Pourquoi Davit Niniashvili a-t-il totalement changé de poste au Stade Rochelais ?
Pourquoi Davit Niniashvili a-t-il totalement changé de poste au Stade Rochelais ?
Le samedi 21 mars 2026 à 13:27 par David Demri
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Face à l’hécatombe qui frappe sa ligne de trois-quarts, Ronan O’Gara a sorti un atout inattendu de sa manche. Davit Niniashvili, habituellement dynamiteur d’espaces à l’aile ou à l’arrière, s’installe avec fracas au poste de second centre.
Ce samedi soir à 21 heures contre Pau, le phénomène géorgien va de nouveau porter les espoirs maritimes, fort d’une adaptation express qui bluffe ses partenaires comme ses entraîneurs.
Un électron libre devenu maître du milieu
Le repositionnement du prodige de Tbilissi au cœur du jeu n’était pas forcément une évidence. Pourtant, dès sa première apparition dans ce nouveau rôle contre Montpellier, le 14 février, le Géorgien a crevé l’écran malgré la défaite.
Capable de gagner 70 mètres et d’enchaîner 13 plaquages lors du succès crucial à Castres, il prouve que son talent ne s’exprime pas que dans les grands espaces.
Pour son coéquipier Dillyn Leyds, le constat est limpide, via Sud-Ouest :
« Davit est un joueur exceptionnel, qui veut avoir le ballon. Sa force, c’est sa vitesse. À ce poste, il touche plus le ballon qu’à l’aile ou à l’arrière. Et il a beaucoup travaillé sa défense avec ‘’ROG’’ et ‘’Carmi’’. Il n’aime pas trop les structures mais à chaque fois qu’il touche le ballon, il nous ouvre l’espace. »
Le talent à l’état pur au service du collectif
Sur le terrain, la connexion avec son premier centre Adrien Séguret semble déjà naturelle.
Ce dernier s’amuse de la simplicité tactique que procure un tel profil :
« On lui donne la balle et on laisse faire ‘’Nini’’ et son talent. Je rigole, mais c’est un peu ça. Je pense que ce poste lui plaît. Il apporte sa grande vélocité, sa capacité à aller très vite sur les extérieurs. Il nous aide à briller. C’est un mec imprévisible pour l’adversaire. »
Au-delà de l’instinct, Séguret souligne une intelligence de jeu hors norme qui facilite cette transition tactique délicate : « Il l’a très vite assimilé parce qu’il pue le rugby et qu’il a cette capacité à comprendre plus vite que les autres. »
Une marge de progression sans limite ?
Si Niniashvili brille, Ronan O’Gara veille à ce que son diamant brut garde les pieds sur terre.
Le manager irlandais apprécie avant tout l’état d’esprit de son joueur, qu’il refuse de voir comme un produit fini :
« Pourquoi il est très fort ? Parce que c’est un super garçon, ouvert, qui aime apprendre. Comme beaucoup de grands joueurs, il sait qu’il n’est pas un article fini. Il a ses principes, ses valeurs et il ne les abaissera pas. Cette constance pour donner le meilleur de lui chaque jour, c’est exactement ce que je cherche. »
Interrogé sur la possibilité de voir son poulain glisser un jour à l’ouverture, poste qu’il a déjà occupé en sélection, O’Gara préfère en rire :
« Ça serait une journée triste pour les n°10 dans le monde. »
Pour l’instant, le manager préfère savourer l’ascension de son nouveau centre, tout en restant prudent :
« En revanche, il propose beaucoup de choses mais je ne suis pas sûr qu’il est capable de tout faire. Dans sa tête oui, mais dans la mienne, ce n’est pas certain. On doit respecter cela aussi, ce serait très bête de lui mettre un plafond, parce qu’on ne sait pas où finira son développement. »
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Quel joueur ! La classe mec !