Spitzer s’enflamme avant la reprise : Il souhaite qu’un joueur de Vannes soit appelé en équipe de France
Spitzer s’enflamme avant la reprise : Il souhaite qu’un joueur de Vannes soit appelé en équipe de France
Le vendredi 4 septembre 2026 à 16:20 par David Demri
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Le RC Vannes retrouve le Top 14 avec beaucoup d’humilité, mais certainement pas avec l’intention de faire de la figuration. Avant le premier déplacement à Castres, Jean-Noël Spitzer reconnaît l’immense difficulté de la mission qui attend son équipe. Son discours reste pourtant ambitieux : Vannes a gagné le droit de retrouver l’élite et compte désormais regarder ses adversaires « les yeux dans les yeux ».
Castres représente d’ailleurs parfaitement ce que les Bretons vont retrouver. Spitzer décrit le CO comme une équipe installée depuis longtemps dans l’élite, capable de régulièrement obtenir des résultats supérieurs à ses moyens. Il reconnaît que Vannes est encore très loin du parcours castrais, mais rappelle que son équipe n’a pas besoin de rivaliser avec le CO sur dix ans : elle doit être capable de le battre sur un match.
« Les points sont importants, mais mon œil sera quand même sur le contenu »
Pour cette reprise, le technicien vannetais ne veut surtout pas tirer de conclusions trop rapides. Le résultat comptera évidemment, mais il regardera d’abord la capacité de son équipe à suivre le rythme du Top 14.
Spitzer sait toutefois qu’une équipe complètement dépassée aurait rapidement de quoi s’inquiéter. Il s’est confié dans Télégramme :
« Si on est complètement battu dans le jeu, dans le rythme, dans la vitesse etc… sur les premiers matchs de championnat, effectivement, on n’aura pas grand-chose à espérer, mais l’important, c’est quand même le contenu d’abord. »
À Castres, il demandera donc à ses joueurs de ne pas se laisser emporter par le contexte.
« Un match à l’extérieur, c’est toujours particulier. Il faut dépasser le contexte du match et se concentrer sur sa performance. Les points sont importants, mais mon œil sera quand même sur le contenu. »
Vannes sait également qu’il ne disputera pas le même championnat que le Stade Toulousain. Spitzer ne cache pas cette réalité :
« Je ne dis pas qu’on ne va pas essayer de les battre une fois dans la saison, mais ce n’est pas contre eux qu’on joue notre championnat. »
Cela ne l’empêche pas de se réjouir de pouvoir affronter les meilleurs. Il cite notamment Santiago Arata, Ali Price puis Antoine Dupont parmi les demi de mêlée que son équipe va rapidement croiser.
Pour l’entraîneur breton, c’est aussi tout l’intérêt du Top 14 :
« Au moins, les deux tiers des meilleurs joueurs du monde sont en Top 14. »
Un joueur de Vannes bientôt avec le XV de France ?
Spitzer veut même profiter de cette exposition pour faire progresser ses joueurs français. Vannes s’est fixé un objectif ambitieux : réussir à placer l’un d’entre eux sur la liste du XV de France.
Il ne donne aucun nom, mais refuse de considérer que la lutte pour le maintien empêcherait forcément un Vannetais de taper dans l’œil de Fabien Galthié.
Spitzer croit son groupe capable de faire émerger des internationaux :
« Ce n’est pas parce qu’on va se battre pour le maintien qu’on ne va pas avoir des joueurs français performants. Et comme je sais que Fabien Galthié regarde un peu tout le monde et a l’œil sur tout le monde, je suis persuadé qu’on aura des joueurs à ressortir. »
Cette ambition résume finalement l’état d’esprit recherché. Vannes connaît sa place, mais le club a énormément travaillé pour revenir en Top 14. Ses dirigeants ont conservé des moyens, un effectif compétitif et prolongé plusieurs leaders après la montée.
La réception délocalisée de Toulouse au Roazhon Park de Rennes s’inscrit dans cette volonté de grandir, même si Spitzer reconnaît que quitter La Rabine pourrait rendre le défi sportif encore plus compliqué.
Il refuse néanmoins que Vannes aborde cette saison en baissant les yeux :
« On a gagné ce droit de jouer en Top 14. La Pro D2 est un long championnat, on l’a gagné, on l’a dominé et on a gagné la finale. Il faut maintenant regarder ce championnat les yeux dans les yeux. Si on baisse la tête et on fait preuve que d’humilité, on n’y arrivera jamais. »
Pour Spitzer, remplir un stade comme le Roazhon Park représente aussi une occasion que Vannes ne peut pas laisser passer compte tenu du développement du rugby en Bretagne. Le promu sait qu’il souffrira, mais il refuse clairement de revenir en Top 14 avec un simple rôle de spectateur.


Je me souviens VANNES avait pris le Bonus offensif face à nous ….’