Sione Tuipulotu : « Ils restent humains et ce sont les mêmes hommes qui jouent pour Toulouse et l’équipe de France »
Sione Tuipulotu : « Ils restent humains et ce sont les mêmes hommes qui jouent pour Toulouse et l’équipe de France »
Le samedi 7 mars 2026 à 10:29 par David Demri
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Ce samedi après-midi, l’Ecosse accueillera le XV de France à Murrayfield, à l’occasion de la 4ème journée du Tournoi des Six-Nations.
Interrogé via L’équipe, le trois-quarts centre Ecossais, Sione Tuipulotu s’est confié sur ce choc tant attendu.
Il se dit très excité par ce match puisque l’Ecosse a encore ses chances dans ce Tournoi. Extrait:
Quelle opportunité nous avons créée pour notre équipe… Vous avez raison, une des meilleures équipes du monde nous rend visite. C’est super pour nos supporters, pour notre équipe et pour voir à quel niveau nous sommes. Je suis très excité et content de la préparation de l’équipe cette semaine.
Le plan des Ecossais ? Rester accrochés au score le plus longtemps possible pour déstabiliser les Bleus et s’imposer en fin de match. Extrait:
C’est le plan pour ce match, rester avec eux (au tableau d’affichage) mais aussi être confortables dans nos têtes si on venait à être devant. Les trois premiers matches du Tournois nous ont permis de connaître différents scénarios, ça nous a bien préparés pour ce match. Nous nous sentons prêts et notre boulot, ce sera de faire en sorte que la France se sente le plus inconfortable possible, le plus longtemps possible.
Il l’affirme : le fait de pouvoir encore gagner la compétition reste une énorme source de motivation pour l’Ecosse. Extrait:
C’est une énorme motivation. Dans un Tournoi, j’ai compris que tout se résume à la place que vous occupez à la fin dans le classement et si vous ramenez le trophée à la maison ou non. Mais pour moi, dans ma tête, il n’y a aucun match après celui-là. C’est mon état d’esprit depuis que j’ai pris l’avion pour rentrer d’Italie (après la défaite à Rome lors de la première journée).
Avant de jouer l’Angleterre, je ne pensais pas au match d’après. Et je pense qu’il faut qu’on garde cet état d’esprit, qu’on se concentre sur le présent. En face de nous, c’est la France et la semaine prochaine, on y pensera après ce match. Ce serait stupide de penser à la suite maintenant. On doit aller sur le terrain, exécuter le plan, puis on se tournera vers la semaine prochaine.
Il ne manque pas de dire le plus grand bien du XV de France. Extrait:
Sur différents aspects, ils sont brillants, non ? (sourire) Il y a de sacrés athlètes et ils dégagent une vraie cohésion. Probablement comme nous. La plupart de nos joueurs viennent de Glasgow, ils ont beaucoup de joueurs qui viennent de Bordeaux et Toulouse.
Quand on joue ce genre d’équipes, on sait qu’il ne faut pas faire d’erreurs sinon ils peuvent vous punir. Ça a été une de nos forces contre l’Angleterre (31-20, 2e journée), on a commis très peu d’erreurs et été peu pénalisés. Quand vous faites ça, vous pouvez contrôler le match et regarder les adversaires dans les yeux. C’est le but pour nous cette semaine.
On doit démarrer fort, mais en même temps, face à une telle équipe, ça ne vous garantit rien pour gagner le match. On doit commencer fort et finir fort, on aura besoin d’une performance constante sur 80 minutes, on sait qu’on en est capable. C’est notre objectif en tout cas et j’y crois. C’est l’un des plus gros matches que nous avons à jouer et on doit l’aborder avec cet objectif d’aller chercher quelque chose pour la semaine prochaine.
Il analyse ensuite le match dans le match entre Finn Russell et Antoine Dupont, deux joueurs très talentueux. Extrait:
Je ne vais pas être objectif car je joue plus souvent avec Finn, mais évidemment, on connaît tous Dupont. Qui ne le connaît pas et ne l’admire pas ? Pareil pour Finn. Ce sont deux joueurs qui sont au sommet de leur rugby et qui sont capables de choses sur le terrain que personne d’autre n’est capable de faire, à mon avis.
Donc ça rend ce match encore plus intéressant. La bataille des charnières plus généralement sera un gros enjeu du match. On a vu que Matthieu Jalibert a été très bon, et je sais que Ben (White, le demi de mêlée écossais) et très impatient de jouer ce match et d’être face à Dupont. Cette bataille entre ces quatre joueurs pourrait décider du sort du match.
Quand le journaliste lui rappelle qu’il s’est imposé avec Glasgow contre Toulouse, Tuipulotu tempère. Extrait:
Le rugby international et le rugby de clubs sont deux choses différentes. Je serais idiot de penser que parce que j’ai battu Toulouse avec mon club, je vais battre l’équipe de France avec ma sélection. Mais il y a certains aspects tactiques de ce match que l’on peut utiliser, des choses qui nous ont permis de les battre. Finalement, ils restent humains et ce sont les mêmes hommes qui jouent pour Toulouse et l’équipe de France. Donc on peut prendre un peu de confiance après ce match de Coupe des champions mais c’est tout.
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