Suspendu 25 semaines pour avoir agressé un arbitre : la justice lui donne raison 3 ans plus tard

Suspendu 25 semaines pour avoir agressé un arbitre : la justice lui donne raison 3 ans plus tard

Le samedi 3 octobre 2026 à 19:36 par David Demri

Publicité

Accusé d’avoir agressé un arbitre de touche lors d’un match de Fédérale 1 en janvier 2023, Olivier Bertro s’est battu pendant près de trois ans et sept mois pour contester les sanctions prononcées contre lui. Après sept commissions et cinq juridictions, l’ancien joueur du SC Pamiers a finalement obtenu gain de cause devant le tribunal administratif de Versailles.

Tout commence le 29 janvier 2023 lors d’un match entre Pamiers et le TOEC TOAC FCT. À la suite d’une échauffourée, l’arbitre de touche chute après un contact avec Olivier Bertro. Un possible coup de tête est alors évoqué et la rencontre est définitivement arrêtée.

Bertro conteste immédiatement toute agression physique, notamment au regard des images de la rencontre.

Sa suspension passe de 11 matches à 25 semaines

La première commission de discipline ne retient finalement ni coup de tête ni agression physique, mais suspend le joueur 11 matches pour « agression verbale à l’encontre d’un officiel de match ».

Olivier Bertro décide de faire appel. La commission d’appel retient cette fois un contact physique et porte sa suspension à 25 semaines pour « agression verbale et physique ».

Le joueur assure alors via La Dépêche ne pas avoir véritablement pu défendre sa version.

« Je suis arrivé et je n’ai même pas été écouté. »

Le CNOSF ramènera ensuite la sanction à 15 semaines dans sa proposition de conciliation, mais Bertro décide de poursuivre son combat.

« La FFR s’est fondée sur des faits inexacts »

L’ancien joueur et son avocate saisissent finalement le tribunal administratif de Versailles. Fin août 2026, la juridiction lui donne raison avec une formulation particulièrement forte :

« La FFR s’est fondée sur des faits inexacts. »

La Fédération doit également lui verser 1 800 euros au titre des frais d’avocat.

Après près de trois ans et sept mois de procédures, Olivier Bertro savoure surtout d’avoir pu défendre son honneur.

« La justice est passée, ça me rassure vraiment. Cela fait plusieurs années que j’essaie d’inculquer le respect des règles aux jeunes dont je m’occupe. Je leur disais qu’il y avait une justice. Je ne me suis pas trompé. »

« Ma parole contre la sienne »

Cette affaire aura néanmoins eu des conséquences importantes. Olivier Bertro explique notamment avoir arrêté le rugby à XV à cause de cette suspension, après avoir temporairement poursuivi sa carrière à XIII.

Avec le recul, il mesure surtout l’importance des images disponibles ce jour-là.

« Vous vous rendez compte, s’il n’y avait pas eu les images, qu’est-ce qui se serait passé ? C’était ma parole contre la sienne et la mienne n’avait que très peu de poids. »

Aujourd’hui retiré des terrains, il espère surtout que son histoire ne se reproduira pas.

« Je voudrais qu’il n’y ait plus d’affaire comme la mienne à l’avenir. Je n’aurais jamais dû être suspendu. J’ai arrêté le rugby à XV à cause de ça. Mais il faut avoir les reins solides pour aller jusqu’au bout. Sept commissions et cinq juridictions pour une affaire qui paraît assez simple, c’est complètement fou. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
Ne ratez plus aucune actu rugby
Suivre Blog RCT sur Google

1 Commentaire

  1. Patpau 3 octobre 2026 at 20h- Répondre

    Félicitations à lui. Quand on a raison il faut jamais rien laisser passer.

    J'aime 10