Pourquoi les jeunes joueurs fuient le poste de pilier : Le constat alarmant
Pourquoi les jeunes joueurs fuient le poste de pilier : Le constat alarmant
Le lundi 16 mars 2026 à 11:46 par David Demri
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La culture de la mêlée, pilier historique de la puissance du rugby français, traverse une période de turbulences.
Après la retraite forcée d’Uini Atonio pour des raisons cardiaques, le XV de France se retrouve face à un vide immense au poste de pilier droit, un maillon pourtant essentiel à l’équilibre du pack.
Un héritage en péril
Des légendes comme Christian Califano ou Nicolas Mas ont forgé l’identité du rugby tricolore. Aujourd’hui, cette tradition semble se heurter à une réalité brutale : le manque criant de candidats au niveau international.
Si le staff, représenté par William Servat, tente de rester optimiste en soulignant les progrès de Dorian Aldegheri, l’inquiétude domine chez les observateurs.
Pour Didier Retière, ancien DTN de la Fédération, la dépendance passée envers Uini Atonio a masqué une fragilité structurelle.
Il s’est confié dans les colonnes du journal Le Figaro :
« Quand tu as un mec qui comme ça, c’est l’arbre qui cache la forêt. Ça veut dire que, derrière, il y a un petit trou. Les autres sont sur des profils un peu différents. Aldegheri, par exemple, est un joueur qui est capable de répondre aux exigences de déplacements, de courses, de plaquages. Mais par contre, il est un peu moins fort en mêlée… »
Les défis de la formation et de la maturité
Le poste de pilier droit est atypique et exigeant. Sa maturité est tardive et nécessite une compréhension fine des mécanismes de mêlée, un exercice où les arbitrages internationaux diffèrent parfois de ceux du Top 14.
Didier Retière souligne une problématique profonde liée au développement des jeunes joueurs :
« On a aujourd’hui des profils de piliers qui sont des profils pour le Top 14, où l’on n’a pas des matchs avec beaucoup de courses, par exemple. Après, ils sont durs dans le combat, mais on a du mal. Et je pense que c’est aussi un problème lié à la formation. »
Cette difficulté est renforcée par un manque d’attractivité du poste. Trop de contraintes poussent souvent les jeunes talents vers d’autres postes.
Thomas Domingo, aujourd’hui entraîneur adjoint à la Section Paloise, insiste sur la nécessité de réorientations précoces :
« On a quand même moins de joueurs qui potentiellement peuvent jouer pilier. Un jeune préfère toujours jouer 9, 10 ou des postes où ça envoie du jeu et où c’est un peu plus mis en avant. Certains joueurs, qui ont le profil pour faire de bons piliers, jouent plutôt en deuxième ou troisième ligne chez les jeunes. Il faudrait les réorienter plus tôt vers les postes de première ligne, pour qu’ils acquièrent très tôt des automatismes et qu’ils apprennent à aimer ce combat si particulier en mêlée. »
Quel avenir à 18 mois de la Coupe du monde ?
Avec l’échéance du Mondial en Australie qui approche, cette « fragilité » pourrait être ciblée par les adversaires des Bleus.
Didier Retière appelle à une prise de conscience :
« Ça va être une potentielle fragilité sur laquelle nos adversaires vont essayer d’appuyer. C’est un sujet qu’il va falloir prendre à bras-le-corps. On sait très bien que, pour les Coupes du monde, il faut avoir plusieurs possibilités à ce poste. Il y a toujours le risque qu’un mec se blesse. Il faudra avoir un groupe assez large et le préparer. Moins de deux ans pour le faire, ce n’est vraiment pas beaucoup. Cela nécessite un travail de synergie avec les clubs. »
Thomas Domingo, bien qu’inquiet du retard dans la formation, veut croire en une issue positive :
« Je ne suis pas trop inquiet parce que je pense que certaines choses vont être mises en place pour réguler ça et retrouver de la stabilité. Finalement, quand on a une difficulté sur la mêlée ou sur des postes de piliers, on doit retrouver des bases saines pour ensuite aller chercher quelque chose.
Retrouver des bases saines permettra de retrouver de la confiance. Ces joueurs n’ont pas oublié de faire des mêlées du jour au lendemain. C’est un environnement où il faut retrouver de la confiance. Car la mêlée fonctionne beaucoup sur la confiance. »
22 Commentaires


…Aldegheri, par exemple, est un joueur qui est capable de répondre aux exigences de déplacements…
Ca me tue : le mec passe son temps à marcher
Didier Retière, ancien DTN de la Fédération vs galéjades, chroniqueur au PMU du coin … mon dieu, mais qui croire ?
Oui Galéjades … Il marche….. et … Il souffle… dès la 5eme minute de jeu…
Tu trouves que Atonio se déplaçait plus et plus vite ?
« Le rugby c’est pas que Toulouse » Non c’est vrai , mais lui au moins n’était pas herbivore ….
Le ridic.ule. serait toulonnais ? Quand on lit un com aussi stupide on est en droit de se poser la question….Je connais pas mal de piliers du Top 14 qui ont mangé l’herbe face à lui, et c’est pas fini…
» Le Rugby c’est pas que Toulouse »…. Merci pour ton compliment , je le prend juste de qui il vient
Comme il n’y a pas de fumée sans feu pourras tu expliquer par quel hasard , par quel acharnement collectif , le bashing Aldegueri a commencé …? et comme tu le dis » c’est pas près de finir »
Dernière chose : cite moi les noms des pilars qui ont bouffe de l’herbe face à lui
Merci bien .
Il n’est pas bon tout simplement , les Toulousains vont te répondre que c’est le plus titré de France , ce qui est indiscutable , mais tout autre pilier d’un niveau Top 14 aurait autant de titre que lui s’il avait joué au ST . D’ailleurs on va compter le nombre de titres qu’il va encore gagner avec son nouveau club ……………..
le poste de pilier droit est très important au rugby
quand tu as un joueur titulaire pour les phases finales et qui te fait gagner des titres, je ne vois pas comment tu peux le traiter de nuls.
Perd pas ton temps à argumenter. T’as des loustics ici qui sont plus compétents que tous les entraineurs, joueurs du top14 alors …
T’en es encore au Bashing anti-Aldegheri ?
Tu proposes qui d’autres comme pilier droit ?
C’est ce qu’on essaie de te démontrer Sam : il est n’est là que par défaut…
Capito ?
Par défaut ou c’est parce qu’il est moins mauvais que les autres ?
Il est là parce qu’il est le meilleur droitier disponible en France. C’est le principe d’une sélection en fait, tu sélectionnes les meilleurs joueurs disponibles à leur poste (en tenant compte de l’équilibre global de l’équipe, des complémentarités avec les autres joueurs…).
Donc votre bashing permanent sur Aldegheri devient pathétique.
Un petit rappel des commentaires à son sujet pour te rafraichir la mémoire :
« Il n’est pas bon tout simplement »
« le mec passe son temps à marcher »
« Comme toujours en mêlée il a pris l’eau »
etc…
Et au ST, par défaut ? Pourtant il y est titu depuis ses 25ans….. Et vu l’appétit de titre de ce club s’il était si nul il n’y serait plus depuis longtemps…… Comme Daniel qui est ….. chez vous d’ailleurs.
Cela passera par des naturalisations. Ni plus ni moins car nous n’avons pas le vivier pour exister au plus haut niveau.
Qu’on c.ommence à s’intéresser dès aujourd’hui à Maël Turpin, jeune pilier de 18 ans bientôt 19, de mont de marsan, qui vient de terminer son tournoi avec les moins de 20 ! Que fait la cellule recrutement, ils attendent qu’on nous le pique ?
S’il est si bon que ça je ne vois pas ce qu’il irait faire si loin de chez lui alors qu’il a l’UBB, la Section et surtout Toulouse pas loin. Vous rêvez beaucoup à Toulon….
Faut leur dire que c’est un des postes le mieux payé !
Pas de chomage pour un pillard droit JiF
Et tout ça , certes , ne peu pas rester de bonne augure pour plus tard notre XV National !.. Ce n’est guère du reste de ce côté , bien reluisant pour le moment . Dur , dur !…
Pour la coupe du monde, tu prends 4 piliers droits au lieu de 3 habituellement plus un pilier gauche polyvalent et le problème à une solution.
Pour les autres postes, compenser par la polyvalence qui existe depuis longtemps, il suffit de l’augmenter, de la favoriser, de la provoquer.
Puis la solution du prêt. Mallez, Zacharie Affane, Aouad, Megherbi récemment. La LNR permet aux clubs de Top 14 le prêt de 8 joueurs. Il y a de la marge.
Pour le changement de poste, le prêt est aussi une bonne solution. Il est plus facile de se rec.onvertir en Pro D2 ou Nationale, en jouant dans une catégorie inférieure, et pour un demi salaire pour le club d’accueil, que dans son club, sans trop jouer. Plus facile et moins risqué pour les deux clubs et le joueur c.oncerné.
Ensuite, c’est le quota jiff qu’il faudrait revoir.
Le problème est sur tous les postes.
Les centres qui jouent le plus sur les 2 dernières saisons sont 8 nons jiffs et étrangers parmi les 20 les plus utilisés, Goodhue, Jeronimo de la Fuente, Maqala, Seuteni, Ward, Botitu, Tuilagi, Tuisova, sans compter les Maraku, Fainga Anuku, Van Rensbourg, Chocobares, Marchant, Ahki, Simone qui ne sont pas loin.
Avec Menoncello, Hew Jones, AJ Lam, cela ne va pas s’arranger.
En 10, cela en prend le chemin, Rob Du Prez, Ben Healy, Hastings, vont venir s’ajouter à Simmonds, Garbisi, Albornoz, Plummer, Miotti, Zack Henry, Joey Carbery, Tomaso Allan.
Il est temps de durcir la politique jiffs.
Même Priso est meilleur qu’Aldegheri à droite…