Suspendu pour dopage, le joueur Sud-Africain accuse le staff médical : le tribunal rend son verdict !

Suspendu pour dopage, le joueur Sud-Africain accuse le staff médical : le tribunal rend son verdict !

Le vendredi 26 juin 2026 à 9:55 par David Demri

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Le pilier international sud-africain Asenathi Ntlabakanye connaît désormais sa sanction. Contrôlé positif, le joueur des Lions a écopé d’une suspension de 18 mois, qui court jusqu’au 13 novembre 2027.

Mais derrière cette affaire se cache un dossier bien plus complexe qu’un simple contrôle antidopage positif. Dans sa décision détaillée sur 44 pages, le tribunal indépendant a reconnu que le joueur s’était largement reposé sur le suivi médical de son club… sans pour autant le décharger de sa responsabilité.

Le tribunal pointe également le rôle du médecin du club

L’un des éléments marquants de cette affaire concerne l’ancien médecin des Lions, Rob Collins.

Le tribunal le décrit comme un acteur central dans la chaîne ayant conduit à cette violation des règles antidopage. Pourtant, ce dernier n’a finalement pas témoigné lors de la procédure, après avoir reçu un avis juridique lui conseillant de ne pas intervenir.

Les juges estiment que son absence a privé le dossier d’éléments importants, notamment concernant les vérifications qu’il avait ou non effectuées sur les traitements administrés au joueur.

Le joueur affirme avoir fait confiance au staff médical

Pour sa défense, Asenathi Ntlabakanye a expliqué que les substances interdites n’avaient jamais été prises de sa propre initiative.

Selon lui, tout le protocole médical était encadré par les Lions.

Après avoir été orienté vers un spécialiste par le club, il affirme avoir présenté les médicaments prescrits au médecin de l’équipe, qui lui aurait assuré que tout était conforme.

Le pilier explique également que les traitements étaient ensuite gérés directement par le département médical des Lions. Les médicaments lui étaient remis chaque semaine par une assistante administrative, tandis que ses injections hebdomadaires de Mounjaro destinées à favoriser sa perte de poids étaient administrées par le médecin du club ou un autre membre du staff médical.

Le joueur affirme même ne pas connaître le nom exact des médicaments qui lui étaient donnés, convaincu que toutes les vérifications antidopage avaient déjà été effectuées par les professionnels qui l’encadraient.

Une confiance jugée insuffisante

Le tribunal a reconnu que cette confiance envers le staff médical était réelle.

En revanche, il rappelle que les règles antidopage imposent à chaque sportif une responsabilité personnelle absolue.

Les juges estiment ainsi que le joueur n’a pas fait preuve du niveau de vigilance exigé, même s’ils n’ont pas retenu une faute intentionnelle ou une négligence grave.

Ils considèrent en revanche que son comportement relève d’une forme de prise de risque, suffisante pour justifier sa suspension.

Les sportifs restent les seuls responsables

De son côté, l’Institut sud-africain pour un sport sans dopage a rappelé un principe fondamental de la réglementation.

Même lorsque le traitement est prescrit ou administré par un médecin du club, l’athlète demeure seul responsable des substances retrouvées dans son organisme.

L’organisme estime qu’Asenathi Ntlabakanye, joueur professionnel habitué aux formations antidopage, aurait dû vérifier lui-même que les médicaments reçus étaient parfaitement autorisés, au lieu de se contenter des assurances du staff médical.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

1 Commentaire

  1. Cousteline du Faron 26 juin 2026 at 13h- Répondre

    Incroyable mais réel,
    Aussi, ça me remet en souvenir, dans les années 90, sur les courriers envoyés par les fédérations britanniques à la FFR (rue Cité d’Antin) expliquant de demander au ministère des sports de ne pas prendre en compte les résultats des analyses éventuelles faites sur les joueurs brittons lors des matches internationaux joués en France, car les joueurs étaient sous protocole pointu dirigé par les instances de santé officielles britannique, de facto, certains produits et surtout la créatine étant alors testés sur les joueurs pour en connaître les résultats éventuels, les dépistages devaient donc être non concluants.
    Et c’est ainsi que les Brittons nous ont fait du cinéma avec la créatine camouflant les produits interdits, mais le pire ce furent les bons résultats qu’ont alors eu les équipes de GB, alors que nous on était obligés de fermer les yeux sur ces pratiques hors normes et hors morale faites par les Britts.