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Santiago Arata : Le secret de sa métamorphose au Castres Olympique

Santiago Arata : Le secret de sa métamorphose au Castres Olympique

Le vendredi 27 février 2026 à 17:24 par David Demri

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Il fut un temps où le jeu au pied de Santiago Arata était le talon d’Achille de son immense talent.

Débarqué en 2020 avec ses crochets dévastateurs et une énergie débordante, le demi de mêlée uruguayen a dû se réinventer pour passer du statut de « joueur spectaculaire » à celui de véritable stratège du Top 14.

Une transformation qui ne doit rien au hasard, mais tout à une discipline de fer.

L’obsession du détail : « À un mètre près »

Ce jeudi 26 février, au centre du Levézou, la scène est révélatrice. Tandis que la séance collective s’achève, Arata et ses compères demis de mêlée prolongent l’effort sous le soleil.

Loin des caméras, la répétition est la clé de cette montée en puissance, comme le souligne Xavier Sadourny, manager du CO via La Dépêche :

« Ils accordent énormément de temps à travailler après chaque entraînement. Car ils savent qu’à un mètre près, le ballon sera contestable ou non. »

Si ses coéquipiers comme Jérémy Fernandez possédaient des prédispositions naturelles, l’Uruguayen a dû, lui, apprivoiser ce secteur pour ne plus laisser son sort entre les mains du hasard — ni se voir écarté du XV de départ.

Le rôle des mentors : Teulet et Kockott

Pour franchir ce cap, Arata a su s’entourer. Loin de son tempérament bouillant, il a fait preuve d’une grande humilité en sollicitant ceux qui maîtrisent l’art du coup de pied à la perfection.

« La concurrence a fait beaucoup c’est sûr. Mais il y a aussi Romain Teulet (consultant jeu au pied) qui m’a guidé. Cet aspect du jeu était assez nouveau pour moi. Quand tu arrives en Top 14, tu dois l’apprendre. Et j’ai aussi eu la chance de grandir aux côtés de Rory Kockott, plutôt à l’aise dans ce secteur. »

Stratégie et sacrifice : Une nouvelle dimension

La progression ne s’est pas faite en un jour. D’un joueur sur courant alternatif, capable de génie comme de déchet, Arata a muté vers une valeur sûre, capable de dicter le tempo du match. Le secret ne réside pas seulement dans la technique pure, mais dans l’intelligence de jeu.

« Plus que dans la façon de frapper la balle où, à mon sens, cela dépend de chacun, c’est dans la stratégie que j’ai ressenti l’apport de Romain et Rory. Ils ont été de bons conseils. Comme aujourd’hui, entre demis, on échange beaucoup. J’ai également pas mal discuté avec d’autres joueurs à mon poste. C’est important de s’ouvrir sur ça »

Pour le staff, cette exigence est le signe d’un joueur qui vise désormais l’excellence absolue. Une exigence qui déborde même sur sa vie privée, au point de provoquer quelques taquineries familiales après ses séances tardives. Xavier Sadourny résume parfaitement l’état d’esprit du numéro 9 :

« Santi sait que si demain, il veut encore passer un cap, il doit porter attention à son jeu au pied. Il fait partie des meilleurs en France à son poste, mais s’il veut se rapprocher du meilleur, c’est une donnée importante. Et comme c’est un compétiteur, il bosse volontiers. »

Désormais lié au club jusqu’en 2029, Santiago Arata a prouvé qu’il était bien plus qu’un simple dynamiteur : il est devenu le chef d’orchestre que le Castres Olympique attendait.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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