Pourquoi le staff des Bleus craint une « faute professionnelle » face aux Gallois

Pourquoi le staff des Bleus craint une « faute professionnelle » face aux Gallois

Le mardi 10 février 2026 à 19:34 par David Demri

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L’entraîneur de l’attaque des Bleus, Patrick Arlettaz s’est confié via Midi Olympique, ce mardi, à l’approche du match contre le Pays-de-Galles.

Il ne souhaite surtout pas que ses joueurs prennent ce match à la légère.

Il l’affirme : le groupe France doit être à 100% pour espérer s’imposer contre les Gallois. Extrait:

Les matchs internationaux, ça nécessite tout le temps d’avoir toutes ses armes car on sait à quel point c’est difficile. […] Il faut des joueurs aptes et à 100 %. Voilà, c’est tout. Rien à voir avec le fait d’aller à Cardiff. Et on se méfie beaucoup de cette équipe jeune, enthousiaste, qui insuffle des séquences de jeu très longues et qui peut vraiment nous embêter.

Leurs résultats sont difficiles, c’est vrai. Mais il faut peu à une équipe pour basculer du bon côté. Une action, un match référence… On s’intéresse à nous, à ce qu’on veut faire, à quel niveau on veut présenter là-bas. Notre performance, on peut la maîtriser.

Il espère que son équipe saura insister et effectuer une bonne prestation comme l’a été celle face à l’Irlande. Extrait:

En novembre, je l’ai déjà dit, ce n’était pas pleinement le visage qu’on voulait montrer. Il y a une vraie harmonie entre la volonté du staff et la volonté des joueurs. Peut-être qu’à un moment les joueurs voudront aller encore plus loin et que nous ne serons pas d’accord mais, pour l’instant, je nous trouve assez main dans la main par rapport à nos ambitions. […] Face à l’Irlande, on est très contents du match qu’ils ont fait, ils sont très contents du match qu’ils ont fait. Et je crois que vous êtes très contents aussi du match qu’ils ont fait, non ? Tout le monde est très content, c’est impeccable. Il faut que ça dure.

Questionné sur la liberté du jeu, il rappelle que ce n’est pas du tout nouveau car les joueurs doivent malgré tout respecter un cadre de jeu. Extrait:

Il faut les conditions pour pouvoir prendre des initiatives. Donc ils ont pris des initiatives à l’intérieur d’un cadre de jeu qui n’a pas évolué, mais qui a été beaucoup mieux utilisé, notamment sur les premiers temps et notre capacité à étirer cette défense d’Irlande pour aller toucher les bonnes zones où leur talent s’exprime. Mais notre cadre de jeu est le même qu’au dernier Tournoi. Bien sûr, il y a toujours des évolutions, mais on croirait que c’est nouveau. Ça ne l’est pas. Ce qui l’est, c’est la charnière à trois, on va dire, c’est la mode et c’est une réalité.

Il y a le désordre dont on profite, sur un ballon de récupération par exemple, et il y a le désordre que l’on crée. J’ai toujours été partisan de ça. Notre façon de jouer, notre système, notre cadre, doivent créer le désordre. Ou, du moins du déséquilibre. Mais, je ne vous le cache pas, je ne suis pas pleinement satisfait de nos lancements de jeu contre l’Irlande, jeudi. En tout cas, de leur efficacité. Je le dis en étant très à l’aise. On avait dix jours de travail, il y avait un gros boulot à faire sur la défense, la conquête, le jeu… On a donc un tout petit peu moins travaillé les lancements de jeu. On les travaille davantage cette semaine pour le pays de Galles. S’ils sont toujours insatisfaisants, ça sera plus embêtant…

Quand le journaliste lui demande comment il compte motiver ses troupes avant le match contre les Gallois, il indique qu’il serait grave de devoir motiver les joueurs pour jouer un tel match. Extrait:

Je ne me suis pas posé la question, sincèrement. C’est grave si c’est le cas. Si on prend ce déplacement par-dessus la jambe, ça frôle la faute professionnelle. Je ne peux pas l’imaginer un seul instant.

Concernant une éventuelle titularisation d’une paire de centres 100% Paloise, il réagit. Extrait:

C’est vrai que ça nous fait gagner du temps quand ce sont des associations de centres qui jouent déjà ensemble en club. On va peut-être avoir l’opportunité de lancer la paire de Pau après celle de Bordeaux.

Dans la foulée, il dit le plus grand bien de Thomas Ramos. Extrait:

Thomas est très important, évidemment. Il a cette hauteur pour analyser les situations de jeu. Il est donc dans une aide collective tout le temps. Le danger, c’est d’oublier parfois de jouer. Mais lui n’oublie pas. Donc, pour l’instant, c’est plutôt chouette. Thomas est précieux mais il y en a beaucoup qui sont précieux. Yoram Moefana parle beaucoup moins, ça ne veut pas dire qu’il ne nous est pas indispensable…

Pour conclure, il parle de Fabien Brau-Boirie, lequel pourrait jouer contre les Gallois. Extrait:

Ça fait un an et demi qu’il est très, très bon et on l’a pris avec nous dès la fin du Tournoi des 6 nations l’année dernière. Il avait été retenu pour la tournée d’été, mais il a dû renoncer pour une entorse de la cheville. Il a un talent un peu à la Jauzion, sobre et très efficace. Il sait faire jouer autour de lui, avoir des axes de course toujours très purs. C’est un joueur intéressant qu’on suit et qu’on trouve très performant. Il y a beaucoup de centres très bons en ce moment, qui attendent leur heure.

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