Pourquoi O’Gara et Mignoni sont plus que jamais intouchables malgré la crise
Pourquoi O’Gara et Mignoni sont plus que jamais intouchables malgré la crise
Le vendredi 27 mars 2026 à 12:38 par David Demri
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Le Top 14 est en train de vivre un paradoxe fascinant qui pourrait redéfinir la notion de stabilité dans le rugby moderne. Alors que le Stade Rochelais et le RC Toulon traversent une crise de résultats alarmante, leurs managers, Ronan O’Gara et Pierre Mignoni, semblent solidement amarrés à leur poste, portés par une confiance aveugle de leurs présidents.
Ronan O’Gara : le monument rochelais face au doute
Après avoir régné sur l’Europe en 2022 et 2023, La Rochelle connaît un brutal retour sur terre. Actuellement huitièmes du championnat et éjectés de la Champions Cup, les Maritimes donnent l’impression de rentrer dans le rang. Pourtant, l’idée d’un départ de l’Irlandais est totalement exclue.
Vincent Merling, le président rochelais, reste le premier défenseur de son technicien. Lié au club jusqu’en 2027, O’Gara pourrait même voir son bail prolongé prochainement comme l’annonce Midi Olympique. Le club mise sur l’exigence de l’ancien ouvreur pour transformer ce passage à vide en simple accident de parcours.
Le club privilégie l’identité de jeu sur le long terme plutôt que de céder à la panique des résultats immédiats. Ce qui pourrait arriver ensuite : Une vaste revue d’effectif cet été pour insuffler un nouveau souffle au groupe rochelais.
Pierre Mignoni : l’usure d’un patron sous haute tension
À Toulon, le scénario est tout aussi brûlant. Neuvième du Top 14, le RCT peine à trouver une once de régularité, comme en témoigne la gifle reçue à Mayol contre le Stade Français (27-46). Pierre Mignoni, qui s’est personnellement épuisé à porter tous les secteurs du club, fait face à une vague d’interrogations légitimes.
Depuis quelques semaines maintenant, les supporters du RCT se demandent si Pierre Mignoni est encore en mesure d’inverser la tendance. Malgré cette usure apparente et une mise en retrait temporaire pour se préserver, le président Bernard Lemaître ne bronche pas. Pour lui, Mignoni reste l’homme de la situation, peu importe la virulence des critiques.
Le manager toulonnais doit désormais déléguer davantage pour ne pas sombrer sous la pression mentale. L’arrivée de nouveaux adjoints de poids pour alléger la charge de travail de Mignoni est à l’étude.
Un duel de génération au cœur de la tourmente
Ces deux techniciens de 49 ans, anciens rivaux sur les pelouses internationales, vivent une trajectoire en miroir. Si le public s’impatiente, les directions des deux clubs font le pari de la résilience. Cette fidélité absolue est rare dans un sport où la pression médiatique pousse souvent au licenciement rapide.
À La Rochelle comme à Toulon, on refuse de casser le jouet. Les présidents estiment que la tempête actuelle est le prix à payer pour construire des cycles durables. La fin de saison dira si ce pari de la stabilité était un coup de génie ou une erreur fatale.
9 Commentaires


eh bien , il est , ils sont intouchables alors peu importe les résultats , puisque le Président lui accorde toujours son entière confiance .
Pourquoi changer quoi que ce soit , les joueurs doivent se plier aux directives point barre et faire contre mauvaise fortune bon coeur .
Pourquoi remettre en cause les coachs , l’espoir fait vivre . Reste tout de même à trouver un adjoint qui accepte un contrat avec ou sans dépendance !!
Tout à fait d’accord. Aucun intérêt de changer pour changer.
Comme avec Colazzo, on fera le point en 2030 pour voir si ça a pris.
parce que O gara a un president gentil paternaliste (Merling )comme il en existe plus , et Mignoni a un president de 87 ans (Lemaitre) qui meme s il fait et donne beaucoup a toulon ..il a toujours 87 ans ( comprenne qui voudra ) avec Marti ,lacroix ou Altrad ils auraient degages eux et leur staff depuis longtemps !…la rochelle et toulon vont encore perdre ce we ,ils seront respectivement 11 eme et 12eme et rien ne se passera!
Toulon doit se stabiliser et ça commence par la continuité avec Mignoni. C’est pas quelques vaguelettes qui vont faire sombrer le navire.
Que Lemaitre change les adjoints dans le staff avec un nouveau manager, ça oui, pour la saison prochaine, mais Mignoni doit rester pour continuer le projet RCT passion, la détection des jeunes et encadrer l’équipe 1.
Les joueurs doivent aussi se responsabiliser et au lieu de me séparer de l’entraineur en chef, je me séparerais de certains joueurs qui n’ont plus le niveau quitte à casser leur contrat.
Que cette fin de saison va être longue… TRÈS TRÈS LONGUE !
tout commence par samedi à Perpignan !!!!!
Je note quand même une différence notable entre les 2 managers . O’Gara a remporter 2 titres de champions d’europe et 2 finales de Top 14 en 6 ans , ça assoit quand même sa légitimité à obtenir des résultats
Elle est tirée par les cheveux cette comparaison.
O’Gara comme le dit Bougnatix, ses résultats récents sont largement au-dessus de la moyenne. Je ne sais pas s’il est autant impliqué dans son CDF et dans sa région que Mignoni.
Sa vocation est de diriger une sélection. Si on lui propose l’Irlande demain, il Ira. Mignoni, pas de suite je pense, il a encore beaucoup à faire à Toulon et dans la Région.
C’est l’ensemble du rôle dans le club qu’il faudrait prendre en compte.
« C’est un honneur et une immense fierté de prolonger mon engagement avec le RCT. Ce club, c’est chez moi. Je suis animé par la volonté de c.ontinuer à transmettre ce que j’ai reçu ici : la c.ulture du combat, le respect du maillot, et l’importance du collectif. Avec toutes les forces du club et du territoire, nous avons encore de belles pages à écrire.»
C’était le communiqué du club du 25 avril 2025, lors de sa prolongation.
Et c’est même plus le discours d’un responsable régional du rugby que d’un entraineur de pros.
P Mignoni restera pour le club, au moins 3 4 ans de plus, le temps que ce qu’il met en place avec RCT Passion et le CDF trouve son régime de croisière. Et B Lemaître le gardera pour cela. Et c’est largement justifié.
Après qu’il en fasse trop, c’est une question d’organisation du club.
Avant de virer qui que ce soit, même ses adjoints, c’est le fonctionnement du club qui doit être revu.
Car quand dans la même saison le président sort de son rôle, virer une valeur sûre pour un pari caprice c.ontre l’avis à la fois du manager et du directeur du rugby et qui le disent publiquement. Puis tenter d’échanger Hervé pour Carbonel, laisser partir Hérvé, recruter Albornoz, demander à Garbisi de partir en pleine saison, à un an de la fin de son c.ontrat, c’est assez extraordinaire.
Que cela ait pu se faire, c’est que la direction a laissé faire.
Même à Toulon où tout est différent, c’est allé loin et mérite analyse.