« Sachant que ce n’est pas le grand amour entre Christophe Urios et le Stade Toulousain…. » balance Baptiste Germain

« Sachant que ce n’est pas le grand amour entre Christophe Urios et le Stade Toulousain…. » balance Baptiste Germain

Le lundi 24 août 2026 à 12:18 par David Demri

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Avant même son arrivée à Clermont, Christophe Urios avait amusé tout le monde en qualifiant affectueusement sa future recrue Baptiste Germain de « merdeux », en référence à leurs années communes à Bordeaux-Bègles.

Interrogé à son tour par Midi Olympique sur cette sortie, le demi de mêlée de l’ASM n’a pas esquivé le sujet et reconnaît avoir énormément évolué depuis cette époque.

Lorsque Christophe Urios avait présenté les recrues de Clermont il y a quelques semaines, une phrase avait particulièrement marqué les esprits.

Le manager auvergnat avait évoqué Baptiste Germain avec beaucoup d’affection, tout en le décrivant comme un « merdeux » lorsqu’il l’avait entraîné à l’Union Bordeaux-Bègles, alors qu’il n’avait que 18 ans.

Invité à réagir à cette anecdote, le principal intéressé a reconnu que son entraîneur n’avait pas totalement tort.

« J’ai énormément changé »

Baptiste Germain explique qu’il était alors un jeune joueur très impatient de lancer sa carrière professionnelle.

« J’ai beaucoup changé parce qu’il m’a connu à 18, 19 ans lorsque j’étais en Espoirs à l’UBB. J’étais très impatient, je voulais jouer en professionnel et j’ai finalement signé à Toulouse. »

Le demi de mêlée reconnaît qu’à cette époque, il avait choisi de rejoindre le grand rival de Bordeaux sans avoir encore fait ses preuves au plus haut niveau.

Avec le recul, il estime que cette période lui a permis de grandir.

« Et sachant que ce n’est pas le grand amour entre Christophe et le Stade Toulousain, j’étais un peu parti dans le club concurrentiel sans avoir rien prouvé à personne. »

Une carrière qui l’a fait mûrir

Depuis son départ de l’UBB, Baptiste Germain a connu plusieurs clubs sans parvenir à s’installer durablement.

Une trajectoire parfois compliquée qui, selon lui, lui a permis de gagner en maturité.

Le nouveau demi de mêlée clermontois estime aujourd’hui être un joueur totalement différent de celui qu’il était à Bordeaux.

« Mais aujourd’hui, j’ai pris de l’expérience, j’ai un peu plus de carrière derrière moi, d’autant plus que cela n’a pas toujours été facile, j’ai connu plusieurs clubs sans vraiment m’installer. Cela fait vite redescendre sur terre et cela m’a beaucoup aidé à grandir. »

Il conclut avec le sourire :

« Je suis totalement différent aujourd’hui que lorsque j’avais dix-huit ans, comme beaucoup de personnes ! »

Des propos qui devraient conforter Christophe Urios dans son choix de faire confiance à un joueur qu’il connaît depuis ses débuts et dont il estime avoir pleinement mesuré l’évolution au fil des années.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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