Que faire de Charles Ollivon ? Jean-Baptiste Elissalde se pose réellement la question

Que faire de Charles Ollivon ? Jean-Baptiste Elissalde se pose réellement la question

Le dimanche 8 février 2026 à 23:46 par David Demri

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L’ancien demi de mêlée et consultant de L’équipe, Jean-Baptiste Elissalde s’est confié sur la décision de Fabien Galthié d’aligner cinq troisième ligne pour affronter l’Irlande, jeudi soir au Stade de France.

Ce-dernier voit dans cette formule à cinq « troisième-ligne » une réponse moderne aux exigences du rugby international de haut niveau.

Un abattage permanent

Pour Elissalde, l’efficacité de ce choix s’est mesurée dès l’entame du match contre le XV du Trèfle, notamment à travers le volume de courses généré par les avants.

« On a vu que cette stratégie a fonctionné dès la première action. Ollivon arrive au soutien de Louis Bielle-Biarrey. Idem sur son essai. Dans le jeu, ça donne un abattage de courses, de déplacements et de replacements qui n’est pas négligeable, il n’y a jamais trop de ruptures. Ça multiplie également le nombre de rucks. C’est plein de petits trucs qui font que tout va bien dans le jeu tricolore. »

Le débat sur les profils lourds

Interrogé sur la nécessité absolue d’aligner des joueurs ultra-puissants comme Emmanuel Meafou dès le coup d’envoi, l’ancien Toulousain émet des réserves, pointant du doigt les difficultés de replacement des profils très lourds.

« Quoique, Mickaël Guillard, il envoie. De plus, au niveau international, sur les mêlées, les arbitres préfèrent que ça aille vite, elle n’est presque pas arbitrée et les ballons portés, on en fait quelques-uns.

Alors faut-il absolument un Emmanuel Meafou ? Ça pose question. Le staff semble vouloir s’en servir en fin de match car il a du mal à suivre l’intensité des déplacements en début de match. On l’a vu à son entrée en jeu face aux Irlandais, il a été le plus en difficulté sur le replacement défensif. »

Quel avenir pour la hiérarchie ?

Si Elissalde estime que cette composition a de l’avenir contre presque toutes les nations, il s’interroge sur les futurs choix cornéliens que devra faire Fabien Galthié, notamment avec le retour des cadres.

« Qu’est-ce qu’on fait d’Ollivon ? Il dégage quelque chose et, de par son expérience (32 ans, 49 sélections), dispose d’un poids important au sein du groupe. Sauf que François Cros et Jegou réalisent un nombre incalculable de tâches invisibles… »

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