Romain Ntamack et Matthieu Jalibert vont-ils être alignés ensemble contre l’Irlande ?

Romain Ntamack et Matthieu Jalibert vont-ils être alignés ensemble contre l’Irlande ?

Le jeudi 15 janvier 2026 à 0:44 par David Demri

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Plusieurs nations majeures ont intégré l’idée de faire cohabiter deux ouvreurs sur le terrain. Ce choix tactique a offert des options supplémentaires en termes de distribution et de gestion du jeu, mais il reste marginal en France.

Un dispositif longtemps ignoré par le rugby français

L’association de deux numéros 10 vise à multiplier les zones de décision. Elle permet de déléguer la création du jeu et d’augmenter la variété des options offensives. Malgré ces avantages théoriques, l’expérience n’a que rarement été prolongée par les sélectionneurs français.

Les nations anglo-saxonnes ont fait du double 10 une arme

En Angleterre, ce système a été utilisé sur la durée. Les tandems Wilkinson–Catt puis Ford–Farrell ont servi de référence. Ce dernier a été aligné à de nombreuses reprises, avec de bons résultats notamment lors de la Coupe du monde 2019. L’Écosse a également prolongé le principe avec la génération actuelle incarnée par Finn et Marcus Smith.

La Nouvelle-Zélande a développé sa propre culture du poste hybride

Chez les All Blacks, cette logique remonte à plusieurs décennies, au travers du rôle spécifique du “cinq-huitième”, qui fait office de deuxième ouvreur. Dan Carter a débuté de cette façon aux côtés de Carlos Spencer. Plus tard, Richie Mo’unga et Beauden Barrett ont étendu le concept jusqu’au poste d’arrière.

Une mécanique qui fluidifie le jeu selon Damien Traille

Pour l’ancien international, l’intérêt se mesure dans la capacité à varier les prises d’initiative : « Dans le rugby actuel, avoir un deuxième 10 offre des alternatives. Que ce soit pour le jeu au pied ou dans la distribution du jeu. C’est ce qu’avait voulu mettre en place Galthié en associant Ntamack et Jalibert, avec peu de réussite. Mais on ne trouve pas cette réussite dès le premier coup. » Traille rappelle que l’efficacité ne se construit pas en une rencontre mais sur la continuité.

Le rôle du premier receveur déjà redistribué en France

En France, la structuration historique du jeu confie davantage d’autorité au demi de mêlée qu’à l’ouvreur. Cette hiérarchie réduit mécaniquement le besoin d’un second profil créateur, là où les pays anglo-saxons placent davantage le numéro 10 au centre du système.

Thomas Ramos occupe déjà une fonction de second ouvreur

Ces dernières saisons, Thomas Ramos a évolué comme premier receveur à plusieurs séquences, malgré son numéro 15. Sa polyvalence lui permet d’agir comme relais naturel du numéro 10, que ce soit en club ou en sélection. Pour certains observateurs, cette présence rend moins nécessaire une association de deux ouvreurs de métier.

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