Image par défaut

Stade Rochelais : « J’en ai marre de devoir me cacher chez moi », avoue un Grégory Alldritt marqué

Stade Rochelais : « J’en ai marre de devoir me cacher chez moi », avoue un Grégory Alldritt marqué

Le dimanche 15 février 2026 à 1:16 par David Demri

Ne ratez plus aucune actu du RCT

Publicité

Le Stade Rochelais s’enfonce dans une crise sans précédent après une nouvelle défaite à Marcel-Deflandre contre Montpellier (33-43). Pour Grégory Alldritt, l’heure n’est plus aux faux-semblants. Le capitaine des Maritimes a exprimé sa détresse mais aussi sa reconnaissance infinie envers un public resté fidèle malgré les sifflets qui auraient pu légitimement tomber.

Un hommage vibrant au public de Deflandre

Alors que son équipe est en perdition, le numéro 8 international a été particulièrement touché par l’attitude des fans rochelais lors du tour d’honneur :

« Je pense que j’aurais été supporter aujourd’hui, je me serais cassé à la 70e! Eux ne le font pas, ne lâchent pas, et nous, on ne lâchera pas. On est tout un club dans le trou mais on va se serrer les coudes et s’en sortir. »

Il a tenu à souligner la dignité de ceux qui occupent les tribunes match après match :

« Tous ces supporters qui, malgré tout ce qui se passe, viennent au stade, restent jusqu’à 80e… Je les félicite, parce que c’est facile, quand on est champion, d’être là. Mais ils prouvent que c’est des grands supporters, des grands messieurs, à rester là jusqu’au bout, même dans les moments les plus difficiles. Encore une fois, ça prouve leur grandeur. »

Le poids de la défaite au quotidien

Plus qu’un simple revers sportif, c’est l’impact psychologique de cette série de cinq défaites consécutives qui pèse sur les épaules du leader rochelais.

Alldritt ne cache pas son malaise une fois sorti du stade :

« J’en ai marre, le soir après les matchs, de devoir me cacher chez moi. Il y a quand même ce sentiment de honte. On a un stade à « guichets fermés » des supporters qui sont formidables et on n’arrive pas à leur donner ce qu’ils veulent. Moi, c’est surtout ça qui m’embête.

C’est dur à dire mais je pense qu’on est redevenu une équipe moyenne en Top 14, un outsider. Maintenant, il faut accepter ce rôle et se libérer de cette pression de top 6, de qualification… »

La priorité absolue au club

Bien qu’éloigné du XV de France pour le moment, Grégory Alldritt refuse de se projeter ailleurs que dans le redressement de son club de cœur.

Pour lui, le salut passera par un combat de tous les instants, dès le prochain déplacement :

« A l’heure actuelle, ma priorité numéro une, c’est le club. Dans ma tête, je me dis que si ça va mieux en club, si on remonte la pente, tout en découlera tranquillement. Cette semaine a été la meilleure depuis deux ans. Maintenant, on ne règle pas tous les soucis en une semaine. On a quinze jours pour préparer Castres, on va aller y faire la guerre. »

Voici l’intégralité de l’interview de Grégory Alldritt en conférence de presse, relayée par Sud-Ouest.

Sa déception après cette nouvelle défaite à domicile : 

« C’est une sensation différente qu’après celle contre Lyon (24-44). On sortait alors d’une semaine assez compliquée, sans entraînement, on se grattait un peu la tête après le match. Là, cette semaine d’entraînement a été la meilleure depuis deux ans, selon moi. Maintenant, on ne règle pas tous les soucis en une semaine. On n’a pas fait le match que l’on voulait faire. Ce que j’ai dit aux mecs, c’est que si c’était facile d’être dans un vestiaire, il y aurait tout le monde. Oui, c’est dur, ce n’est pas toujours facile, le rugby. Mais on se lève le matin pour faire ce qu’on aime, donc on va continuer à se lever et à être motivé à aller à l’entraînement et semaine après semaine, on va reconstruire. Je pense qu’on est redevenu une équipe, c’est dur à dire, moyenne en Top 14, on est redevenu outsider. Peut-être que c’est ce qu’il nous faut aussi, maintenant : accepter ce rôle et se libérer, comme le disait Ronan, de ce top 6, de la qualif, de ces trucs pour essayer de montrer notre meilleur visage chaque week-end.

Je ne sais pas si c’était trop dur, parce que par moments, on surdomine ; après, on lâche pendant dix minutes, on prend des points trop facilement, on fait trop de fautes. On met énormément d’engagement, je pense que ça se voit, quand même, maintenant, il y a des petites erreurs et on sait qu’en ce moment, ça ne tourne pas en notre faveur. On va débriefer ça et continuer à bosser. »

Il réagit aux nombreux joueurs absents car blessés. Extrait:

« On peut chercher toutes les excuses du monde mais notre quinze de départ aligné est quand même une belle équipe. Oui, on n’a pas un pilier droit à 145 kg, un seconde ligne à 140 kg mais on a d’autres armes. Et puis on le sait, à nous de nous adapter. Et pour autant, on a marqué sur un bus (un ballon porté, NDLR). Juste, il faut accepter la situation. On a quand même du talent et les compétences pour faire avec. »

Il regrette que son équipe se soit effondrée suite à la courte défaite contre le Leinster, à Dublin. Extrait:

« C’est compliqué mais c’est vrai qu’à Dublin, tu penses relancer une dynamique, mais tu perds deux joueurs, tu te remets la tête en bas contre les Harlequins. À Clermont, tu fais un bon match, tu t’accroches à ce point de bonus, tu peux presque gagner : tu penses que c’est bon, après ce sont les montagnes russes. Ça a été un mois de janvier compliqué, on était en fin de cycle, on s’est très peu entraîné, on n’a pas retrouvé notre routine. Là, on est reparti sur quelque chose. Il faut arriver à faire abstraction de cette série, prendre les matchs les uns après les autres. On a quinze jours pour préparer Castres, je ne vais pas dire qu’on va aller gagner là-bas parce que ça serait encore se prendre pour d’autres. Il faut rester à notre place, avoir beaucoup d’humilité. Ce qui est sûr, c’est qu’on va aller faire la guerre à Castres et on verra ce que ça donne. »

Il espère que le Stade Rochelais retrouvera bientôt de la fierté. Extrait:

« Il s’agit surtout de retrouver un peu de fierté. Ce que j’ai dit, c’est que j’en ai marre, le soir après les matchs, de devoir aller me cacher chez moi. Parce qu’il y a quand même ce sentiment de honte. On a un stade qui fait guichet fermé, des supporters qui sont formidables et on n’arrive pas à leur donner ce qu’ils veulent. C’est surtout ça qui m’embête. En soi, qu’on parle de ‘’Greg’’ Alldritt, je m’en fous mais c’est plus pour tous ceux qui nous entourent, toute cette ville qui compte beaucoup sur nous et qui, malgré tout ce qui se passe, viennent au stade, restent jusqu’à la 80e. Je ne sais pas, j’aurais été supporter aujourd’hui, je me serais cassé à la 70e… Eux ne le font, ne lâchent pas et nous, nous ne lâcherons pas. On est tout un club dans le trou, on va se serrer les coudes et on va s’en sortir. »

Il conclut : 

« Ce club m’a tout donné, m’a tout fait vivre, c’est grâce à lui que j’ai connu l’équipe de France. Bien sûr que je suis extrêmement déçu de ne pas monter à Marcoussis, de ne pas m’entraîner avec mes potes mais à l’heure actuelle, ma priorité, c’est le club. Je me dis que si ça va mieux au club, si on remonte la pente, tout en découlera tranquillement. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

4 Commentaires

  1. Raffidinfluence 15 février 2026 at 08h- Répondre

    T’inquiètes Greg. C pas notre année. Il faut faire profil bas. Trop de casse. Viser les 8 premiers. C l’objectif.

    9
    4
    • Ronan 15 février 2026 at 09h- Répondre

      Le début de la fin pour la Rochelle

      2
      9
      • G 15 février 2026 at 10h- Répondre

        Un début bien entamé quand même

        5
        2
      • Rugbyxv 15 février 2026 at 10h- Répondre

        C’est maintenant que tu t’en aperçois ? Tu as deux saisons de retard! Faut se mettre a la page

        5
        7