Santiago Chocobares révèle avoir joué la finale dans des conditions extrêmes : « Je me suis fait infiltrer 4 fois »
Santiago Chocobares révèle avoir joué la finale dans des conditions extrêmes : « Je me suis fait infiltrer 4 fois »
Le jeudi 17 septembre 2026 à 8:24 par David Demri
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Santiago Chocobares a terminé la saison dernière avec une fracture à un orteil. Malgré la douleur et l’impossibilité de s’entraîner avec ses partenaires, le centre argentin a disputé la demi-finale puis la finale après avoir reçu plusieurs infiltrations.
Aujourd’hui débarrassé de cette blessure, l’international de 27 ans a dévoilé l’ampleur du sacrifice consenti durant les phases finales. Le jour de la finale, le Toulousain a notamment dû être infiltré à quatre reprises avant de terminer la soirée avec des béquilles.
Une fracture contractée pendant un stage
La blessure s’est produite à Gérone, lors d’un stage organisé par le Stade Toulousain avant les phases finales. Chocobares a été victime d’un choc après qu’un joueur lui a marché sur le pied.
L’Argentin confirme dans Midi Olympique avoir joué les deux dernières rencontres de la saison avec cette fracture.
« Ça va plutôt bien. J’avais subi une fracture d’un orteil en fin de saison dernière avant la demi-finale contre le Racing 92. J’ai joué la demie et la finale avec cette fracture. »
La blessure s’était produite sur une action particulièrement banale.
« Je m’étais fait marcher dessus lors de notre stage à Gérone. »
Le centre n’était alors plus en mesure de suivre les séances collectives. Sa présence pour les deux matches décisifs a nécessité une prise en charge médicale très importante.
Quatre infiltrations le jour de la finale
Chocobares a pu tenir sa place grâce aux infiltrations. La douleur était cependant si forte que le protocole a dû être répété avant et pendant la finale, y compris lors de l’interruption provoquée par l’orage.
Le Toulousain raconte les conditions extrêmes dans lesquelles il a disputé cette rencontre.
« Pendant la phase finale, je ne pouvais pas m’entraîner avec l’équipe. J’ai fait des infiltrations pour pouvoir jouer les deux matchs. Pour l’anecdote, je me suis fait infiltrer quatre fois le jour de la finale. Avant l’échauffement, avant le match, à la mi-temps et même pendant la petite pause à cause de l’orage. J’ai pu finir la rencontre mais j’avais trop mal après le coup de sifflet final. J’ai même pris des béquilles pour la soirée des festivités. »
Cette fracture a ensuite pesé dans la décision de ne pas rejoindre la sélection argentine pour les rencontres estivales. Ugo Mola et Felipe Contepomi ont échangé afin de protéger le joueur et de lui permettre de soigner complètement son pied.
Un été sans les Pumas
L’état de son orteil ne lui permettait même plus d’enfiler ses crampons. Une période de repos devenait donc indispensable pour éviter d’aggraver la blessure.
Santiago Chocobares estime que son forfait avec les Pumas était quasiment inévitable.
« Oui, ça a joué dans la décision. Quand tu n’arrives pas à mettre tes crampons à cause de la douleur… Ugo (Mola) a échangé avec Felipe (Contepomi) et je pense que le mieux pour moi était de ne pas jouer cet été. C’était presque obligatoire pour que mon pied guérisse bien. »
Le joueur a malgré tout rejoint l’Argentine pendant sa convalescence. La fracture l’a obligé à porter des claquettes durant quinze jours, alors que l’hiver battait son plein dans son pays.
Cette tenue inhabituelle a provoqué quelques regards étonnés.
« Bien sûr ! Bon, le problème était que, pendant quinze jours, j’étais obligé de mettre des claquettes à cause de la fracture. Et c’était l’hiver en Argentine… Il a fallu s’accrocher (rires). Les gens ne comprenaient pas ce que je faisais avec des claquettes aux pieds. On me regardait un peu bizarrement mais j’étais obligé ! »
Des chaussures spécialement choisies pour son pied
Chocobares a tout de même pu assister à une rencontre de la sélection argentine durant son séjour.
Le centre confirme être allé voir ses partenaires des Pumas.
« Oui ! »
À ce moment-là, son état lui permettait enfin de porter des chaussures fermées. Il avait toutefois dû acheter une paire plus grande afin de ne pas comprimer son orteil.
L’international argentin avait soigneusement adapté sa tenue à sa blessure.
« Alors non. À ce moment-là, je pouvais remettre des chaussures. Je m’en étais achetées des plus grandes que ma taille, de manière à ne pas trop compresser mon pied. C’était tout un calcul mais tout est rentré dans l’ordre (rires). »

