Salary-cap, crédits internationaux, contrats d’image… La LNR adopte une réforme historique

Salary-cap, crédits internationaux, contrats d’image… La LNR adopte une réforme historique

Le mercredi 4 février 2026 à 23:09 par David Demri

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Le paysage financier du Top 14 s’apprête à vivre une transformation profonde. Ce mercredi, le comité directeur de la Ligue Nationale de Rugby (LNR) a entériné plusieurs mesures phares visant à adapter le championnat aux exigences du rugby moderne et à la santé des joueurs.

Une hausse progressive du plafond salarial

Actuellement plafonné à 10,7 M€, le salary-cap va augmenter par paliers : il atteindra 11 M€ dès la saison 2026-2027, pour finir à 11,3 M€ en 2029-2030. Cette décision répond à une alerte lancée par les dirigeants de clubs.

L’idée est de permettre aux staffs d’étoffer leurs effectifs au-delà de la limite actuelle de 35 contrats professionnels pour préserver l’intégrité physique des joueurs.

Vers une dégressivité des crédits internationaux

Le système des crédits alloués pour les joueurs de la liste Premium va également évoluer. « La réforme introduit donc un plafond cumulé par club », précise la LNR. Si aujourd’hui chaque international permet un dépassement de 180 000 €, une dégressivité sera instaurée en 2027-2028 (210 000 € pour 1 joueur, 202 500 € par tête pour 2 joueurs, etc.).

Bien que ce point ait fait l’objet de discussions — « Sur cette dégressivité, il y a eu débat mais la majorité a tranché » —, la réforme a été adoptée par 17 voix contre 6 comme l’annonce L’équipe dans son édition du jour.

Le journal sportif précise cependant que la LNR veut y aller par étape pour permettre aux clubs de s’adapter à ce nouveau règlement. Ainsi, un club ne peut pas perdre plus de 200 000 € de crédit d’une année à l’autre même en cas même si son nombre d’internationaux chute brutalement.

Il est également expliqué que les clubs qui recruteront des internationaux pourront bénéficier d’un crédit salary-cap. Tous les éléments remplissant les critères ouvriront bien droit à un crédit pour leur club, et ce sans exception désormais.

Contrats d’image : Un premier geste pour les stars

Certains joueurs cadres s’étaient agacés des restrictions liées à l’exploitation de leur image. Matthieu Jalibert expliquait ainsi en octobre : « On ne peut pas toujours exploiter les retombées économiques et signer des contrats individuels parce que nous sommes bloqués par le salary-cap, et notamment cette règle sur les contrats d’image ».

Leur appel a été partiellement entendu : dès la saison prochaine, les contrats équipementiers individuels, même s’ils sont signés avec des marques communes au club, seront exclus de l’assiette du salary-cap.

Fin de la médiation pour les manquements graves

Enfin, la LNR durcit les règles de contrôle. La procédure de médiation, qui avait permis au Stade Toulousain de régler le litige lié au transfert de Melvyn Jaminet, sera désormais très encadrée. Elle est « désormais réservée aux seuls manquements susceptibles d’encourir une sanction financière, à savoir les dépassements du plafond inférieurs à 200 000 € ».

Pour tout dépassement supérieur ou manque de transparence, les clubs s’exposent désormais à des sanctions sportives directes sans possibilité de médiation.

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