Stade Toulousain-Sale : Le jour où le match a failli virer au drame à cause d’un parachutiste suspendu dans le vide
Stade Toulousain-Sale : Le jour où le match a failli virer au drame à cause d’un parachutiste suspendu dans le vide
Le samedi 17 janvier 2026 à 11:20 par David Demri
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Alors que le Stade Toulousain retrouve les Anglais de Sale ce samedi 17 janvier à Ernest-Wallon pour un choc décisif de Champions Cup, les mémoires toulousaines sont encore marquées par une scène surréaliste.
Le 6 avril 2025, lors de leur dernière confrontation au Stadium, ce qui devait être un spectacle de fête a frôlé le drame.
Un ballon de match resté dans les airs
Ce dimanche-là, l’ambiance est électrique pour le 8e de finale. Pour marquer le coup, le capitaine Yannick, du 3e régiment du matériel de Muret, doit livrer le ballon du match depuis le ciel. Mais à quelques mètres du sol, le scénario dérape.
« J’étais sur le final pour atterrir quand la voile de mon parachute s’est déséquilibrée et a plongé vers le toit du stade. Je suis resté accroché. Un tel désagrément ne m’était jamais arrivé », expliquait le militaire via La Dépêche, resté suspendu à 20 mètres du vide devant 33 000 spectateurs pétrifiés.
Solidarité au pied du mur (et du toit)
Pendant trente minutes, le temps s’est arrêté. Tandis que le public retenait son souffle, les staffs des deux équipes ont fait preuve d’une réactivité exemplaire, empilant mousses et boucliers de plaquage pour amortir une éventuelle chute.
Finalement secouru par la grande échelle des pompiers, le capitaine Yannick a fait preuve d’un sang-froid impressionnant.
« Je n’ai pas paniqué. J’étais en contact avec les gens en dessous, je savais que tout était sous contrôle. Ils ne m’ont jamais demandé de sauter », racontait-il après coup.
« C’est très compliqué de se guider »
Si l’homme de 52 ans comptait plus de 2500 sauts à son actif, l’incident rappelle la dangerosité extrême de ce type de performance en milieu urbain.
Marc Vérillotte, ancien major au RAID, confirmait la difficulté de l’exercice :
« Les gens croient que c’est facile car le stade est vaste mais ce sont des sauts très difficiles. C’est très compliqué de se guider car la toiture crée des turbulences. Il faut éviter les pylônes, les projecteurs. Le tout sous tension, car en environnement urbain, on a peu de possibilités de zones d’atterrissages alternatives ».
Malgré la frayeur, le parachutiste toulousain ne comptait pas s’arrêter là, affirmant qu’il se remettait à sauter « dès la semaine prochaine ». Ce samedi, les parachutes resteront au garage, mais l’intensité promet d’être tout aussi haute entre Toulousains et Anglais.
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