Serge Blanco maire : Le projet secret derrière son incroyable élection à Biarritz
Serge Blanco maire : Le projet secret derrière son incroyable élection à Biarritz
Le mardi 24 mars 2026 à 17:11 par David Demri
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C’est un nouveau chapitre, peut-être le plus inattendu, qui s’ouvre dans la vie de Serge Blanco.
À 67 ans, l’ancien arrière de légende du XV de France a été élu maire de Biarritz ce dimanche 22 mars. Avec 41,92 % des voix, il a devancé la maire sortante LR Maider Arosteguy lors d’un second tour qui consacre l’enfant du pays.
Un destin lié à Biarritz
Arrivé de Caracas à l’âge de deux ans, Serge Blanco n’a jamais quitté la cité balnéaire. Celui que l’on surnommait le « Pelé du rugby » a gravi tous les échelons, de tourneur-ajusteur à icône mondiale du ballon ovale avec ses 93 sélections.
Après avoir dirigé le Biarritz Olympique et la Ligue Nationale de Rugby, il se lance aujourd’hui dans le grand bain politique, une discipline dont il avoue ne pas maîtriser tous les codes : « Je n’ai pas l’habitude de ce monde politique ».
Pourtant, son tempérament de meneur d’hommes reste intact.
Pour son ami Denis Charvet, sa réussite ne fait aucun doute :
« Serge est un soliste. C’est un leader, un combattant, un bulldozer. »
Le stade Aguiléra au cœur de la bataille
Si Serge Blanco a décidé de briguer la mairie, c’est avant tout pour défendre son « temple » : le stade Aguiléra. Opposé au projet de réaménagement immobilier porté par l’ancienne municipalité, l’ex-international a monté sa liste pour protéger l’identité sportive de la ville.
« Elle a voulu faire autre chose que du sport à Aguiléra », explique son fidèle ami Pascal Ondarts via Le Parisien, « Serge a bataillé. Lorsqu’il décide quelque chose, il va au bout. »
Un homme de pouvoir aux multiples facettes
Le nouveau maire de Biarritz est un habitué des responsabilités, mais aussi des tempêtes. Sa carrière d’homme d’affaires, un temps florissante grâce au soutien du milliardaire Serge Kampf, a connu des heures sombres avec la liquidation de sa holding en 2020.
Son style de direction, souvent jugé autoritaire, a laissé des souvenirs contrastés dans les instances du rugby.
« J’ai convoqué le comité directeur, j’ai écouté chacun des membres puis je leur ai dit de démissionner, tous. C’est comme cela qu’on avance », racontait-il à propos de ses débuts à la présidence du BO.
À la mairie, il devra désormais composer avec une équipe et des administrés pour transformer l’essai. Fidèle à lui-même, il a prévenu ses soutiens lors de la fête de la victoire au restaurant le Royalty : « Le plus dur commence ».
3 Commentaires


C’est quand même une bonne nouvelle pour le BO , son plus fidèle serviteur est maire .
Oui, ils vont pouvoir profiter de l’eau chaude !
Merci Mr le maire et bravo
Serait-il possible d’espérer une politique volontariste à l’encontre de notre cher BOPB ??
Nous sommes de nombreux nostalgiques qui souhaiteraient voir leur club férailler en Top 14