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Que va-t-il se passer pour les 3 anciens joueurs du FC Grenoble inculpés dans une affaire de viol en réunion ?

Que va-t-il se passer pour les 3 anciens joueurs du FC Grenoble inculpés dans une affaire de viol en réunion ?

Le lundi 23 mars 2026 à 16:08 par David Demri

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Neuf ans après les faits survenus à Bordeaux, l’affaire de viol en réunion impliquant d’anciens joueurs du FC Grenoble Rugby connaît un nouveau chapitre judiciaire. Le procès en appel de Denis Coulson, Loïck James et Rory Grice débute ce mercredi 25 mars devant la cour d’assises de la Charente, dans un climat de tension extrême.

Le dossier remonte à la nuit du 11 au 12 mars 2017. Après une défaite face à l’UBB, une étudiante de 20 ans, aujourd’hui magistrate, avait suivi les joueurs en discothèque avant de se réveiller dans leur hôtel, démunie de souvenirs précis mais marquée par des violences gynécologiques constatées par la suite. En première instance, en décembre 2024, les peines prononcées allaient de 12 à 14 ans de réclusion criminelle pour les trois principaux accusés.

Une victime « toujours marquée » par le traumatisme

Comme lors du premier jugement, les débats se tiendront à huis clos à la demande des parties civiles. Malgré les années écoulées, l’état psychologique de la victime reste préoccupant. « Neuf ans après les faits », elle « n’a toujours pas fait le deuil de ce qu’il s’est passé », a déclaré Me Grégoire Mouly, l’un de ses conseils.

Les experts psychiatriques ont d’ailleurs relevé chez elle un « état dissociatif » lors de la soirée, une analyse que les avocats de la défense contestent, s’appuyant sur une vidéo tournée durant les faits pour plaider le consentement.

Des versions diamétralement opposées

De leur côté, les trois anciens rugbymen campent sur leurs positions. Ils affirment que la jeune femme était consentante et qu’ils n’ont perçu aucune contrainte. Me Corinne Dreyfus-Schmidt, avocate de Denis Coulson, estime la peine de première instance « déraisonnable et excessive » pour un homme qu’elle juge sans dangerosité.

À l’inverse, l’accusation souligne la violence des actes décrits, notamment l’introduction d’objets. Selon Me Gaessy Gros, ces faits « peuvent presque s’apparenter à des actes de torture » et confirment la qualification de viol en réunion. Le verdict de ce procès en appel est attendu pour le 3 avril prochain.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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