Robert Ménard dévoile ses vérités et égratigne Christophe Dominici

Robert Ménard dévoile ses vérités et égratigne Christophe Dominici

24 juin 2020 - 17:39

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Le maire de Béziers, Robert Ménard s’est confié via Midi Libre, ce mercredi en début d’après-midi, pour évoquer le volte face concernant le rachat du club par les Emiratis, après que les dirigeants de l’ASBH aient soudainement décidé de retenir le projet de René Bouscatel.

Dans un premier temps, il indique n’avoir jamais rencontré Monsieur René Bouscatel. Il précise n’avoir été au courant de rien. Extrait:

« Je n’avais jamais rencontré M. Bouscatel avant notre rencontre en mairie hier matin. Je n’étais au courant de rien !

Il revient ensuite plus en détails sur les négociations menées avec les investisseurs des Emirats. Extrait:

« Des investisseurs des Emirats Arabes Unis m’ont dit qu’ils étaient prêts à mettre beaucoup d’argent dans le club. Je fais quoi ? Je les mets en contact avec les responsables du club, club dont je sais qu’il est en difficulté financière depuis des années. Ils parlent entre eux et à ce moment-là on me présente Monsieur Dominici. J’en suis ravi, je connais sa carrière, je sais ce qu’il a été et j’essaye de faire en sorte que les uns et les autres discutent ensemble ! Ce que je souhaite, c’est que le club ait un avenir, un projet sportif et un projet financier. Ces Emiratis me disent qu’ils sont prêts à amener de l’argent, je leur demande donc des garanties. Il faut qu’ils me prouvent qu’ils aient de l’argent et d’où vient cet argent. »

Mais tout a basculé juste avant que les Emiratis apportent les garanties bancaires et la provenance de l’argent. Extrait:

« Mais à la veille du moment où on allait enfin savoir d’où venait cet argent et s’il y avait cet argent, le club décide finalement de fermer la porte et de dire qu’il n’en voulait pas. »

Robert Ménard précise dans la foulée que le comportement de Christophe Dominici n’est pas exempt de tout reproche dans cette affaire. Extrait:

« Depuis le début, j’ai dit que j’étais favorable à une solution locale. Je l’ai dit devant les Emiratis sans arrêt : je préfère une solution locale. Une solution, c’est de l’argent et un projet sportif. C’est vrai aussi que Monsieur Dominici a eu un certain comportement et certaines déclarations qui – honnêtement – n’ont pas facilité les choses. Peut-être qu’il prend trop à cœur ce dossier et vous ne pouvez pas répandre des propos venimeux car après vous les prenez sur la figure. »

Pour conclure, Robert Ménard rajoute être en colère contre les dirigeants du club qui ont coupé les négociations avec les investisseurs des Emirats au moment le plus important. Extrait:

« A ce jour, je n’ai aucune garantie financière et c’est pour cela que je suis en colère. Hier matin, quand on me dit que le club ne veut plus du tout des Emiratis et que c’est terminé, le lendemain, on devait avoir la garantie financière. Je leur ai dit tout de suite : mais attendez 48h00 au moins on saura ce qu’il en est. Je me suis battu pour que le club donne toutes les pièces aux Emiratis pour les forcer, à un moment donné, de prouver l’argent et donner sa provenance. Mais on ne le saura jamais puisqu’on a clos les discussions avant de le savoir. J’ai posé 10 fois la question à Christophe Dominici et à chaque fois il remettait cela au lendemain. Là, on avait une date butoire qui était mercredi. On ne rompt pas les discussions le mardi quand on doit avoir une réponse le mercredi. C’est une guerre stupide. »

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10 Commentaires

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  2. Erick 24 juin 2020 at 17h- Répondre

    Ce qui prouve que Dominici a des preuves bancaires de son Mécène pu Mécènes aux pluriels… Après c’est aussi la communication de Dominici qui craint…Il faut essayer de fédéré et pas être aussi clivant….

    • Gilles Technique 25 juin 2020 at 08h- Répondre

      Le Spartiate, ça ne prouve absolument rien!
      C’est pas aussi simple que tu le laisses penser.
      On peut assez facilement démontrer la capacité financière d’un groupe ou d’une société à investir. En revanche là où cela bloque souvent dans ces opérations, c’est que les banques françaises ont l’obligation de s’assurer de l’origine des fonds!! Et dans ces pays les fonds se trouvent généralement sur des comptes contenus dans des paradis fiscaux!! Du coup ça pose un sérieux problème à ces pays qui dealent généralement avec des pays anglo-saxons qui sont moins regardants! Ça les oblige à changer leur « logiciel » de pensée financière et ça ils aiment pas!

  3. Tonton 24 juin 2020 at 18h- Répondre

    Il tacle bien les dirigeants du club aussi quand même. Ce qu’il dit me parait bien articulé et raisonnable. La rapidité avec laquelle s’est fait le retournement de situation me parait suspect quand même. Ils se parlent pendant un bon moment et puis du jour au lendemain et surtout la veille du jour où chacun, et surtout les repreneurs, devaient montrer leur jeu, les dirigeants du club mettent fin à la partie sur le mode « dégagez, y a rien à voir ». Ont-ils craint justement ce qui aurait pu être vu après un changement de direction?

  4. Lerouge31 24 juin 2020 at 18h- Répondre

    Retournement de situation très surprenant quand même .

  5. boom09 24 juin 2020 at 19h- Répondre

    quand MR MENARD parle de solution LOCALE TOUT EST DIT ! MR BOUSCATEL AVOCAT à 77ANS, IL NE VA PAS SE METTRE dans un tel imbroglio ,sans garanties , un autre projet devait etre dans les tuyaux depuis longtemps !DOMI A JOUé EN LEURRE et non en finisseur !

  6. dagobert71 24 juin 2020 at 21h- Répondre

    Menard n’est pas décisionnaire . En tant que maire , il a du poids car la location ou le prêt du stade c’est de sa responsabilité . J’imagine que la ville contribue par quelques subventions au budget du club . Sauf que dans cette histoire , il n’est qu’un « animateur ». Un facilitateur de rencontre. De ce que je comprends , il l’a mauvaise envers Dominici car celui ci lui fait de la mauvaise pub en expliquant les coulisses et en mettant en demeure d’aller fouiller dans les comptes de la SASP et de la société d’un des président (Passion Ovalie). Et en même temps, il a conscience que le projet Dominici était crédible et qu’il est désabusé du comportement des dirigeants actuels de Beziers. Que ce soit dans les justificatifs pas fournis (ou tard) , sur les dead lines pas honorées et la précipitation sans rencontrer Bouscatel et sans voir les garanties financières de son projet

  7. MICHEL Fery 24 juin 2020 at 21h- Répondre

    Tout cela n’est cousu que de mensonges , de quel côté , on n’en sait toujours rien et qui plus est l’on ne le saura peut être jamais !.. Cette sombre histoire en devient même honteuse pour notre Rugby !.. On se croirait presque en milieux mafieux , on pourrait presque en faire un début de beau scénario cinématographique !.. Vivement que notre *TOP14* reprenne vite , qu’enfin nous puissions nous changer la vie agréablement et surtout plus sereinement . Car vraiment , il commence en y en avoir plus qu’assez avec tous ces feuilletons de parts et d’autres .

  8. Lerouge31 24 juin 2020 at 22h- Répondre

    Bravo Michel

  9. itrise d 25 juin 2020 at 07h- Répondre

    En venant dans le rugby les émiratis ne sont pas des mécènes ce sont des investisseurs. Je trouve normal la décision des dirigeants de l’ASB de faire plutôt confiance à des gens qui connaissent bien le milieu du rugby.

    • Etienne 26 juin 2020 at 10h- Répondre

      D’autant que des  » investisseurs » qui s’impliquent dans un club en très grandes difficultés financières, ça parait incroyable…
      Nous lisions récemment plusieurs declarations de personnalités importantes du rugby qui assuraient qu’au rugby, maintenant on perd plus d’argent que ce qu’on en gagne…alors , va comprendre…

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