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Salary Cap : Avant même sa signature, Menoncello provoque déjà un casse-tête au Stade Toulousain

Salary Cap : Avant même sa signature, Menoncello provoque déjà un casse-tête au Stade Toulousain

Le vendredi 8 mai 2026 à 20:18 par David Demri

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Le président du Stade Toulousain Didier Lacroix a pris la parole sur un sujet particulièrement sensible dans le rugby professionnel : le droit à l’image des joueurs et son impact sur le salary cap.

Pour Midi Olympique, Didier Lacroix a raconté plusieurs anecdotes.

À travers plusieurs exemples très concrets impliquant Antoine Dupont, Romain Ntamack ou encore un futur joueur toulousain, le dirigeant haut-garonnais estime que les règles actuelles ne sont plus adaptées à l’évolution du rugby moderne.

Didier Lacroix réclame une grande réflexion

Didier Lacroix estime que les joueurs doivent pouvoir profiter pleinement de leur image durant leur carrière :

« S’ils peuvent avoir l’opportunité, sur une carrière courte, de gagner un peu plus d’argent, je les comprends complètement et je les soutiendrai. Je ne suis pas président de Provale pour tenir le flambeau, mais je les soutiendrai. »

Le président toulousain regrette surtout que le débat autour du salary cap n’ait pas été mené plus en profondeur :

« Il fallait organiser un véritable Davos des règlements du salary cap et mener une réflexion profonde où l’on pourrait poser autant de questions que l’on veut, peut-être même avec la présence de sommités, de juristes qui auraient pu être consultés, voire des membres du Conseil d’État, afin d’avoir une vraie consultation. »

Antoine Dupont et les nouveaux enjeux économiques

Didier Lacroix explique ensuite que le rôle des joueurs a énormément évolué ces dernières années.

Il prend notamment l’exemple d’Antoine Dupont et d’un éventuel partenariat renforcé avec Peugeot, sponsor historique du Stade Toulousain.

Selon le règlement actuel, les revenus publicitaires touchés par le joueur devraient être intégrés dans le salary cap du club.

Le président du Stade Toulousain estime que cette situation peut devenir problématique.

« La nature du rôle du joueur évolue. Le joueur n’a rien à voir avec un joueur d’il y a dix ans, ou même d’il y a cinq ans. Pourquoi ? Parce qu’il est à la fois un joueur et un influenceur. Il est à la fois un membre du club mais il peut être, demain, en partie un concurrent économique du club. Pourquoi ? Parce que, si son image associée à une entreprise vient concurrencer le club, on peut avoir les prémices d’un affaiblissement de l’économie dans les clubs. »

Le cas Romain Ntamack et Red Bull

Didier Lacroix a également évoqué la situation de Romain Ntamack avec Red Bull.

L’ouvreur international français collabore depuis plusieurs années avec la marque, devenue récemment partenaire du Stade Toulousain.

Le problème pourrait apparaître lors du renouvellement du contrat du joueur.

« Des joueurs qui ont déjà un partenaire personnel qui devient sponsor du club, il y en a eu d’autres. A priori, il y a une tolérance parce que le joueur avait déjà le partenaire avant qu’il ne devienne partenaire du club. […] Mais quand on renouvelle ces partenariats, ils deviennent concomitants et ils peuvent être considérés parties associées. Et cela ne nous paraît pas gérable. »

Didier Lacroix raconte une anecdote sur Menoncello

Le président toulousain a ensuite raconté une histoire impliquant un futur joueur du Stade Toulousain, qui semble être Tommaso Menoncello.

« Je vais vous raconter une histoire… Nous avons intégré une entreprise partenaire pour des tondeuses autonomes, Stiga. C’est une entreprise italienne et elle nous accompagne dans le cadre d’un partenariat de fournisseur officiel du club. Cela veut dire qu’elle peut également communiquer avec l’image du club.

Après avoir contractualisé, l’entreprise a su que nous allions peut-être faire signer un joueur italien. Elle a immédiatement sauté sur l’occasion en disant vouloir être partenaire de ce joueur, d’autant plus qu’il était en plein Tournoi des 6 Nations. Nous lui avons répondu que c’était impossible car cela rentrerait dans l’assiette du salary cap. On ne peut pas dépasser. Et le joueur se trouve privé sans raison de revenus supplémentaires. »

L’exemple étonnant des tondeuses offertes aux joueurs

Didier Lacroix a ensuite détaillé un autre exemple impliquant le troisième ligne anglais Jack Willis.

« Le même partenaire se dit alors : « Bon, je vais utiliser la force du Stade toulousain. » Nous organisons des « Sponsordays » sur lesquels nous avons nos joueurs présents : trois d’entre eux sont invités à être acteurs de tel ou tel storytelling pour les entreprises. Parmi eux, il y a un de nos capitaines, Jack Willis. Et Jack, malin qu’il est, me dit : « Ah, c’est chouette ! On ne pourrait pas avoir chacun une tondeuse pour chez nous, pour ceux qui ont des maisons individuelles ? »

Jérôme Cazalbou répond : « Si vous offrez une tondeuse, c’est considéré comme avantage en nature et cela rentre dans le salary cap. » Avec 52 joueurs dans l’effectif et la tondeuse valorisée à 1 500 euros, cela fait plus de 75 000 euros au total à déclarer. Nous n’avons pas la place pour cela dans notre salary cap, aujourd’hui. »

Didier Lacroix évoque aussi les dérives du passé

Le président toulousain reconnaît malgré tout que les règles actuelles ont été mises en place après plusieurs abus observés dans le passé.

« À aucun moment je n’ai dit qu’un référent d’un club devait trouver une autre organisation pour payer ses joueurs. Ce n’est pas du tout mon propos. »

Avant d’ajouter :

« Je n’y étais pas. J’en ai un peu entendu parler, je pense qu’il y a un certain nombre de présidents de cette période-là qui savent beaucoup mieux que moi comment était ce système-là. Et il est évident qu’on ne doit pas, et qu’on ne pourra jamais, réautoriser ce genre de choses. »

Les joueurs également visés

Enfin, Didier Lacroix estime que les joueurs doivent eux aussi prendre leurs responsabilités concernant leurs contrats personnels.

« Quand les joueurs ont d’eux-mêmes contracté avec un partenaire sans nous le dire, on a une responsabilité, mais il faut qu’on trouve également, avec Provale (syndicat des joueurs, N.D.L.R.), avec leurs agents, la capacité à les contraindre, c’est-à-dire qu’ils prennent leurs responsabilités. […] Quelle sanction peut-on mettre envers un joueur qui n’a pas rempli cette obligation de transparence ? On peut lui reprendre la quote-part de sa prime d’éthique, oui. Mais il faut aussi les responsabiliser. Il faut définir un cadre avec eux. C’est nouveau. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

17 Commentaires

  1. Cacahuete 8 mai 2026 at 20h- Répondre

    Pas un Davos plutôt un grenelle du r

  2. En embuscade 8 mai 2026 at 20h- Répondre

    Didier Lacroix il me gonfle.il faut enlever le salary Cap comme ça les riches club pourraient acheter les joueurs à prix d’or comme Au foot.lemaitre à toulon est multimillionnaire il pourrait s’il le veut payer les meilleurs joueurs du monde.trop facile.

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  3. Le p'tit canelé 8 mai 2026 at 20h- Répondre

    Putain, ça m’a fichu la larme à l’oeil d’apprendre que Willis et d’autres ont des fin de mois si compliquées, qu’ils ne peuvent même pas se permettre de posséder une tondeuse à 1500 balles autrement que si on leur offre…

    Non mais sérieux Didier, les mecs prennent 30 ou 40 000€ par mois, pour une tondeuse à 1500 balles, ils peuvent sortir la carte bleue peut être non?…

    Lacroix est dans la mouise et il balance tout et n’importe quo: la perche tendue à Provale, l’exemple de la prolongation de LBB (de quoi il se mêle d’ailleurs? ), le pauvre fabriquant de tondeuse en Italie, Ntamack qui avait un contrat image en dehors de tout salary cap (comme quoi, c’est pas tout le temps un problème…)

    Etonnant comme Lacroix se présente comme le grand défenseur de tout le monde une fois que son club est empêtré dans les affaires…

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    • Multi Pseudos 9 mai 2026 at 07h- Répondre

      Ton argument des tondeuses c’est quelque chose….et tes suppositions irréfutables. Tu vas en convaincre des neuneux avec ta méthode populiste. Mais sur le fond il y a quoi ?

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      • Le p'tit canelé 9 mai 2026 at 10h- Répondre

        Ok Mickey…

        « L’argument » des tondeuses, ce n’est pas de moi, vois tu? Je ne fait que reprendre les propos de Lacroix…

        Excellent parallèle avec le « populisme », c’est bien ce dans Lacroix est tombé et apparemment, ça marche sur les neuneus qui s’en fichent du « fond »…

        • Multi Pseudos 9 mai 2026 at 11h- Répondre

          Je sais que ce n’est pas de toi mais justement, tu le reprends pour faire passer ta version. Sur le fond lui il devra convaincre les juges, toi non, tu cherches juste à faire passer ton ressenti qui est déjà pipé au départ car tu le juges avant l’enquête.

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  4. AuSaborgage 8 mai 2026 at 21h- Répondre

    Qu il le supprime ce salary cap.

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    • Dranix 8 mai 2026 at 21h- Répondre

      Pourquoi faire, puisque ce n’est pas vraiment un problème ?

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    • loule 8 mai 2026 at 22h- Répondre

      Le supprimer non, cela conduirait inévitablement à une inflation des salaires excluant les plus petites écuries, mais en revanche l’augmenter substantiellement je suis pour. Concernant la question des contrats publicitaires où tout autre revenu liés à l’image où à la notoriété, il faut pour moi les exclure du salary cap. Être salarié d’un club c’est une chose, pouvoir profiter de l’intérêt que vous porte une marque où une société dans une carrière courte c’est autre chose. Tant qu’il n’y a pas conflit d’intérêt où emploi fictif cela ne me choque pas. Se posera alors la question du rendement du joueur qui, de plus en plus sollicité par son « business » extra sportif, devra rester compétitif et loyal envers son employeur.

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      • Le p'tit canelé 9 mai 2026 at 00h- Répondre

        Il n’y a que 3 ou 4 clubs sur 14 qui sont à l’équilibre ou gagnent 1 million et des brouettes grand max chaque saison…

        Parce que pour l’instant, Canal+ paye relativement bien, que l’économie du rugby français se porte très trèèèèèèès bien…

        Et si demain il y a une crise économique? On se retrouve comme le foot avec des salaires intenables et une faillite généralisée ? Des mécènes qui jettent l’éponge devant l’ampleur des trous à combler et des clubs historiques qui disparaissent purement et simplement du paysage rugbystique ?

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  5. tristan 8 mai 2026 at 21h- Répondre

    Pauvre Stade Toulousain…..j’ai la larme à l’oeil

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    • Multi Pseudos 9 mai 2026 at 07h- Répondre

      Très intéressant ton commentaire il fait avancer le débat….

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      • Kean 9 mai 2026 at 08h- Répondre

        Pas de débat nécessaire. C’est direction pro d2 avec une amende

        • Multi Pseudos 9 mai 2026 at 11h- Répondre

          La justice populaire a rendu son verdict….inutile de faire une enquête, le peuple souverain a jugé….Coupable!!!

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  6. Bass 9 mai 2026 at 09h- Répondre

    Il me semble qu’il y as une différence entre le salaire que verse le club aux joueurs et les primes des différents sponsors ?

  7. Nide 9 mai 2026 at 09h- Répondre

    Il nous prend vraiment pour des perdreaux avec tous ces montages…
    Les nouveaux sponsors avec nouveaux joueurs.
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    • Multi Pseudos 9 mai 2026 at 11h- Répondre

      Je crois que c’est ce qu’a décidé la LNR pour la saison prochaine….