler les en avant français sur deux essais….
Oui un en avant de Dupont sur l’essai de Jalibert
Flagrant celui là déjà….